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10月22日

Il y a ceux...

Il y a ceux
Qui pour survivre
Ont choisi le rire
Un sourire éternel dessiné sur leur lèvres
Ceux qui sont sujets au fou rire
Pour un rien
Pour ce qui n'est pas drôle
Et qui disent
Mieux vaut en rire
 
Il y a ceux
Qu'on croirait sortis d'une tragédie antique
Long monologue tourmentés de héros tragique
Un air grave peint sur le visage
Si sérieux
Leur peinture de la vie est consituée de nuances de gris
Si dramatiques
Ceux pour qui le moindre instant de vie
Est sujet à dilemne
Orgueilleux
Ou croyant l'être
 
Il y a ceux
Qui ont décidé qu'ils n'étaient pas concernés
Les autres se débrouilleront bien tout seul
Aprés tout
C'est chacun pour soi
Apparente désinvolture qui est la leur
Tout est sujet à dérision
Puisque rien n'est digne d'intérét
A part eux-même
 
Il y a ceux
Qui hésitent toujours
Qui veulent toujours bien faire
Effacés
Effaçants de leurs pensées la moindre déviance
Être pareil
Pour être accepter
Ces ombres qui ne savent pas se redresser
Humbles silhouettes
Avançant tête baissée
 
Il y a ceux
Qui ont toujours les larmes aux yeux
Des mouchoirs plein les poches
Des cailloux dans le ventre
Ceux qui se noient dans une goutte d'eau
Et qui n'écoutent pas lorsqu'on leur dit
Qu'il suffirait peut-être
De sortir la tête de l'eau
Pour voir le soleil
Ceux qui pensent que seul la dépression
Peut rendre intéressant
Tourmentés de toujours
Eternelles victimes
 
Il y a ceux
Qui oublient de se remettre en question
Complètement
Pour qui la vie est un grand tribunal
Et tous les autres
Les coupables
Ceux qui ne comprennent pas
Pourquoi
Tout finit par se retourner contre eux
Ceux qui ne pensent même pas
Que peut être
Il faudrait penser à changer
Qui sait?
 
Il y a ceux
Qui ont toujours raison
Pour qui lire un livre est un crime
Aprés tout
N'est ce pas EUX qui savent tout ?
Êtres obtus
N'écoutant que eux même
 
Il y a ceux
Prêts à tout donner
Prêts à tout faire
Pour être aimé
Ceux qui aiment
Et ne font que pardonner
Et ils ne savent pas s'arrêter
Ceux qui ont toujours peur d'êtres abandonnés
Ceux vers qui on se tourne
Lorsqu'il n'y a plus personne
 
Il y a ceux
Qui ont toujours quelque chose à dire
"Vous allez rire mais..."
"Il faut à tout prix que je vous raconte !"
Ceux qui entendent à longueur de journée
"Tu nous l'a déjà dit..."
Ceux qui parlent
Qui parlent
Pour masquer
Qu'en fait ils ne veulent rien dire
Qu'ils n'osent jamais avouer
 
Il y a ceux
Qui au contraire
Racontent toujours tout
Et veulent qu'on fasse de même
Ceux qui pensent qu'en parlant
On réduit toutes les peines
Ceux qui ne parlent que d'eux
Et ne s'en rendent pas compte
 
Il y a ceux
Qui nous blessent
Sans même s'en rendre compte
Qui rit à nos dépens
Et ne savent même pas
Que nos rires sonnent faux
Que nos sourires n'en sont pas
 
Il y a ceux
Qui ne pèsent pas leur mot
Pour qui dire "Je t'aime"
C'est comme dire "Bonjour"
Pour eux le poid des mots n'est pas bien lourd
Et les phrases qu'ils disent
Sont dénuées de sens
 
Il y a ceux
Si sensibles
Qui à la moindre paroles
Ont la gorge qui se serre
Les larmes qui montent aux yeux
Et qui ont l'impression
Que la Terre s'ouvre sous eux
Ceux dont le coeur se brise
Aussi vite que du verre
 
Et moi
Vous dépeignant les portraits amers
De toutes ces personnes
Je ne suis pas si loin d'eux
Je les vois tous les jours
Et parfois
Je les retrouve en Moi
Dans mon mirroir
Dans mes pensées le soir
Lors de ces moments de face à face avec moi-même
Où j'ai la drôle d'impression
De ne savoir qui je suis
 

 
"Si elle devait dire
A priori elle dirait
Que l'affiche qui se déchire
Peinture flamande
Au grand palais"
 
Bientôt les vacances
Vous ai je dit que je fais du yoga?
Zeeen...
Et fous rires avec Tatiana!
 
"Si elle devait dire
A priori elle dirait
Que l'affiche qui se déchire
29 Avril au 28 Mai"
 
J'ai décidé de lire
TOUT PROUST
Ben oui..
Ca me prend parfois!
 
"Si elle devait dire
A priori elle dirait
Que l'amour finit par pâlir
Comme les affiches du grand palais"
 
 
10月10日

Dis...

Dis
Revois-tu la piscine de ton enfance
Les cris au goût chloré
Revois-tu ces instants de liberté
Les couleurs, les enfants
Farandole
Autour de Toi
Revois-tu le bonheur
Qui était à la portée de tes si petits doigs
Dis
Te souviens-tu des personnes
Qui ont traversé ta vie
Traces de pas
Traces de rêves
Se souviennent-elles de toi
Bribes de souvenirs partagées
Il y a entre eux et toi
Un fil tissé de vos deux vies mêlées
Dis
Te rapelles-tu de l'insouciance
Incohérence de ces instants
Nul besoin de masque
Il suffit de regarder
Rien à affronter
Juste le bonheur
Immensité devant tes yeux
Tes sourires absurdes
Tes fous rires
L'impression que ton coeur va exploser
Envie de pleurer, de hurler
Simplement de sauter
Pour attraper les étoiles
Mais tu en as déjà tant
Dans tes yeux
Dis
Crois-tu encore aux rêves de ton enfance
Songes de princesses, de princes charmants
De nuits d'été
De passion, d'éternité
Tu croyais tant que c'était la réalité
Crois-tu encore à l'espoir
Au lendemain
Qui se dessine dans ton reflet dans le mirroir
Peux-tu encore t'y regarder
Dis
Sens-tu encore le parfum de ton adolescence
Tous tes doutes
Ce qui se brise
Ce qui se construit
Te souviens-tu des amitiés
Juste savoir que l'on est proche
Qu'on se connaît
Juste être deux
Tu y croyais
Dis
 Entends-tu encore les voix de ton passé
Celui qui n'est plus et qui est pourtant dans chacune de mes pensées
Tes complices de toujours
Lili et Toi riant dans une baignoire rouge
Félicité enfantine
Au goût amer de "Jamais plus"
Les voix qui te bercent en te lisant des histoires
Les longues discussions
Où l'on ne fait que se perdre
Et où on ne veut pas se retrouver
Les confidences
Entrecoupées de fous rires
Des sanglots dans la voix
Dis
 Te rapelles tu de tes lectures
Juste plonger entre des pages
Et s'oublier
Plus de monde extèrieur
Ce monde si cruel
Que tu ne comprends pas forcément
Parce que mine de rien
Tu es ailleurs
Oh pas bien loin
Mais un peu plus loin qu'une portée de main
Tes livres
Tes doux refuges
Parce que Solal ne te trahira jamais
Parce que Pilgrim pèse toujours ses mots
Comment vivre sans ces feuilles de papier
Mots desespérés
Comment vivre sans ces tâches d'encre
Dis
Ressens tu encore en toi tous les battements de coeur
Battements d'amour
Battements de joie
Et parfois
A chaque battement coule une larme
Le coeur qui accèlére
Qui s'affole
Ton existence se rythme sur ce concert
Le rythme fou du jazz
Succède au calme d'un adagio
Dis
Peux tu revoir les folies de ces soirées
Emplies du son de tes rires
Danser jusqu'à tomber par Terre
Tourner pour avoir la tête à l'envers
Prendre des mains
De la folie
Non-sens guidant ta vie
Mais aprés tout
Tu n'y peux rien
Dis
T'arrives t'il d'avoir le goût amer du regret dans la gorge
Larmes aflluant sous les paupières
Alors tu souris
Alors tu ris
Même si en fait tu voudrais que..
Même si en vrai tu penses que..
Tu ne fais pas
Tu ne dis pas
Pourquoi
Dis
Crois tu encore en la vie
La vraie
Celle qui éblouit
Celle qui réchauffe
Celle pour qui se battre
Pas celle des larmes
Ni des soupirs
Pas celles des armes qu'il faut brandir
Dis
Entends tu encore tes premiers accords plaqués sur un piano
Leur fantastique discordance
Tes mains hésitantes
Petites nôtes de vie
Gribouillée sur ta partition
D'une écriture enfantine
Mal assurée
Pas préparée
A exister
Ô oui
Tu t'en souviens
Et maintenant
T'y crois encore
Et maintenant
T'as mal au coeur devant le passé
Et maintenant
Tu ne sais plus vraiment
Ben oui
C'est un peu ça...

"Quand je connaissais Marine
Poster 'Adieu Phillipine'
Elle mettait des collants verts"
 
Don't worry Gentlestone
I do transmit your regards to our dear Socrate !
 
"Je la connais depuis peu
Au niveau collant c'est mieux
Disparition du poster "
 
En moi?
Un peu de colère
Cause que les gens parfois
Ben ils sont pas...
Voilà quoi
 
"Je ne peux pas
Effacer
Le garçon juste avant moi
Il faudra
Diviser
Certains sentiments par trois"
 
Ma première dissert' de philo?
"La question 'Qui suis-je?' admet-elle une réponse exacte?"
 
"Quand je connaissais Marine
Cheveux courts dans la piscine
A peu prés deux fois par mois"
 
Notre Isa est reviendue
Qu'elle nous manquait
Notre vent de fraîcheur sur le net
 
"Le dimanche soir nous marchons
Autour du square Montaulon
Nous aimons bien cet endroit"
 
Les photos?
Ma soeur de coeur
Et son tit prince aux yeux bleus
 
"Quand je connaissais Marine
Cendrier dans la cuisine
On ne se comprenait pas bien"
 
Rire avec Tatiana
Complicité
Des étincelles de bonheur
 
"Je ne la comprend pas encore
Son visage quand elle s'endort
Je regarde et puis j'éteins"