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12月31日

Hommes, frères humains..

Mais qu'est ce qu'être homme?
Qu'est-ce que l'humain?
Quelle signification se cache derrière ces lettres
Se cachant
Comme si elle refusait d'être découverte
Comme si nous avions à l'apprendre
Comme si cela n'était pas acquis
Homme qui se lève et qui fait des projets
Homme qui se couche abandonnant ses projets
Homme qui rêve
Qui désire
Qui décide de croire en la vie, de croire en lui
Qui souhaite se battre pour ce qu'il doit devenir
Futur inexprimable
Qu'il voudrait exprimer
Passé inoubliable
Qu'il voudrait oublier
Homme qui oublie pour quoi il est sur Terre
Homme qui décide de vivre pour lui
Quitte à marcher sur les autres
Quitte à renverser ceux qui lui font face
Combat à mort
Homme de tous les mensonges
Et de tous les espoirs
Désillusions humaines
Auxquelles nous faisons face
Devoir rester debout
Lorsqu'une main de fer nous met à genoux
Homme qui vit avec les autres
Essayant de les comprendre
Les savoir
Les deviner
Trouver les facettes cachées derrière leurs masques
Tous ces autres qui font peur
Tous ces autres qui font mal
Et qu'on ne cerne jamais
Incompréhension
Ces autres qui paraissent si loin
Ne partageant pas les même valeurs
Il y a l'homme qui oublie que les mots ont un sens
Les utilisant sans en connaître le poids
Il y a l'homme qui croit tout savoir
Mais qui ne sait rien
Être pédant
Tout de prétention
Et de mépris pour l'autre
Il y a l'homme à fleur de peau
Souffrant de chaque mot
Les larmes débordent si vite
Lorsque l'on ne ferme pas les yeux à temps
Il y a l'homme qui ne regarde pas
Qui refuse d'apprendre
Qui refuse de voir
Faux aveugle
Et tous ces hommes qui s'observent
Tous ces hommes qui se jugent
Désespérant
De ressembler un jour à l'autre
D'oublier l'autre
Homme vivant
Long apprentissage de la souffrance
Les plaies qui ne se referment pas
 Les rages qu'on ne contient pas
Tous ce mots que l'on garde cachés quant il faudrait les dire
Ces colères que l'on fait taire
Répondant aux règles de bienséance
De notre société
Il y a l'homme qui accepte
Mais qui se bat
Il y a l'homme qui refuse
Mais qui reste dans les idées
N'allant pas plus loin
Que ses propres pensées
L'homme qui se laisse dériver
Sur l'océan de la vie
Qui oublie que si l'on ne se bat pas
On tombe face contre Terre
Et aucune main se tend pour nous relever
Seul face à la vie
Seul contre tous
Homme qui naquit sans armes
Et qui doit s'en forger
Dans les mots
Mais ceux qui croient que les phrases ne blessent pas
Les maniant avec maladresse
Ecorchant les autres de leurs lames affutées
Sans même le vouloir
Il y a ceux qui comme moi
Ont choisi pour suvivre
D'engluer les autres dans la toile de leurs lettres
Il y a ceux qui voudraient
Qu'on croit en l'avenir
Qu'on conserve les rires
Et qu'on sache se taire
Ceux qui voudraient tant dire
Mais qui ne savent qu'écrire
Juste croire en la vie
Accepter que les rêves soient la réalité
Vivre dans la passion
Se détruire
Se recoller
Être couvert d'égratinures
Impossible à panser
Toujours vouloir apprendre pour pouvoir accepter
Toujours savoir, comprendre
Pour pouvoir refuser
Ceux qui tout comme Moi
Enfouissent leur colère
Et cachent leur rancoeur
Gardant toujours leur calme
Un sourire impassible
Ironie de la vie
Apprendre à être homme
Apprendre à être humain
A tendre la main aux autres
S'ils en ont besoin
Reconnaître se fautes, accepter ses erreurs
Pour pouvoir avancer
Pour soigner notre coeur
Progresser pas à pas
Mais je ne sais pas le faire
Brûlant toutes les étapes
Allant beaucoup trop vite
Soufflant sur les bougies que la vie m'offre
Pour éclairer ma route
Être homme et vivre beaucoup trop vite
Apprendre à sourire sous les coups de la vie
Atténuer l'amour
Pour modérer la peine
Se méfier de ces autres que l'on ne saura jamais
Voyager, découvrir
 Et apprendre à s'ouvrir
Être homme et être heureux
D'un rayon de soleil
D'une vitrine dans la rue
D'une rencontre soudaine
D'une connaissance accrue
Des riens qui font une vie
Grandir
Evoluer
Accompagné des autres
Empreints de leur mystère
Apprendre à être vivant
Tous les jours sur cette Terre
Apprendre à être croyant
En la vie, en l'espoir
En tous ces mots qu'on lit mais qu'on refuse de voir
Jouer la musique de nos vies
Corriger les fausses notes et les erreurs de rythmes
Et si comme moi on a tendance à aller trop vite
Savoir ralentir
En s'aidant d'un métronome
Ne pas trébucher au milieu des doubles croches
Et le temps d'un soupir
Reprendre sa respiration
Ecouter les battements de nos coeurs
Que l'on fait souvent taire
Alors que l'on devrait
Prendre la route qu'ils nous indiquent
Parfois
Rêver aux princes charmants cachés dans des crapauds
Rêver aux "Happy End"
Et aux ronds dans l'eau
Fermer les yeux pour mieux voir
Se laisser bercer par une douce folie
Ne pas toujours chercher à savoir pourquoi l'on est en vie
Juste accepter d'être là
Mettre un pied devant l'autre
Même si difficilement
Et un sourire aux lèvres
Avancer
 

 
"-Puisque nous sommes seuls, je vais vous séduire.
-Vous êtes ignoble.
-Bien sûr, sourit-il. Mais dans trois heures, les yeux frits comme je vous l'ai promis. Oui, séduite par les misérables moyens qu'elles aiment et que vous méritez, éborgneuse de vieillards. Le jour du vieux, j'étais prét à vous emporter sur le cheval qui attendait en bas, mais ce soir vous me déplaisez. De plus, voyant votre considérable nez en pleine lumière, je suis épouvanté!
-Mufle, dit elle.
-Voici, je vous propose un pari. Si dans trois heures vous n'êtes pas tombée d'amour, je nomme votre mari directeur de section. Foi de Gentilhomme et sur la tête de mon oncle. Acceptez-vous? Si vous préférez partir, libre à vous, ajouta-t-il aprés un instant de silence, et il indiqua la porte. Par ici la sortie du nez, il pourra passer sans peine, j'espère.."
 
Solal et son Ariane
Il n'y a rien de plus beau sur Terre
La perfection
Sur quelques pages
 
"Solal et son Ariane, hautes nuditées à la proue de leur amour qui cinglait, princes du soleil et de la mer, immortels à la proue, et ils se regardaient sans cesse dans le délire sublime des débuts."
 
Les danseurs espagnols dans le concert de Mylène Farmer
A se rouler par terre que moi je dis
Quelqu'un a un lasso que j'en chope un?
 
"Enfin, il se décida, ouvrit avec précaution, s'approcha du lit, se pencha sur l'innocente qui dormait, débarrassée de son malheur, sa femme qu'il faisait souffrir, celle qui lui avait donné sa foi, la danseuse émerveillée du Ritz, l'enthousiasme de partir et de vivre à jamais avec lui, sa naîve, sûre d'un bonheur éternel, son amaigrie. A genoux, les joues illuminées de larmes, il veilla sur son innocente qui dormait, enfantine, sa femme qu'il faisait souffrir. Plus jamais, plus jamais, plus jamais je ne te ferai du mal, lui disait-il en lui-même, de toutes mes forces je t'aimerai, et tu seras heureuse, tu verras.."
 
Bonne année à tous!!!
 
12月13日

Que moi d'abord je dis...

J'aime
Rentrer chez moi les journées d'hiver
Si courtes, si froides
Ces journées d'un blanc glacé
Fermer la porte derrière-moi
Et tout à coup
La buée sur mes lunettes
Ne plus rien voir
Oublier pour un instant le monde réel
Doux brouillard dans lequel je cesse d'être moi-même
Fuir la réalité
A l'abri derrière mes verres
Fuir la verité
A l'abri derrière mes mystères
 
Je n'aime pas
Qu'on me dise que j'agis comme une adolescente
Sans savoir
Lointains reproches
Qui n'ont pas vraiment de sens
N'en suis-je pas une aprés tout?
Du haut de mes seize ans
Seulement
N'est ce pas un droit d'avoir son âge?
Ses déviations, ses folies, ses fous rires
Pèriode de toutes les incohérences, de l'absurdité
Ô cesser de penser pour quelques minutes
On grandit toujours trop vite
On finit par sombrer dans la fuite de la vie
Adolescente?
Tellement finalement
Parce que passionée de tous les "Trop"
Delicieux excés
Parce que des questions plein la tête
Doutes iraisonnés
Parce que si peu de vie derrière moi
Si peu de mots et d'expèriences
 
J'aime
Parler d'un livre que j'ai lu
Parler à des auditeurs que cela n'interesse pas vraiment
Essayer de partager l'émotion ressentie
Essayer de faire entendre la mélodie des mots
La perfection d'une phrase
Lire des passages parfois
Pour mon plaisir égoïste
Pour le bonheur de relire ces pages
Encore et encore
Me perdre au milieu de ces bouts de papier
Et surtout ne pas me retrouver
Attendre les réactions
Le coeur battant
Passionée des mots que je suis
Comment les faire partager à ceux qui n'en voient pas la valeur
A ceux qui les manient à la légère
 
Je n'aime pas
Les sourires aprés les coups de poignard dans le dos
Ceux qui pensent qu'il suffit de faire comme si
Pour que cela soit
Ceux qui pensent que tout dépend d'eux
Que les autres ne feront qu'accepter
Dieux tout puissants
Je vais vous détrôner
Tout en sourires
Mais je ne m'approche pas
Tout en mépris et en rancoeur
Je ne viens pas
 
J'aime
Mes souvenirs enjôlivés de petite fille
Insouciante
Simplement sur Terre
Et non pas assaillie de question
Ces instants de doux répit
Rêveries
De princes charmants et de dragons
De voyage dans le temps et de bonbons
Réveries auxquelles on croit
Car elles seront forcément réalité un jour
La vie est tissu au couleurs chamarrées
La vie est aura de folie qu'on ne peut arréter
Que la vie est simple dans ces années là
 
Je n'aime pas
Me sentir impuissante
Devant les larmes des autres
Devant l'incompréhension
La révolte, le désir, la foi, les passions, les jours
Refus de ne pas pouvoir
De ne pas savoir
Les mots qui ne peuvent plus sortir
Car ils ne veulent rien dire
Devant la détresse
Les gestes, je ne les connais pas
De ma part ils ne viennent pas
Alors je garde mes distances
Acceptant la solitude de l'autre
La mienne
Mon incompréhension devant la nature humaine
Ces autres
Que je ne saurai jamais
Ces autres
Que je ne peux aider
 
J'aime
Observer les gens
Des bribes de vie qui se croisent
Qui se confrontent
Des moments d'existence que je saisis au passage
Attentive aux émotions de ceux que vois
Imaginer leurs vies
Leur enfance
Me reconnaître en eux
Savoir que je ne les devinerai pas
Ils sont des manuscrits indéchiffrables
Des hieroglyphes
Des signes que j'apprivoise
Ils me passionent
Ils me fascinent
Mes yeux les suivent dans leur moindre mouvement
Je les apprend
 
Je n'aime pas
Qu'on me donne des conseils lorsque je n'en veux pas
Moralisateurs
Pensant que leur mots ne s'appliquent qu'aux autres
Et qu'ils en sont exclus
Ceux qui ne savent pas se poser des questions
Qui pensent tout savoir
Et ne se tromper jamais
 
J'aime
Plaider des causes perdues d'avance
Attirée par ce qui est impossible
Par ce qui ne peut-être et qui ne sera jamais
Trouver des arguments absurdes
Compliqués
Pour le simple plaisir de les dire
Pour la douce euphorie de rire
Croire que tout est possible
Que tout peut arriver
Et qu'il n'y a pas de limites à ma réalité
S'engager là où personne n'ose aller
Pour la satisfaction de s'être démarquée
Contredire même si l'on sait que l'on a tort
Nier ce que l'on sait être vrai
Être contre ce pour quoi l'on est
Folies passagères qui sont miennes
Non-sens dont je ne peux me défaire
 
Je n'aime pas
Que l'on croit me connaître
Qu'on le crie à tue-tête
Alors qu'en réalité, avec ces personnes
Je ne parais que masquée
Je me cache derrière les mots
Je ne me révèle jamais
Ceux qui se trompent tellement sur Moi
Se laissant abuser par mes sourires
Mes fous rires
Se laissant tromper par mon ironie
Qui n'ont pas trouvé le dictionnaire pour me traduire
Qui pensent me lire comme dans un livre
Mais qui sont aveugles
 
J'aime
Empêtrer dans les mots
Les combats verbaux
Procéder par allusion pour engluer l'autre
Dans la toile de mes pensées
Qu'il ne peut déchiffrer
Détourner habilement une conversation
Ne jamais avouer ce que je pense vraiment
Ne parler qu'en énigmes
En phrases inachevées
Perdre l'autre dans les sentiers escarpés
De ma volubilité
Me cacher
 
Je n'aime pas
 Les remords
Ne pas cesser de repasser les instants de bonheur du passé
Les erreurs que l'on a faites
Ce qu'il ne fallait pas dire et que l'on a dit
Je préfère accepter
Puis oublier
Vivre l'instant présent
Ne pas toujours se rapporter au passé
Vivre dans les souvenirs
Dans ce qui n'existe plus
Oublier d'être vivant
Laisser filer le bonheur entre nos doigts
Avoir été et ne plus être
 
J'aime
La vie en réalité
Tout simplement respirer
Marcher dans la rue et se perdre
Rire à en perdre la tête
S'écrouler par Terre
Oui, juste vivre
Avancer
Tenter de retenir le temps
Filant trop vite dans nos coeurs
J'aime me sentir vivante
Prendre conscience d'un instant
Être bancale, certes
Mais exister
J'aime croire en l'avenir
En ce que sera demain
Croire au bonheur du hasard
Ressentir
Percevoir
J'aime être Moi
Toute adolescente que je suis
Toute imparfaite que je serai toujours
Perdue dans mes rêves
Pleine d'espoir
Voulant grandir tout en restant une petite fille
Tellement paradoxale
Un peu, complètement ailleurs
Visitant d'autres mondes
Pour savoir quel est le meilleur
Jugeant ce qui m'entoure
Pour tenter de peut-être comprendre
Fronçant les sourcils, incrédule
Devant les miracles
Haussant les épaules devant la bêtise
Le coeur fragile
Mais si solide
La tête entre les mains
Les yeux dans le ciel
Les pieds sur Terre
Juste moi
Mais c'est déjà cela
 

"Oh mon amour, je n'ai aucun regret de partir
Non mais vraiment je n'ai pas eu le coeur à m'étendre
Sur de jolies choses passées en ta compagnie
Sur de jolies choses passées, usées pour la vie..."
 
 Un peu fatiguée
Une peu désabusée
Mais c'est bientôt les vacances
Heureusement!
 
 "On a pas su recolorier le fond de l'écran
Notre histoire pauvre en couleur
A sombré dans le gris, assombri mon coeur
Ne bat plus la cadence des jours heureux
Passés en ta présence..."
 
Perdue dans la folie de Noël..
Les cadeaux...
Les lumières...
Le bonheur...
 
"Oh mon amour le temps ne suspend plus son vol
Attéré, attéri, abattu en plein vol
Non mais dis-moi vraiment à quoi l'on ressemble
Aprés toutes ces années, à vivre ensemble..."
 
Mon professeur de philosophie me fait mourir de rire!
Il a une manière de dire les choses...
Les cours de philosophie..
Des petits bonheurs!
 
"Oh mon amour, je n'ai pas le courage de partir
Non mais vraiment je n'ai pas le coeur à entreprendre
De jolies choses, et seul, sans ta compagnie
De jolies choses passées, se cogner à ma vie..."
 
Champignon
Le dernier fou rire de Tatiana et moi
Que ferions nous sans Champignon {prononcer Sssampignon]?
 
"Je n'ai pas su effacer le fond de l'écran
Notre histoire pauvre en couleur semble indélibile
Assailli mon coeur ne bat plus la cadence
Des jours heureux passés en ta présence..."
 
12月5日

Hey sister, I'm here...

Elle est figure de mes souvenirs
Dame en Noir dans mon salon
Nos rires en nous maquillant
Sorcières d'Halloween
Des mèches noirs dans mes cheveux
Une paire de gants pour deux
Et tes longs cheveux qui pour une fois, tombaient
Librement sur tes épaules
Ce soir là
Il ne nous manquait plus que les balais
Je me rapelle d'une fête
Danser, chanter, danser
Et rire
Tourner à en perdre la tête
Se mettre à compter les étoiles
Se souvenir de tous ces films partagés
Et puis tous ces instants
Enfoncées au milieu des coussins satinés
Devant des images
A commenter
A adorer
Nos coups de folie
Les fils tressés ensemble de nos deux vies
Si je ferme les yeux
Rien qu'un moment
Je peux te voir allongée au soleil
Béatitude
Le temps s'arrête dans la lumière
Partager notre passion des livres
Ces auteurs qui se livrent
Ces mots qui nous aident à vivre
Lire, lire, lire
Se perdre entre les pages
Toi
Qui toujours par tes conseils a su me guider
M'aider
Assise à tes cotés dans une voiture
Et écouter
Mylène Farmer
Vincent Delerm
Louise Attack
Nos vies, sur ces mélodies, rythmées
Présidentes de la ligue des goinfres anonymes
Membres de l'UMPP
Drôle de petit groupe devant une mairie
A faire du bruit
A rire
Instants de non sens avec toi vécus
Instants qui prennent tout leur sens à tes cotés
Alors parfois
Celle qui est dans tant de souvenirs
Celle avec qui j'ai partagé tant de rires
Et de larmes
Parfois cette Grande Dame en noir
Perd pied
Comme nous tous aprés tout
Comme si elle n'avait plus de fils auxquels se raccrocher
Et dans ces instants
Que faire pour l'aider
Terrible impuissance qui est notre devant la souffrance des autres
Vouloir
Mais ne pas pouvoir
Et moi qui connaît tant de mots
Je ne sais pas trouver les bons
Ô se sentir desemparée
Te dire simplement
Les choses qu'on dit toujours
Ces choses si banales
Qu'on est là
Que la nuit est suivie du jour
Mais je voudrais te dire
Que te voir souffrir je ne peux l'accepter
Je voudrais en te serrant dans mes bras
Pouvoir tout effacer
Même pour rien qu'un instant
Juste un souffle de vie
Dessiner des sourires sur des feuilles de papier
Et autour de Toi les accrocher
Décrocher les étoiles
Et te les offrir
Qu'elles te guident de leur clarté
Je voudrais que mes silences reflètent tout ce que je ne sais pas dire
Qu'il suffise de croiser tes yeux pour réussir
A te montrer mon coeur
La vie n'est pas facile
Elle est porteuse d'écueils sur lesquels se brisent
Nos espoirs de cristal
Nos rêves, nos désirs
Notre réalité
Qui n'est pas celle du monde
Nous qui voudrions une Terre colorée
Nous n'avons droit qu'à du noir et blanc demodé
Nous qui souhaitons que nos rêves soient réalisés
Nous devons tous subir des désillusions
Se battre, se battre toujours
Resister
Se dresser contre les épreuves de la vie
Refuser
Accepter
Feindre
Abandonner
Mais parfois, tu le sais
Il y a ces instants de bonheur
D'euphorie
Ces instants qui nous donnent envie de tendre les bras pour les retenir
Leur dire de rester
Prés de nous, juste contre nos coeurs
Ces instants où les larmes sont symboles de bonheur
Parce que la vie est éternelle
Parce que tout prés de toi un prince aux yeux bleus est sans doute endormi
Parce que lorsque tu danses tu as les yeux qui brillent
Parce qu'à la fin de tes messages il y a toujours "bz bz"
Parce que tu es toujours prête à accepter la folie
Parce que tu es la reine des brownies
Parce que tu as déjà sécher mes larmes
Je veux être là
Je veux connaître le moyen d'enlever cette peinture noire
A l'aide de mes ongles, à l'aide de mes mains
Peu importe le temps qu'il faudra
Je serai là
Présente à tes côtés
Même si je ne sais pas vraiment m'y prendre
Même si aprés tout je n'ai que seize ans
Même si la vie est un mystère
Auquel je ne comprend rien
Même si je me perd
Dans le labyrinthe de mes mots
J'essayerai
 Les instants avec toi
Ont le goût de caramel
Sont enveloppés d'une lumière tamisée
Les instants avec toi
Sont autant de perles colorées à rajouter au collier de ma vie
Moments de bonheur
Partagés
Je me rapelle de cette soirée d'été
Où l'on avait tellement danser
Que je ne pouvais plus marcher
Je me rapelle de toi disant
"Anne-Aude, les stocks!"
Ta gaieté enfantine lorsque tu me montrais ta nouvelle veste dorée
Même si la vie est semée d'embûches
Tu possèdes ma main pour te rattraper
Tu possèdes mon attention lorsque tu veux parler
Tu possèdes ma présence lors de la solitude
Et même si c'est absurde de penser que des mots ont le pouvoir d'apaiser
Je tente, je retente
Je n'abandonne jamais
Longue quête du bonheur
Où l'on ne se perdra pas
Cela, je te le promets
Sache qu'une petite fille de seize dans son devenir de femme
Voudrait t'aider
Et pense à toi
S'il faut se battre pour deux je suis prête à le faire
S'il faut apprendre à dire les choses
Plutôt que les écrire
J'apprendrai
Rien n'est impossible à qui désire vraiment
J'ai toujours l'impression que j'aurais pu faire
Mais que je n'ai pas fait
Que j'aurais pu dire
Mais que je n'ai pas dit
Que les mots dans ma gorge se sont enchevétrés
Noués
Liés
Tissés
Impossible de te les glisser
Je sais que la vie a parfois le goût de l'amertume
De rêves brisés
Mais heureusement elle a aussi le goût
Des croyances inébranlables
De l'espoir
Et aprés tout
Il y a Solal
Tant de mots
Tant de phrases
Juste pour te dire qu'en fait
Je suis là
Et que je t'aime
 
 
A Anne-Aude, ma sister in heart
 
"J'aimerais tenir les coupables
Les auteurs de ce plan de table
Il y a coté de la mienne
La chaise d'Anita Pettersen
C'est écrit sur un carton blanc
Plié en deux avec ruban
Ecrit au milieu des dragées
Prés du bouquet de la mariée..."
 
C'est l'anniversaire de mon grand père aujourd'hui
-Même si d'aprés lui ce n'est pas avant l'année prochaine-
Mon grand père...
Acceptant de se déguiser pour mon plaisir de petite fille
Perdu dans ses mots croisés
Grand amateur de l'ironie
Mon rayon de soleil
Joyeux Anniversaire Touit!
 
"Je pose des questions norvégiennes
A une Anita Pettersen
La première valse des époux
Y'a t'il l'équivalent chez vous
Et j'interroge un tailleur beige
Sur les coutumes de la Norvège
A propos de tout et de rien
Sont-ils comme ça les norvégiens?"
 
Auschwitz
L'horreur n'a pas de limites
Alors se battre
Plus jamais ça
En tapant ces mots je tremble encore
 
"Il y a surement sous cette tente
Quelques discussions sur l'amiante
Real de Madrid, Formule 1
Trois couverts à poissons plus loin
Dans mon secteur, dans mon quartier
Il est questions des grands glaciers
Elle parlera solstice d'hiver
Jusqu'au grand chariot des desserts..."
 
Ca y'est
Le décompte à commencer
Les premiers chocolats du calendrier de l'avant
Sont déjà manger
Noël arrive!
 
"Je pose des questions Norvégiennes
A une Anita Pettersen
Séance photos diapositives
Est-ce quelque chose qui vous arrive
Et j'interroge un tailleur beige
Sur les pratiques de la Norvège
Les disques jokey à catogan
A Oslow est-c'qu'ils sont fréquents?"
 
Délou et moi
Des fous rires
De la gourmandise
Et tant d'amitié
 
"Un soir d'été rue Paul Seurat
Je sais qu'une main déposera
Sur mes genoux quatre classeurs
Papier calque et photos couleurs
Et par dessus les commentaires
Sur la chemise rayée du maire
Je rechercherai sous la tente
Une cérémonie différente..."
 
Cher papa Noël
Si tu étais trés trés gentil tu m'apporterais
Des livres (beaucoup beaucoup)
Le dvd du concert de Mylène Farmer
Une paire de bottes
-Comme celles que j'ai choisi avec Maman et qui sont à présent planquées à la cave-
etc...etc..etc..
 
"Je pose des questions norvégiennes
A une Anita Pettersen
Existe-t-il sur votre sol
Un genre de compagnie créole
Et j'interroge une tailleur beige
Sur les traditions en Norvège
A la sortie des lofotens
Lances vous du riz oncle Ben's
....
J'aimerais tenir les coupables
Les auteurs de ce plan de table..."