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4月20日 La dernière ligne droite. Laissez moi rire! "La dernière ligne droite". Vraiment ? Droite ? Elles semblent pourtant escarpées, savonneuses, tourbillonnantes ces dernières semaines. Deux jours, deux tout petits jours, minuscules, et c'est le trou noir. Comme ça. Ce n'est pas la peur des examens, ce n'est pas le fait d'avoir à faire un choix, ce n'est pas le travail qui s'annonce. Ce sont les autres. Ceux que je ne vois que trop. Ceux que j'entend sans cesse. Ceux qu'il me faudrait fuir. Plus que quelques semaines. Quelques semaines de rien du tout? Ah bon? Non, pas du tout. C'est déjà quelque semaines de lâcheté. C'est toujours quelques jours d'hypocrisie. C'est encore des instants de colère. C'est la Haine.
Je vous entend me dire de faire attention au poids de mes mots. Je vous entend me conseiller d'être modérée dans mes propos. Mais j'ai perdu toute modération, toute mesure. C'est comme ça. J'ai décidé d'adopter les extrèmes comme mode de conduite. C'est tout de suite beaucoup plus facile. Et choisir la facilité, parfois, cela soulage, cela repose. Alors je choisis des mots en forme de coups de poing, en forme de coup de pied, en forme de coups, tout court. Je frappe à travers les mots, parce qu'il paraît qu'on ne peut pas frapper dans la réalité. Parce qu'il faudrait rester souriant. Il paraît que ça fait bien de toujours se retenir, se contrôler. Sinon, evidemment, sinon, bien sur, la main peut partir toute seule.
Ces paroles ne me ressemblent pas. Cette violence, cela ne devrait pas être moi. Mais où suis-je passée? Où ma gaieté s'est-elle cachée? Avant il y avait l'envie de se lever le matin, l'envie de se battre. Ecrasée, l'envie d'y croire. Effacée, l'envie de changer le monde. Difficile, de se lever. Je compte les jours, je compte les heures. Moi qui était présence, je ne suis plus qu'attente. Brusque déviation. Non. Brusque retour en arrière. J'ai tourné les talons. J'ai avancé. Je me suis arrétée. Et bien oui, je me suis oubliée. Je me suis effacée à la gomme. La déception a des effets etranges, n'est ce pas. Ne plus avoir le courage d'y croire. Ne plus avoir l'envie de voir. J'ai laissé derrière moi mon envie d'avancer, mon envie de continuer, de rêver.
Pardon, j'arrête. C'est la perspective de cette "dernière ligne droite" qui fait jaillir de l'encre noire. C'est le sentiment de m'être perdue. Parce qu'en réalité, cette "dernière ligne droite" va passer vite. Et puis aprés il y aura le goût salée des vagues, il y aura le changement. Il y aura moi-même à reconcquerir. Moi? Avoir cessé d'y croire. Bien sûr que j'exagère. Je ne vis que dans l'attente de la fin de ces quelques semaines, la croyance reviendra, mais aprés, là, maintenant, elle est en train d'hiberner. Elle est partie, mais elle compte bien revenir. Et puis peu importe la bassesse de tous ces autres, peu importe le fait qu'ils soient aveugles. Aprés tout, je m'en fous que les masques tragiques cachent une absence d'intêrét, les monologues tragiques, je n'en veux plus. Finalement, ce n'est pas grave que les souvenirs ne correspondent plus à la réalité, que les souvenirs n'aient jamais correspondu avec les personnes de chair et de sang. Tant pis. On se détache, doucement. Et on garde le plus important. Bien sûr, il n'est pas bien lourd, ce "plus important", il se compose de quelques instants, de quelques espoirs. C'est puiser de la force dans ce que l'on trouve pour continuer à lutter, pour pouvoir sourir, et non pas vomir de la Haine, du mépris. Mais ne pensons plus à cela. Il y a toujours les instants de répits. Où l'on oublie. On l'on se perd dans la félicité d'un instant, dans l'ivresse d'un moment, dans le génie d'un auteur. Ce sont seulement des instants, des "plus importants. Mais.. C'est déjà bien assez.
Le génie de Luc Besson
La brutalité, la violence de ses images
Le courage de son regard
Lorsqu'il regarde les choses en face
A travers sa caméra
Et toute le charme de Nikita
Un pull trop petit
Un chien qui déclenche le Warning
Des cigognes
Et les goût du chocolat
Mes parents
Qui eux, ne me déçoivent pas
Les seuls
Avec qui je n'ai rien à craindre
C'est comme ça
Je veux pas aller en cours
Je veux plus aller en cours
Allez
On y va..
"Tant de choses qui sont mortes qui sont nées"
-Edmond Rostand-
Heureusement
Ils font partie des choses qui sont mortes
Des moments de bonheur avec Délou
Et Barnabé bien sûr
Et puis les couleurs
Et puis les chaussures trempées...
4月5日 Pfiou, sur le gateau! Pfiou! D'un souffle je fais disparaître les flammes des bougies. Des dix septs bougies. On coupe le gateau, un nombre de parts impair. Forcément, c'est mon dix-septième anniversaire. Plus que des miettes dans les assiettes. Et des souvenirs qui se reflètent. Dix-sept ans.. Dix-sept ans.. Enfin! Déjà? Pas encore.. On les touche enfin du bout des doigts, ces dix-sept ans. On y arrive enfin à ces dix-sept années, cahin-caha, avec des chutes, avec des rires, avec des béquilles, mais ça y'est ! Ils arrivent ! On les attendait ces dix-sept ans. On les guettait d'une haut d'une tour.
Ce n'était pas si facile que cela d'avoir seize ans. Pourtant, ça sonnait si bien seize ans. Au début des seize ans, tout était rose, jaune, coloré. Tout était gai. Mais ils se sont revelés plein de heurts, plein de coups, ces seize ans. Et pourtant, eux aussi on les avait entendu avec impatience. Aprés tout, tout le monde peut se tromper. Seize ans, l'année où j'ai grandi. L'année où j'ai compris que tout n'était pas barbapapa. L'année où j'ai cessé de croire que le monde était un sourire géant qui allait m'acueillir les bras ouverts. L'année où j'ai cessé de dire qu'il fallait pardonner, qu'il fallait y croire. L'année où j'ai perdu ma confiance envers les autres. Ces seize ans m'ont appris la méfiance, ces seize années m'ont appris la distance. Ces quelques mois m'ont appris à haïr, à avoir des envies de violence.
Mais je ne suis pas juste. Il y a eu aussi tous les rires des ces seize ans. Tous ces souvenirs que l'on voudrait garder. Il y a eu tout le bonheur de l'adolescence mêlée à la crainte de devenir une femme, mêlée à l'envie de n'être plus une enfant. Il y a ceux qu'on a laissé qu'on a laissé derrière soi nous delestant d'un poid trop lourd. Ceux sans qui on arrive à être soi même. Tous ces générateurs de doutes, d'angoisses, de coeur en marmelade. Inutile d'en alourdir notre sac à dos, je les ai déposé au bord de la route, et je suis partie. Je ne dirai pas qu'il n'y a pas eu de regards en arrière, mais plus je m'éloignais plus je me rendais compte que ce que je laissais derrière moi n'avait rien pour me retenir. Alors j'ai décidé de ne plus m'empêtrer dans ces fils englués. J'ai tout coupé! Il y a eu cette liberté des seize ans. Il y a eu cette impression de me connaître mieux. Mais je me réserve encore beaucoup de surprises !
Alors oui! Avec quelle impatience on les attendait ces dix-sept bougies sur le gateau ! Avec quelle soulagement on les voit s'approcher. Parce que, je n'ai pas perdu toute mon envie d'y croire. A dix- sept ans je vais abandonner loin derrière moi tous ceux que je n'ai plus envie de voir, tous ceux que je n'ai que trop entendus. Je vais rentrer dans une pèriode nouvelle, chausser de nouvelles chaussures pour arpenter les rues de la capitale. Je vais trouver de nouvelles lunettes, pour voir des nouvelles personnes. Et je vais jeter les numéros de téléphones qui ne servant plus à rien! Même si le monde n'est pas un sourire qui montre toutes ses dents, je vois bien qu'il essaye de me faire un timide sourire. Aprés tout, il y a les promenades dans paris. Enfin! Il y a les concerts de Vincent Delerm. Bien sur, il y a les pages des livres.. Le monde peut mettre tous les masques qu'il lui plait, il peut grimacer autant qu'il le souhaite, je saurai que ce n'est pas tout à fait vrai.
Le temps est passé vite, trop vite. Je me revois petite fille avec des couettes: j'essaye de sauter dans la photo. Mais je ne suis plus une petite fille, aprés tout, je n'ai plus de couettes! Le temps m'a joué des tours... Où sont passés mes rêves de princes charmants? Où sont passés mes songes de cheval blanc? Enterrés, cachés, démolis, enfermés. Ils ont laissé leur place à d'autres rêves. Vraiment ? Si je n'attend plus de princes charmants, que suis-je en train d'attendre tout en haut de ma tour dorée? Les rêves sont fait pour être brisés. Ou réalisés.
Dans les miettes de mon gateau d'anniversaire, je vois des images, des photos, des visages. Parfois j'ai envie de les attraper. Parfois, je voudrais simplement lancer mon assiette contre le mur. Mais on ne brise pas la vaisselle comme cela. Pour tout vous dire, ils s'annoncent bien noirs mes dix-septs ans, bien sombres, bien cendrés. Pour tout vous dire, y a peu de gaieté dans cet anniversaire et j'ai seulement envie de balancer le gateau contre le mur. Je regrette mes quinze ans, mes quatorze ans, mes treize ans. C'était mieux avant.
Mieux avant. Avant, on était maladroits, mais on était plus vrais. Avant, on y croyait. Maintenant, il y a de ces personnes qui tarissent mes mots. Je n'ai plus rien à leur dire. Je n'ai plus un mot à leur offrir. Je n'ai plus rien à leur sourire. Les masques sont tombés. Je préférais la tragédie d'avant, je préférais le camouflage des années précédentes. Sans la toge et les cothurnes, il n'y a plus rien. Perdu, perdu, perdu. Pfiou, en soufflant sur ces bougies, je souffle sur mes souvenirs. Je souffle sur le sable de mon enfance. Je piètine la poussière de mon adolescence. J'écrase la mêche brûlante entre deux doigts. Juste comme ça. Pour voir la trace noire. J'ai froid. Mon enthousiasme de quinze ans me manque. Ma folie de quatorze me manque. Mes illusions de treize ans me manquent. Je me manque.
Pfiou, je souffle sur mes bougies. Un coup de vent les éteint. Demain ne peut être que meilleur qu'aujourd'hui. Demain ne peut être que plus vrai qu'hier. Pfiou, il ne reste plus qu'une bougie. La dernière. Je fais un voeu, je souffle. On verra bien..
Samedi.. Mes dix-sept ans!
Craque-pas Maeva
Reste-là
Ils ne reste pas longtemps
En tout cas
Je suis là
"All work and no play make Jack a dull boy"
Tati, Thomas, Matt..
Vous voyez ce que je veux dire..
J-2
Avant Grandes-Oreilles
Les fous rires avec Tatiana
Et le gateau au chocolat
J'ai eu mon dernier cours de classe européenne
Ca fait tout drôle
En tout cas
Mon dessin a eu du succés!
Anne Aude
Merci
David
J'adore ton hélico'
Comment peut-on devenir si arrogant?
Si décevant?
Si plat?
Je crois que je suis gentiment en train de péter un cable
Rien de grave
N'est-ce pas docteur?
C'est l'insouciance de cette photo
Que je voudrais récupérer
Où diantre peut-elle être passée
Enfin..
Il y a toujours les Dindons..
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