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    September 29

    derrière mes sourires

    Derrière mes sourires
    Il y a de la joie
    Il y a tous les espoirs deposés dans mon coeur
    La rapidité
    La lenteur
    Le temps qui passe
    Et le bout de mes doigts qui l'attrape
    Pour le retenir
    Pour l'arrêter
    Derrière mes sourires
    Il y a du doute
    Parce qu'en fait
    Parce que mine de rien
    Ben je sais rien
    Et j'attend qu'on m'explique
    Qu'on me dise
    Qu'on m'écrive
    Derrière mes sourires
    Il y la quête de vos mots
    Ceux que vous m'offrez
    Ceux que vous me murmurez
    Parcelles de vie
    Derrière mes sourires
    Il y a mes mots
    Mes pauvres mensonges
    Que je voudrais réels
    Il y a ce que dis
    Et que l'on croit
    Il y a ce que je crie
    Et que l'on entend pas
    Il y a mes mots
    Toutes ces bouteilles jetées à l'océan
    Derrière mes sourires
    Il y a mes souvenirs
    Mes rires d'enfants
    Inépuisables sources de rêve
    Mémoire qui blesse
    Et qu'on regrette
    Et il y a ces instants où l'on voudrait tant
    Pouvoir revenir en arrière
    Juste être petite fille avec des collants
    Et des bonnets rouges en hiver
    Juste quelques minutes avant maintenant
    Mais on ne peut pas
    Mais on ne sait pas
    Et moi j'fais quoi ?
    Derrière mes sourires
    Il y a mes rêves
    Enfouis tout au fond de Moi
    Morceaux d'onirisme volés à l'eternité
    Tous ces "je voudrais"
    Tous ces "j'aimerais"
    Tout ces "je serais"
    Mes rêves brisés
    Eclats de songes auxquels je me blesse
    Et tous ces espoirs que je tresse
    Derrière mes sourires
    Il y a mes "je ne dis pas"
    Je ne dirai pas
    Je n'avouerai pas
    Et pour plus de sécurité
    Mettre mes mains devant mes yeux
    Déjà fermés
    Déjà aveugles
    Et être sourde à cette voix qui me dit
    "C'est pourtant vrai.."
    Toutes ces blessures
    Petites douleurs
    Petites piqûres
    Masquées, cachées, dispersées aux quatre vents
    Et qui parfois nous rapellent leur présence
    Brusquement
    Prudemment
    Et je sens mon coeur vaciller
    Derrière mes sourires
    Il y a mes fuites
    Mon habileté à jouer sur les mots
    A ne rien dire
    A dissimuler
    Sourire pour donner le change
    Il y a ma peur du face à face
    Et mon angoisse du pile ou face
    Glissant entre vos questions
    J'évite d'y répondre
    Pour vous confondre
    Derrière mes sourires
    Il y a mon coeur qui bat
    Qui accèlére
    Et qui s'arrête
    Il y a mon coeur que je fais taire
    Il y a mon coeur que je baillonne
    Que j'ignore
    Que je refuse
    Il y a mon coeur qui bat
    Et que j'écoute
    Et que je suis
    Qui me laisse être
    Et devenir
    Derrière mes sourires
    Il y a mes armes
    Et mon armure
    Pour me cacher
    Me protéger
    Pour oublier qu'en fait
    Je ne suis pas comme ça
    Qu'il en faut si peu
    Pour me faire monter les larmes aux yeux
    Et si peu encore
    Pour les faire couler
    Alors je me mords les lèvres
    Pour ne pas pleurer
    Et pour sourire
    Sourire pour survivre
    Pour vivre tout court
    Derrière mes sourires
    Il y a vous
    Il y a vos mots
    Il y a vos rires
    Auxquels me raccrocher
    Pour ne pas dériver
    Mes radeaux de fortune
    Il y a vos bras qui me retiennent
    Il y a vos mains qui me font signes
    Il y a votre simple présence
    Et il y a vos propres sourires
    Derrière mes sourires
    Il y a ce que je voudrais dire
    Mais que je n'ose pas
    Trop peur de tomber
    Trop peur de m'embrouiller
    Peur de n'être pas comprise
    Tous ces mots qui ne veulent pas sortir
    Et que pourtant je pense
    Lisez les dans mes yeux
    Derrière mes sourires
    Il y a mon envie de vivre
    Il y a mon bonheur en morceaux d'arc en ciel
    Il y a le goût du miel
    Et milles projets
    Et milles espoirs
    Il y a mes rêves réalisés
    Et ceux
    Que je réaliserai
     

    Le dernier album de Vincent Delerm
    Un chef d'oeuvre
    Un petit miracle
    Le coeur qui bat
    Envie de rire et de pleurer
    Et me reconnaître dans chacun de ses mots
     
    "C'est malin j'ai attendu que tu sois partie
    Pour t'écrire une lettres de trois pages sur mon lit
    Pour dire c'est ce que j'ai vécu de mieux dans ma vie
    Dans ma vie..."
     
    Des instants de vie
    Traduits en mots
    Des instants de rêves
    Et d'émotion
     
    "Tiens tiens les belles images
    Les enfants du marécage
    Le vrai goût des vrais fruits
    Dans une vraie épicerie..."
     
    Et moi je souris
    Et moi je pleure
    Je me sens bien
    Tout simplement heureuse
     
    "Si elle devait dire
    A priori elle dirait
    Que l'amour finit par pâlir
    Comme les affiches du grand palais"
     
    Tout simplement de l'espoir
    Tout simplement du bonheur
    Tout simplement
    Il a compris ce qu'est vivre
     
    "Il fait si beau mon amour
    Si beau ce matin
    Que je pourrais faire la cour
    A Christine Boutin
    Il fait si beau sur la ville
    Si beau sur les toits
    Envie d'ouvrir la grille
    Aux témoins de Jéhovah"
     
    Et puis sinon il y a mes fous rires avec Tatiana
    Customiser mes classeurs avec Seb
    Les coups d'oeil désespérés à ma montre
    La vie continue
     
    "Et trois mille cheveux de travers
    s'affairent
    Deux épaules plus tout à fait blanches
    se penchent
    Et c'est l'été sur le trottoir
    ce soir
    Elle dit tu vois je ne mens pas..."
     
    Alors je continue à avancer
    Pas mieux qu'une autre
    Mais pas moins bien
     
    "Déjà Toi
    Rue chaptal
    Robe à pois
    Et sandales
    Déjà tes yeux
    Rue Condorcet
    Y'aura rien de mieux
    Rien de mieux aprés"
     
    Extraits des chansons (dans l'ordre)
    "Je t'ai même pas dit"
    "Sépia plein les doigts"
    "29 Avril au 28 Mai"
    "Il fait si beau"
    "Les piqûres d'araignée"
    "Déjà Toi"
     
    September 22

    happyness...

    Moi...
    Quand je dis Toi
    Je m'adresse à celui qui sera toujours là
    Celui pour qui les mots ne sont pas nécessaires
    Pour voir et deviner mes tempêtes intèrieures
    Celui qui me fait rire d'un mot, d'un sourire
    Celui qui se noie dans mes larmes
    Celui qui sait, celui qui voit
    Qui comprend
    C'est celui qui partage ma crainte de la réalité
    Je connais la valeur de tous ses "Je t'aime"
    Celui qui m'apaise
    Et qui parfois, me fait savoir qu'il sait que ça ne va pas
    Mais qu'il est là
    Tout en silence et en sensibilité
    C'est des secrets, cachés dans le volant d'une voiture
    C'est des grottes habitées par des loups
    C'est des promenades sans fins au bord des falaises
    C'est des voitures aux bavettes chromées
    C'est une poupée grandeur nature entre les mains d'une petite fille
    C'est celui qui comprend que le bonheur est fait de petits riens
    Et qu'il a le goût de la glace rhum raisin
    C'est une éternelle croyance en moi
    C'est mon père Noël à moi
    Rentrant à pas feutrés dans mon monde mystèrieux
    C'est des courses dans les vagues
    Instants de bonheur au goût salé, instant d'éternité
    C'est des musiques me berçant depuis mon enfance
    Des dessins pour chacunes des ses absences
    C'est pouvoir rester silencieux des heures
    Et tout se dire
    Par nos regards, par nos soupirs
    Nous
    Deux points d'interrogation
    Qui pour se comprendre procèdent par allusions
    Pour ne pas se brusquer
    Pour s'aider
    C'est deux coeurs un peu en vrac
    Qui se dissimulent
    C'est deux coeurs en chamallow
    Trop sensibles
    Trop fragiles
    C'est deux ours
    Et nul besoin des autres
    C'est celui qui comprend mon besoin d'être seul face à moi même
    C'est la passion de Noël et des couleurs
    C'est ne plus pouvoir s'arrêter de parler lorsqu'on est passioné
    C'est jouer à Titanic en plein San Francisco
    C'est hurler de rire sur une espèce de balançoire réservée au moins de 6 ans
    C'est le goût des Barbapapas offertes en cachette
    C'est une voix grave qui me lit des histoires
    Que je connais par coeur
    Mais juste parce que le bonheur lorsque l'on sait où il est
    On veut le retrouver
    C'est le juge impartial de mes amitiés
    Celui qui sait les gens dés le premier regard
    Juste me laisser guider
    C'est le parfum de la mer
    C'est le concerto pour l'empereur
    C'est notre timidité
    Notre armure pour nos protéger
    Parce que mine de rien
    Tous les deux, on a facilement le coeur en flaques
    Et nos larmes coulent devant un King Kong en haut du building
    Un peu paumés sur Terre
    Un peu décalés
    Un peu ailleurs
    Toi qui est celui qui m'entend faire des cauchemars
    Toi qui est celui qui me tient la main dans le noir
    Lorsque j'ai peur
    Lorsque je doute
    Lorsque j'ai mal
    Lorsque je ne crois plus
    Toi qui partage mon bonheur
    Lorsque je découvre
    Lorsque je vois la vie en technicolor
    Lorsque passionée
    Lorsque révoltée
    Toi c'est le goût et le parfum de la Grèce
    Toi qui a su rester enfant
    Toi à qui je me confie en silence
    Toi, attentif au moindre de mes gestes
    C'est voir ton amour dans tes yeux
    C'est pouvoir croire en la vie
    C'est pouvoir continuer
    C'est des coups de coudes lorsque tu t'endors
    C'est du rêve que l'on arrive à partager
    Dans chacun de mes fous rires
    Dans chacun de ces mots que je ne sais pas dire
    Dans chaque grain de sel déposé sur ma joue par une larme solitaire
    Dans chacun de mes rêves que je n'ose pas écrire
    Dans chacun des espoirs qui m'animent
    Dans la lente mélopée qui semble rythmer ma vie
    Dans la jeunesse furieuse entendue dans mes cris
    Dans l'écho incertain de ma voix qui apelle
    Dans ma fureur de vivre
    Dans mon calme bouillonant
    Dans tous les paradoxes qui coulent dans mon sang
    Dans la simplicité d'un bruissement d'ailes
    Dans la complexité des nôtes de mes rires
    Dans chacun des battements de mon coeur affolé
    Dans le long ruban des rêves inachevés
    Dans la toile du passé, constellée de souvenirs
    Et dans chacune des heures à venir
    Il y a toi
    Papa

     
    "A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec Toi
    Et regarder les gens tant qu'y en a
    Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
    En serrant dans ma main tes p'tits doigts
    Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
    Leur donner des coups d'pieds pour de faux
    Et entendre ton rire qui lésarde les murs
    Qui sait surtout guérir mes blessures
    Te raconter un peu comment j'étais mino
    Les bonbecs fabuleux qu'on piquait chez l'marchand
    Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
    Et les mistrals gagnants
     
    A r'marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
    Et regarder la vie tant qu'y en a
    Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
    TE parler de ta mère un p(tit peu
    ET sauter dans les flaques pour la faire râler
    Bousiller nos godasses et s'marrer
    Et entendre ton rire comme on entend la mer
    S'arrêter, r'partir en arrière
    Te raconter surtout les carambars d'antan et les cocos bohères
    ET les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
    Et nous niquaient les dents
    Et les mistral gagnants...
     
    A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec Toi
    et regarder le soleil qui s'en va
    Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fous
    Te dire que les méchants c'est pas nous
    Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux
    Car ils ont l'avantage d'être deux
    Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
    Que s'envolent les cris des oiseaux
    Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
    Et l'aimer même si le temps est assassin
    Et emporte avec lui les rires des enfants
    Et les mistrals gagnants
    Et les mistrals gagnants
    Et les mistrals gagnants..."
     
    Renaud
    Moi en ce moment
    Je reprend tout ce que j'avais abandonné
    Moi en ce moment
    J'ai plus peur de me regarder dans un miroir
    Moi en ce moment
    Je suis bien
    Moi en ce moment
    J'me sens drôlement Moi...
    (Et ça faisait longtemps...)
     
    September 13

    Il est... Il n'est pas..

    Il est de ces sourires
    Permettant au soleil de se lever
    Au éclats de rires de s'accomplir
    Aux rêves de trouver la route de la liberté
    Il est de ces sourires
    Que l'on voudrait agrafer sur nos oreillers...
     
    Parce que moi j'aimerais assister à une exposition de sourires... Des sourires venant de partout, de tous les rivages, de toutes les folies.. Il y aurait les sourires timides où le visage rougit, ces sourires esquissés du bout de notre pinceau, ces sourires où l'on se mord les lèvres pour les repprimer... Il y aurait les sourires que l'on trouve sur les photos.. Ceux pour paraître heureux mais qui paraissent faux.. Il y aurait les sourires que l'on offre pour ne pas perdre la face.. Pour faire croire que l'on sait rire de nous même, alors qu'en réalité, tout au fond de nous, y'a tout un étang de larmes qui ne demandent qu'à sortir.. Ces sourires au bord des larmes que je connais par coeur... Et il y aurait les rois de cette soirée, l'apothéose, le grand moment, celui où tous les coeurs des spectateurs battent la chamade au même rythme.. Boumboumboum.. Les vrais sourires, ceux qui sortent du coeur, ceux qui sont tellement grands que le visage semble trop petit... Une exposition de sourires, avec plein de gens autour de moi qui devant chaque sourire en reproduirait le shéma...
     
    Il est de ces images qui restent gravés en nous
    Doux pétales d'onirisme
    Que l'on voudrait réels
    Nous sommes des trapézistes
    Qui loin des "pieds sur terre"
    Oubliant le filet
    Virevoltons dans les airs
     
    Ô juste pouvoir créer le monde de mes fantasmes.. Ô juste m'y évader.. Vous rêvez tous d'un monde où pouvoir réaliser vos ambitions secrètes, vos rêves d'éternité... Et dans mon monde, à moi, celui que je me chante le matin au réveil, celui qui me berce, celui qui m'aide à rester debout, il y a le parfum de la canelle mêlée au chocolat... Parfum doux, épicé, senteur de mon enfance.. Mon monde, sous mes doigts, est doux comme une vitre couverte de buée.. Un peu froid un peu humide.. Un monde où dessiner mes dessins de p'tite fille.. Mon monde quand je le vois il est rouge orangé, lumière tamisée d'une lampe recouverte de mon écharpe rouge... Il a le goût de caramel au beurre salé.. Mais ce monde il pétille, bulles de bonheur vivantes.. Mon monde a pour musique le ressac de la mère contre des falaises brutales.. Mais mon monde je le rêve... Et je le réalise..
     
    Il est de ces personnes
    Qui savent nous faire rire
    Qui débusque parmi nos larmes
    La clé de nos sourires
    Ces personnes qui sans le savoir
    Nous sauve, nous tendent la main
    Personnes qui croient en nous
    Personnes qui nous écoutent
    Il est de ces personnes
    Que l'on croit nos miroirs
     
    Juste échanger des mots... Juste quelques instants... Et là on réalise que l'on peut rire ensemble... Que l'on peut rire de tout, que l'on peut rire de nous.. Juste s'asseoir sur un banc, et regarder autour... Juste savoir s'écouter, ne plus être concentré par les seuls battements de notre coeur.. Partager.. Et puis réaliser qu'il est de ces personnes avec lesquelles on se sent toujours bien... Ces drôles de rencontres, cadeaux de la vie.. Juste des fous rires, justes des confidences, des bêtises, des p'tits n'importe quoi racontés autour d'une tasse de thé.. Sur les touches d'un clavier.. Instants de paix volés à l'existence.. Instants de réels qui n'en ont pas le goût.. Quelques futilités, quelques banalités, avec au milieu, caché, ce qu'on a sur le coeur.. Pouvoir se soulager.. Juste échanger des mots... Et c'est déja tellement..
     
    Il est de ces objets
    Petites touches anodines
    Sur la toile de nos souvenirs
    Petites tâches de couleurs
    Que l'on ne remarque pas
    Mais sans qui
    L'on ne peut pas
     
    Objets de mon enfance qui ne me quittent pas.. Les consigner un à un dans des carnets, pour ne pas les oublier.. Traces de pas dans la neige qui recouvre mon passé.. Pendentif, nounours rapé, poupée aveugle, et bonbons acidulés... Il n'y a rien de plus précieux que les trésors de notre vie.. Aucune valeur ? Mais non que dis je... Inestimable...Moi, sans mes trésors de flibustiers enfouis sous le sable, je suis perdue.. Moi sans  mon collier composé de perles de vie qui s'éparpillent, quoi que je fais? Paraît qu'j'suis grande, mais pas assez, pour m'endormir les soirs de peine sans la peluche de mon enfance.. Paraît qu'j'suis grande, mais pas assez, pour ne plus croire aux histoires de fantômes, pour ne plus me lancer de défis ridicules ("Si je m'arrête de respirer dix secondes, il ne m'arrivera rien !" Certes... où est le rapport?).. Instants de folie, instants de non sens, au goût iodé...
     
    Il est des soirs où l'on voudrait
    Pouvoir s'enfuir et s'évader
    Disparaître rien qu'un instant
    Dans l'océan de nos pensées
    Partir sur un cheval ailé
    Tout droit
    Trés haut
    Vers la voûte étoilée
     
    Mesdames et messieurs, veuilles accrocher vos ceintures... Juste un voyage dans les étoiles... Dis Vie, Ô puissante Vie, tu veux bien me l'offrir... Je papillone des cils, je souris.. Mais rien... Juste un voyage dans les étoiles, pour saluer la Lune et lui dire que j'aime me perdre sur elle... Saluer les comètes, les suivre dans leur course folles.. Saluer les planètes, entités gigantesques, tous ces titans du ciel.. Sentir le vent contre ma joue, sentir le vent me décoiffer, être recouverte de poussière étoilée, être recouverte de blanc lacté... Tourner, slalomer... Ô grisante vitesse... Et pouvoir oublier... Laisser tomber... Se laisser emporter... Et arrêter de penser
     
    Il est de ces colères
    Bouillonant au plus profond de nous
    Ces rages inavouées
    Car l'on ose pas
    Car on ne veut pas
    Je fuis élegamment
    Pour ne pas affronter
     
    Avoir envie de crier.. Mais ne pas le faire.. Toujours se contenir.. Et fuir tous les conflits, et fuir toutes les querelles.. S'en tirer d'un sourire.. Changer habilement le sujet d'une conversation.. Ne pas prendre parti... Toujours accepter, ne pas se révolter.. Rester calme, rester zen... Fuir sans combattre.. Refuser la haine.. Craindre les mots trop forts.. Et lorsqu'on est blessé par tous ceux,qui trop nombreux ne connaissent pas le pouvoir des mots, ne  rien dire, sourire, et accepter.. Mais il y a des volcans qui se construisent en nous... Et il est des moments où l'on ne peut plus les contenir.. Boum!
     
    Et puis que ferait on
    Si les boules de coco n'existaient pas
    Si le soleil ne brûlait pas
    Si les rires n'éclataient pas
    Si les sourires ne s'offraient pas
    Si les coeurs des pierres se brisaient
    Si les torrents s'arrétaient de couler
    Si les erreurs se réparaient
    Si les fausses routes s'effaçaient
    Si les mots n'étaient que cendres
    Que ferais-je
    Si je m'écoutais...
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    September 10

    Aujourd'hui, y'a...

    Aujourd'hui
    Y'a moi
    Et puis juste en face
    Y'a aussi moi
    Aujourd'hui
    Ce que je vois
    C'est de l'espoir
    Plein mes yeux
    Plein mes poches
    A semer pour cesser de s'égarer
    Ajourd'hui
    Y'a moi
    Et puis juste en face
    Y'a mes rêves
    Et Aujourd'hui
    Je décide que quoi disent les autres
    J'y crois
    Même si une étoile se brise
    Même si la toile de mes désirs est déchirée
    Même s'il ne faut pas
    Aujourd'hui
    Y'a moi
    Et puis juste en face
    Y'a des battements de coeur
    Pour me dire où aller
    Pour me dire quand pleurer
    Pour modeler mes sourires
    M'offrir la clé de mes rires
    Aujourd'hui
    Y'a moi
    Et puis juste en face
    Y'a mes larmes
    Toujours aussi salées
    Apprendre à les goûter
    Les accepter pour apprendre à grandir
    Un souffle pour les sécher
    Un souffle pour m'emporter
    Chaque pas semble incertain
    Chaque pas est une chute
    Chaque pas est un futur qui se dessine
    Du bout des doigts
    Les mains pleines de peinture
    Aujourd'hui
    Y'a moi
    Et puis juste en face
    Y'a mes nôtes de musique
    Celles que j'écris, celles que je gomme
    Et mes sourcils se fronce
    Lorsque mes mains s'embrouillent
    Musique battant la chamade
    D'une vie qui s'apprivoise
    Curieuse partition
    D'une gamine de seize ans
    Qui se trompe de nôtes
    Parce que finalement elle a changé d'avis
    Aujourd'hui
    Y'a moi
    Et puis juste en face
    Y'a les autres
    Tous ceux qui m'observent vivre
    Tous ceux qui me lisent
    Ceux pour lesquels mon coeur bat
    Ceux pour lesquels j'y crois
    Ceux grâce auxquels je suis là
    Ceux que je recherche
    Ceux que je fuis
    Et je les regarde
    Avec défi
    Avec crainte
    Avec étonnement
    Leurs yeux, psychés de mon existence
    Aujourd'hui
    Y'a moi
    Et puis juste en face
    Y'a mes mots
    Me tenant compagnie
    Dans la solitude de mes nuits
    Derrière mes paupières closes
    Tout un monde de croyances
    Et les mots que je lis
    Auxauels je mêle les miens
    Et les mots que je crie
    Pour voir qui écoute
    Mots se posant sur mes doutes
    Aujourd'hui
    Y'a moi
    Et puis juste en face
    Y'a le temps
    Qui glisse contre mon coeur
    Qui file devant mes yeux
    Et qui malgré mes mains tendues
    Est hors de portée
    Ce temps que je ne sais arrêter
    Ce temps que je ne cesse d'approcher
    Pour l'apprivoiser
    Petite princesse
    Sortie d'un des livres de Saint-Exupéry
    Cherchant à saisir le tic-tac des secondes
    Aujourd'hui
    Y'a moi
    Et puis juste en face
    Y'a ma tempête
    Toutes les passions qui se mêlent
    Toutes les rages qui s'emmêlent
    Mes respirations sont tissées de révolte
    Mes souffles on le goût d'amour fou
    Et les vents de folie
    Me ramènent à mon "Moi"
    Aujourd'hui
    Y'a moi
    Et puis juste en face
    Y'a mon passé
    Tous mes traits enfantins
    Que j'ai égaré sur une feuille de papier
    Toutes mes tâches d'encre
    Tous mes mirages qui se sont révélés être réalité
    Mes cordes à sauter
    La bouche barbouillée de chocolat
    Prendre Peter Pan par la main
    Juste chercher le bonheur
    Jusqu'au pays imaginaire
    Ce que j'ai vécu
    Mes fantômes qui me hantent
    Mes fantômes que je combats
    Avec tous les fous rires
    Que je grave en moi
    Aujourd'ui
    Y'a moi
    Et puis juste en face
    Y'a mon envie de vivre
    Y'a mon envie d'y croire
    Mon envie de me relever
    Et aussi de ne pas tomber
    Y'a les pâte à modeler de mon destin
    Que j'ai entre mes mains
    Mon envie de me battre
    Mon envie de rire demain
    Et de savoir
    Et aujourd'hui
    Je ne demande pas pourquoi je suis là
    J'y suis
    Et je vis
    Pour apprendre comment exister
     

    "Allongé le corps est mort
    Pour des milliers c'est un homme qui dort
    A moitié pleine est l'amphore
    C'est à moitié vide
    Qu'on la voit sans effort
    Voir la vie, son coté pile
    Ô philosophie dis moi des élégies
    Le bonheur, lui me fait peur
    D'avoir tant d'envies
    Et j'ai un souffle au coeur
    Aussi... "
     
    La rentrée c'est revivre
    Les fous rires avec Sébastien
    Les regards paniqués à travers la classe
    Instants de bonheur
    Que je m'applique à saisir
     
     "C'est une belle journée, je vais me coucher
    Une si belle journée, Qui s'achève !
    Donne l'envie d'aimer, Mais je vais me coucher
    Mordre l'éternité, A dents pleines !
    C'est une belle journée, Je vais me coucher
    Une si belle journée, Souveraine
    Donne l'envie de paix, Voir des anges à mes pieds
    Mais je vais me coucher, M'faire la belle..."
     
    Clarinette a la top forme en ce moment...
    Le beau temps..
    Ou alors..
    C'est juste que..
    Y'a des jours comme ça..
    Où il est si facile de vivre !
     
    "Allongé le corps est mort
    Pour des milliers c'est un homme qui dort
    A motié pleine est l'amphore
    C'est à moitié vide que je la vois encore!
    Tout est dit
    Puisqu'en amour, si c'est du lourd
    Si le coeur léger, des élégies toujours
    Les plaisirs, les longs, les courts
    Vois tu mon amour, moi j'ai le souffle court
    Aussi..."
     
    La Tite sorcière et moi
    Nous lançons une campagne de jet privé
    Spécials pour princes charmants..
    Certes, cela n'a pas le cachet des blancs destriers
    Mais c'est tout de même plus rapide!
     
    "Belle, la vie est belle
    Comme une aile qu'on ne doit froisser
    Belle, la vie est belle
    Mais je vais là...
    Belle, la vie est belle
    Mais la mienne, d'un monde emportée
    Elle, j'entre en Elle
    Immortelle...
    Va...."
    September 03

    Moi, la vie...

    Moi un jour
    J'arriverai à poser un pied
    Dans la réalité
    Rejoindre
    Le monde sensé
    Moi un jour
    J'arriverai à ne pas rester collée
    Là où la vie ne va jamais
     
    Laisser une à une chuter
    Les perles dont mes rêves sont formés
    Laisser un à un tomber
    Les éclats de rires non brisés
    Pour donner à la vie
    Le goût de l'irréalité
     
    Frôler du bout des doigts
    Le futur auquel on croit
    Refermer sa main sur
    La poussière déposé
    Par chacun de nos espoirs
    Y croire
     
    Sauter pour s'envoler
    Même si on risque toujours
    De tomber
    Chute libre
    Chute lente
    Mais un jour réussir
    Et pouvoir s'échapper
    Distancer le passé
     
    Dans chacun de nos pas
    Les empreintes qui s'effacent
    De tous nos vagues à l'âme
    Combattre avec nos armes
    Et les flammes des nos passions
    La voix qui nous dit "Non"
     
    Sensations désaccordées
    Nous perdant dans le flot
    De mots inachevés
    De tous les inavoués
    Oh regrets étouffants
    De chacune de nos fuites
     
    Fureur de vivre
    Qui nous anime
    Rage d'exister
    Foi en la vie
    Rires passionnés de la jeunesse
    Chute des corps
    Qui se combattent
     
    Souveraine certitude
    De notre Moi éternel
    Et pourtant
    Toi, dis moi
    Ce que veut dire "soi"
     
    Imaginer un monde
    En forme de larmes effacées
    Du bout du doigt
    En forme de coeur qui bat
    En forme de communion
    Lorsque l'on se sépare
    Un monde pour nous porter
    Pour ne pas oublier
    Que si l'on tend la main
    On frôle la voie Lactée
     
    Chacun de nos mensonges
    Cache une part de réalité
    S'avouer ce qu'on refuse de voir
    Crier ce qu'on refuse de croire
    Mentir pour s'enfuir
    Mais toujours rattrapée
     
    Rechercher le bonheur
    Dans chacun de nos mots
    Dans l'alchimie
    De la Passion mêlée à la Paix
    Et trouver le bonheur
    Là où l'on ne va jamais
    Alors
    Dans ces instants là
    Comme il est simple de croire
    Comme il est simple d'être franc
    Vie multiple
    Où il suffit de respirer
    Pour apprendre à survivre
     
    Vendre des bulles de savon
    Aux eternels doutes
    Pour les laisser s'envoler
    Loin de nous
    Loin de moi
    Pour inspirer nos rêves
    Et les faire descendre
    Pour leur donner la couleur
    De la réalité
     
    Faire un saut dans le vide
    Pour essayer
    Faire un saut dans le vide
    Pour une fois tout lâcher
    Les fils de nos existences
    Comment les nouer autour de nos doigts
    Lorsque certains nous échappent
    Et que la toile du futur
    Semble se déchirer
     
    Se raccrocher aux mots
    D'amour
    D'espoir
    Qui nous sont destinés
    Pour oublier de sombrer
    Pour nous ramener
    Là où l'on désirait aller
    Même si l'on ne le sait pas vraiment
    On finit par le découvrir
    En avançant
    Suivant nos pas
    Sans réfléchir
    Sans se juger
    C'est toujours le bon chemin
    Que l'on emprunte
    Même si
    Il n'y parait rien
     
    Et lorsqu'on est perdu
    Toujours se raccrocher
    A une main qui se tend
    A une voix qui appelle
    A un rire qui fuse
    Mélopée du bonheur
    Qui nous fait accepter
    D'être et d'exister
     

     
    Olalala
    Demain c'est la rentrée..
    Ben voui déja
    Le temps passe toujours trop vite
    Ou trop lentement
     
    "C'est le soir où prés du métro
    Nous avons croisé Modiano
    Le soir où tu voulais pas croire
    Que c'était lui sur le trottoir
    Le soir où je t'ai dis "Tu vois..
    La fille juste en face du tabac
    Tu vois le type derrière, de dos,
    En imper gris, c'est Modiano..
     
    C'est le soir où nous avons pris
    Des mojitos jusqu'à minuit
    Le soir où tu as répété
    "Peut-être, il habite le quartier.."
    Le soir où nous somme revenus
    En dévisageant toute la rue
    En cherchant derrière les carreaux
    L'ombre chinoise de Modiano
     
    C'est le soir où je repensais
    A la veille du bac de français
    En vous appuyant sur le chant lexical de l'enfermement
    Vous soulignerez la terreur
    Dans le regard du narrateur
    Dans les pages cornées d'un vieux folio
    "Voyage de noces" de Modiano
     
    Et le baiser qui a suivi
    Sous les reverbères, sous la pluie
    Devant les grilles du square Carpeaux
    Je l'appelle Patrick Modiano..."
     
    Moi...
    Ce que j'aime chez Vincent Delerm
    C'est le fait qu'il sache peindre la vie
    Avec sa voix
    Juste comme ça...
    Le fait que ses mots sonnent toujours justes
    Qu'ils n'essayent pas de feindre..
     
    Et pi la photo...
    Ben c'est juste pour le plaisir !
    *Ma... Qu'il est beau!*