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September 29 derrière mes souriresDerrière mes sourires
Il y a de la joie
Il y a tous les espoirs deposés dans mon coeur
La rapidité
La lenteur
Le temps qui passe
Et le bout de mes doigts qui l'attrape
Pour le retenir
Pour l'arrêter
Derrière mes sourires
Il y a du doute
Parce qu'en fait
Parce que mine de rien
Ben je sais rien
Et j'attend qu'on m'explique
Qu'on me dise
Qu'on m'écrive
Derrière mes sourires
Il y la quête de vos mots
Ceux que vous m'offrez
Ceux que vous me murmurez
Parcelles de vie
Derrière mes sourires
Il y a mes mots
Mes pauvres mensonges
Que je voudrais réels
Il y a ce que dis
Et que l'on croit
Il y a ce que je crie
Et que l'on entend pas
Il y a mes mots
Toutes ces bouteilles jetées à l'océan
Derrière mes sourires
Il y a mes souvenirs
Mes rires d'enfants
Inépuisables sources de rêve
Mémoire qui blesse
Et qu'on regrette
Et il y a ces instants où l'on voudrait tant
Pouvoir revenir en arrière
Juste être petite fille avec des collants
Et des bonnets rouges en hiver
Juste quelques minutes avant maintenant
Mais on ne peut pas
Mais on ne sait pas
Et moi j'fais quoi ?
Derrière mes sourires
Il y a mes rêves
Enfouis tout au fond de Moi
Morceaux d'onirisme volés à l'eternité
Tous ces "je voudrais"
Tous ces "j'aimerais"
Tout ces "je serais"
Mes rêves brisés
Eclats de songes auxquels je me blesse
Et tous ces espoirs que je tresse
Derrière mes sourires
Il y a mes "je ne dis pas"
Je ne dirai pas
Je n'avouerai pas
Et pour plus de sécurité
Mettre mes mains devant mes yeux
Déjà fermés
Déjà aveugles
Et être sourde à cette voix qui me dit
"C'est pourtant vrai.."
Toutes ces blessures
Petites douleurs
Petites piqûres
Masquées, cachées, dispersées aux quatre vents
Et qui parfois nous rapellent leur présence
Brusquement
Prudemment
Et je sens mon coeur vaciller
Derrière mes sourires
Il y a mes fuites
Mon habileté à jouer sur les mots
A ne rien dire
A dissimuler
Sourire pour donner le change
Il y a ma peur du face à face
Et mon angoisse du pile ou face
Glissant entre vos questions
J'évite d'y répondre
Pour vous confondre
Derrière mes sourires
Il y a mon coeur qui bat
Qui accèlére
Et qui s'arrête
Il y a mon coeur que je fais taire
Il y a mon coeur que je baillonne
Que j'ignore
Que je refuse
Il y a mon coeur qui bat
Et que j'écoute
Et que je suis
Qui me laisse être
Et devenir
Derrière mes sourires
Il y a mes armes
Et mon armure
Pour me cacher
Me protéger
Pour oublier qu'en fait
Je ne suis pas comme ça
Qu'il en faut si peu
Pour me faire monter les larmes aux yeux
Et si peu encore
Pour les faire couler
Alors je me mords les lèvres
Pour ne pas pleurer
Et pour sourire
Sourire pour survivre
Pour vivre tout court
Derrière mes sourires
Il y a vous
Il y a vos mots
Il y a vos rires
Auxquels me raccrocher
Pour ne pas dériver
Mes radeaux de fortune
Il y a vos bras qui me retiennent
Il y a vos mains qui me font signes
Il y a votre simple présence
Et il y a vos propres sourires
Derrière mes sourires
Il y a ce que je voudrais dire
Mais que je n'ose pas
Trop peur de tomber
Trop peur de m'embrouiller
Peur de n'être pas comprise
Tous ces mots qui ne veulent pas sortir
Et que pourtant je pense
Lisez les dans mes yeux
Derrière mes sourires
Il y a mon envie de vivre
Il y a mon bonheur en morceaux d'arc en ciel
Il y a le goût du miel
Et milles projets
Et milles espoirs
Il y a mes rêves réalisés
Et ceux
Que je réaliserai
Le dernier album de Vincent Delerm
Un chef d'oeuvre
Un petit miracle
Le coeur qui bat
Envie de rire et de pleurer
Et me reconnaître dans chacun de ses mots
Pour t'écrire une lettres de trois pages sur mon lit
Pour dire c'est ce que j'ai vécu de mieux dans ma vie
Dans ma vie..."
Des instants de vie
Traduits en mots
Des instants de rêves
Et d'émotion
Les enfants du marécage
Le vrai goût des vrais fruits
Dans une vraie épicerie..."
Et moi je souris
Et moi je pleure
Je me sens bien
Tout simplement heureuse
A priori elle dirait
Que l'amour finit par pâlir
Comme les affiches du grand palais"
Tout simplement de l'espoir
Tout simplement du bonheur
Tout simplement
Il a compris ce qu'est vivre
Si beau ce matin
Que je pourrais faire la cour
A Christine Boutin
Il fait si beau sur la ville
Si beau sur les toits
Envie d'ouvrir la grille
Aux témoins de Jéhovah"
Et puis sinon il y a mes fous rires avec Tatiana
Customiser mes classeurs avec Seb
Les coups d'oeil désespérés à ma montre
La vie continue
s'affairent
Deux épaules plus tout à fait blanches
se penchent
Et c'est l'été sur le trottoir
ce soir
Elle dit tu vois je ne mens pas..."
Alors je continue à avancer
Pas mieux qu'une autre
Mais pas moins bien
Rue chaptal
Robe à pois
Et sandales
Déjà tes yeux
Rue Condorcet
Y'aura rien de mieux
Rien de mieux aprés"
September 22 happyness...Moi...
Quand je dis Toi
Je m'adresse à celui qui sera toujours là
Celui pour qui les mots ne sont pas nécessaires
Pour voir et deviner mes tempêtes intèrieures
Celui qui me fait rire d'un mot, d'un sourire
Celui qui se noie dans mes larmes
Celui qui sait, celui qui voit
Qui comprend
C'est celui qui partage ma crainte de la réalité
Je connais la valeur de tous ses "Je t'aime"
Celui qui m'apaise
Et qui parfois, me fait savoir qu'il sait que ça ne va pas
Mais qu'il est là
Tout en silence et en sensibilité
C'est des secrets, cachés dans le volant d'une voiture
C'est des grottes habitées par des loups
C'est des promenades sans fins au bord des falaises
C'est des voitures aux bavettes chromées
C'est une poupée grandeur nature entre les mains d'une petite fille
C'est celui qui comprend que le bonheur est fait de petits riens
Et qu'il a le goût de la glace rhum raisin
C'est une éternelle croyance en moi
C'est mon père Noël à moi
Rentrant à pas feutrés dans mon monde mystèrieux
C'est des courses dans les vagues
Instants de bonheur au goût salé, instant d'éternité
C'est des musiques me berçant depuis mon enfance
Des dessins pour chacunes des ses absences
C'est pouvoir rester silencieux des heures
Et tout se dire
Par nos regards, par nos soupirs
Nous
Deux points d'interrogation
Qui pour se comprendre procèdent par allusions
Pour ne pas se brusquer
Pour s'aider
C'est deux coeurs un peu en vrac
Qui se dissimulent
C'est deux coeurs en chamallow
Trop sensibles
Trop fragiles
C'est deux ours
Et nul besoin des autres
C'est celui qui comprend mon besoin d'être seul face à moi même
C'est la passion de Noël et des couleurs
C'est ne plus pouvoir s'arrêter de parler lorsqu'on est passioné
C'est jouer à Titanic en plein San Francisco
C'est hurler de rire sur une espèce de balançoire réservée au moins de 6 ans
C'est le goût des Barbapapas offertes en cachette
C'est une voix grave qui me lit des histoires
Que je connais par coeur
Mais juste parce que le bonheur lorsque l'on sait où il est
On veut le retrouver
C'est le juge impartial de mes amitiés
Celui qui sait les gens dés le premier regard
Juste me laisser guider
C'est le parfum de la mer
C'est le concerto pour l'empereur
C'est notre timidité
Notre armure pour nos protéger
Parce que mine de rien
Tous les deux, on a facilement le coeur en flaques
Et nos larmes coulent devant un King Kong en haut du building
Un peu paumés sur Terre
Un peu décalés
Un peu ailleurs
Toi qui est celui qui m'entend faire des cauchemars
Toi qui est celui qui me tient la main dans le noir
Lorsque j'ai peur
Lorsque je doute
Lorsque j'ai mal
Lorsque je ne crois plus
Toi qui partage mon bonheur
Lorsque je découvre
Lorsque je vois la vie en technicolor
Lorsque passionée
Lorsque révoltée
Toi c'est le goût et le parfum de la Grèce
Toi qui a su rester enfant
Toi à qui je me confie en silence
Toi, attentif au moindre de mes gestes
C'est voir ton amour dans tes yeux
C'est pouvoir croire en la vie
C'est pouvoir continuer
C'est des coups de coudes lorsque tu t'endors
C'est du rêve que l'on arrive à partager
Dans chacun de mes fous rires
Dans chacun de ces mots que je ne sais pas dire
Dans chaque grain de sel déposé sur ma joue par une larme solitaire
Dans chacun de mes rêves que je n'ose pas écrire
Dans chacun des espoirs qui m'animent
Dans la lente mélopée qui semble rythmer ma vie
Dans la jeunesse furieuse entendue dans mes cris
Dans l'écho incertain de ma voix qui apelle
Dans ma fureur de vivre
Dans mon calme bouillonant
Dans tous les paradoxes qui coulent dans mon sang
Dans la simplicité d'un bruissement d'ailes
Dans la complexité des nôtes de mes rires
Dans chacun des battements de mon coeur affolé
Dans le long ruban des rêves inachevés
Dans la toile du passé, constellée de souvenirs
Et dans chacune des heures à venir
Il y a toi
Papa
Et regarder les gens tant qu'y en a
Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur donner des coups d'pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lésarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j'étais mino
Les bonbecs fabuleux qu'on piquait chez l'marchand
Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
Et les mistrals gagnants
A r'marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu'y en a
Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
TE parler de ta mère un p(tit peu
ET sauter dans les flaques pour la faire râler
Bousiller nos godasses et s'marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S'arrêter, r'partir en arrière
Te raconter surtout les carambars d'antan et les cocos bohères
ET les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Et les mistral gagnants...
A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec Toi
et regarder le soleil qui s'en va
Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fous
Te dire que les méchants c'est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux
Car ils ont l'avantage d'être deux
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants
Et les mistrals gagnants
Et les mistrals gagnants
Et les mistrals gagnants..."
Renaud
Moi en ce moment
Je reprend tout ce que j'avais abandonné
Moi en ce moment
J'ai plus peur de me regarder dans un miroir
Moi en ce moment
Je suis bien
Moi en ce moment
J'me sens drôlement Moi...
(Et ça faisait longtemps...)
September 13 Il est... Il n'est pas..Il est de ces sourires
Permettant au soleil de se lever
Au éclats de rires de s'accomplir
Aux rêves de trouver la route de la liberté
Il est de ces sourires
Que l'on voudrait agrafer sur nos oreillers...
Parce que moi j'aimerais assister à une exposition de sourires... Des sourires venant de partout, de tous les rivages, de toutes les folies.. Il y aurait les sourires timides où le visage rougit, ces sourires esquissés du bout de notre pinceau, ces sourires où l'on se mord les lèvres pour les repprimer... Il y aurait les sourires que l'on trouve sur les photos.. Ceux pour paraître heureux mais qui paraissent faux.. Il y aurait les sourires que l'on offre pour ne pas perdre la face.. Pour faire croire que l'on sait rire de nous même, alors qu'en réalité, tout au fond de nous, y'a tout un étang de larmes qui ne demandent qu'à sortir.. Ces sourires au bord des larmes que je connais par coeur... Et il y aurait les rois de cette soirée, l'apothéose, le grand moment, celui où tous les coeurs des spectateurs battent la chamade au même rythme.. Boumboumboum.. Les vrais sourires, ceux qui sortent du coeur, ceux qui sont tellement grands que le visage semble trop petit... Une exposition de sourires, avec plein de gens autour de moi qui devant chaque sourire en reproduirait le shéma...
Il est de ces images qui restent gravés en nous
Doux pétales d'onirisme
Que l'on voudrait réels
Nous sommes des trapézistes
Qui loin des "pieds sur terre"
Oubliant le filet
Virevoltons dans les airs
Ô juste pouvoir créer le monde de mes fantasmes.. Ô juste m'y évader.. Vous rêvez tous d'un monde où pouvoir réaliser vos ambitions secrètes, vos rêves d'éternité... Et dans mon monde, à moi, celui que je me chante le matin au réveil, celui qui me berce, celui qui m'aide à rester debout, il y a le parfum de la canelle mêlée au chocolat... Parfum doux, épicé, senteur de mon enfance.. Mon monde, sous mes doigts, est doux comme une vitre couverte de buée.. Un peu froid un peu humide.. Un monde où dessiner mes dessins de p'tite fille.. Mon monde quand je le vois il est rouge orangé, lumière tamisée d'une lampe recouverte de mon écharpe rouge... Il a le goût de caramel au beurre salé.. Mais ce monde il pétille, bulles de bonheur vivantes.. Mon monde a pour musique le ressac de la mère contre des falaises brutales.. Mais mon monde je le rêve... Et je le réalise..
Il est de ces personnes
Qui savent nous faire rire
Qui débusque parmi nos larmes
La clé de nos sourires
Ces personnes qui sans le savoir
Nous sauve, nous tendent la main
Personnes qui croient en nous
Personnes qui nous écoutent
Il est de ces personnes
Que l'on croit nos miroirs
Juste échanger des mots... Juste quelques instants... Et là on réalise que l'on peut rire ensemble... Que l'on peut rire de tout, que l'on peut rire de nous.. Juste s'asseoir sur un banc, et regarder autour... Juste savoir s'écouter, ne plus être concentré par les seuls battements de notre coeur.. Partager.. Et puis réaliser qu'il est de ces personnes avec lesquelles on se sent toujours bien... Ces drôles de rencontres, cadeaux de la vie.. Juste des fous rires, justes des confidences, des bêtises, des p'tits n'importe quoi racontés autour d'une tasse de thé.. Sur les touches d'un clavier.. Instants de paix volés à l'existence.. Instants de réels qui n'en ont pas le goût.. Quelques futilités, quelques banalités, avec au milieu, caché, ce qu'on a sur le coeur.. Pouvoir se soulager.. Juste échanger des mots... Et c'est déja tellement..
Il est de ces objets
Petites touches anodines
Sur la toile de nos souvenirs
Petites tâches de couleurs
Que l'on ne remarque pas
Mais sans qui
L'on ne peut pas
Objets de mon enfance qui ne me quittent pas.. Les consigner un à un dans des carnets, pour ne pas les oublier.. Traces de pas dans la neige qui recouvre mon passé.. Pendentif, nounours rapé, poupée aveugle, et bonbons acidulés... Il n'y a rien de plus précieux que les trésors de notre vie.. Aucune valeur ? Mais non que dis je... Inestimable...Moi, sans mes trésors de flibustiers enfouis sous le sable, je suis perdue.. Moi sans mon collier composé de perles de vie qui s'éparpillent, quoi que je fais? Paraît qu'j'suis grande, mais pas assez, pour m'endormir les soirs de peine sans la peluche de mon enfance.. Paraît qu'j'suis grande, mais pas assez, pour ne plus croire aux histoires de fantômes, pour ne plus me lancer de défis ridicules ("Si je m'arrête de respirer dix secondes, il ne m'arrivera rien !" Certes... où est le rapport?).. Instants de folie, instants de non sens, au goût iodé...
Il est des soirs où l'on voudrait
Pouvoir s'enfuir et s'évader
Disparaître rien qu'un instant
Dans l'océan de nos pensées
Partir sur un cheval ailé
Tout droit
Trés haut
Vers la voûte étoilée
Mesdames et messieurs, veuilles accrocher vos ceintures... Juste un voyage dans les étoiles... Dis Vie, Ô puissante Vie, tu veux bien me l'offrir... Je papillone des cils, je souris.. Mais rien... Juste un voyage dans les étoiles, pour saluer la Lune et lui dire que j'aime me perdre sur elle... Saluer les comètes, les suivre dans leur course folles.. Saluer les planètes, entités gigantesques, tous ces titans du ciel.. Sentir le vent contre ma joue, sentir le vent me décoiffer, être recouverte de poussière étoilée, être recouverte de blanc lacté... Tourner, slalomer... Ô grisante vitesse... Et pouvoir oublier... Laisser tomber... Se laisser emporter... Et arrêter de penser
Il est de ces colères
Bouillonant au plus profond de nous
Ces rages inavouées
Car l'on ose pas
Car on ne veut pas
Je fuis élegamment
Pour ne pas affronter
Avoir envie de crier.. Mais ne pas le faire.. Toujours se contenir.. Et fuir tous les conflits, et fuir toutes les querelles.. S'en tirer d'un sourire.. Changer habilement le sujet d'une conversation.. Ne pas prendre parti... Toujours accepter, ne pas se révolter.. Rester calme, rester zen... Fuir sans combattre.. Refuser la haine.. Craindre les mots trop forts.. Et lorsqu'on est blessé par tous ceux,qui trop nombreux ne connaissent pas le pouvoir des mots, ne rien dire, sourire, et accepter.. Mais il y a des volcans qui se construisent en nous... Et il est des moments où l'on ne peut plus les contenir.. Boum!
Si les boules de coco n'existaient pas
Si le soleil ne brûlait pas
Si les rires n'éclataient pas
Si les sourires ne s'offraient pas
Si les coeurs des pierres se brisaient
Si les torrents s'arrétaient de couler
Si les erreurs se réparaient
Si les fausses routes s'effaçaient
Si les mots n'étaient que cendres
Que ferais-je
Si je m'écoutais...
September 10 Aujourd'hui, y'a...Aujourd'hui
Y'a moi
Et puis juste en face
Y'a aussi moi
Aujourd'hui
Ce que je vois
C'est de l'espoir
Plein mes yeux
Plein mes poches
A semer pour cesser de s'égarer
Ajourd'hui
Y'a moi
Et puis juste en face
Y'a mes rêves
Et Aujourd'hui
Je décide que quoi disent les autres
J'y crois
Même si une étoile se brise
Même si la toile de mes désirs est déchirée
Même s'il ne faut pas
Aujourd'hui
Y'a moi
Et puis juste en face
Y'a des battements de coeur
Pour me dire où aller
Pour me dire quand pleurer
Pour modeler mes sourires
M'offrir la clé de mes rires
Aujourd'hui
Y'a moi
Et puis juste en face
Y'a mes larmes
Toujours aussi salées
Apprendre à les goûter
Les accepter pour apprendre à grandir
Un souffle pour les sécher
Un souffle pour m'emporter
Chaque pas semble incertain
Chaque pas est une chute
Chaque pas est un futur qui se dessine
Du bout des doigts
Les mains pleines de peinture
Aujourd'hui
Y'a moi
Et puis juste en face
Y'a mes nôtes de musique
Celles que j'écris, celles que je gomme
Et mes sourcils se fronce
Lorsque mes mains s'embrouillent
Musique battant la chamade
D'une vie qui s'apprivoise
Curieuse partition
D'une gamine de seize ans
Qui se trompe de nôtes
Parce que finalement elle a changé d'avis
Aujourd'hui
Y'a moi
Et puis juste en face
Y'a les autres
Tous ceux qui m'observent vivre
Tous ceux qui me lisent
Ceux pour lesquels mon coeur bat
Ceux pour lesquels j'y crois
Ceux grâce auxquels je suis là
Ceux que je recherche
Ceux que je fuis
Et je les regarde
Avec défi
Avec crainte
Avec étonnement
Leurs yeux, psychés de mon existence
Aujourd'hui
Y'a moi
Et puis juste en face
Y'a mes mots
Me tenant compagnie
Dans la solitude de mes nuits
Derrière mes paupières closes
Tout un monde de croyances
Et les mots que je lis
Auxauels je mêle les miens
Et les mots que je crie
Pour voir qui écoute
Mots se posant sur mes doutes
Aujourd'hui
Y'a moi
Et puis juste en face
Y'a le temps
Qui glisse contre mon coeur
Qui file devant mes yeux
Et qui malgré mes mains tendues
Est hors de portée
Ce temps que je ne sais arrêter
Ce temps que je ne cesse d'approcher
Pour l'apprivoiser
Petite princesse
Sortie d'un des livres de Saint-Exupéry
Cherchant à saisir le tic-tac des secondes
Aujourd'hui
Y'a moi
Et puis juste en face
Y'a ma tempête
Toutes les passions qui se mêlent
Toutes les rages qui s'emmêlent
Mes respirations sont tissées de révolte
Mes souffles on le goût d'amour fou
Et les vents de folie
Me ramènent à mon "Moi"
Aujourd'hui
Y'a moi
Et puis juste en face
Y'a mon passé
Tous mes traits enfantins
Que j'ai égaré sur une feuille de papier
Toutes mes tâches d'encre
Tous mes mirages qui se sont révélés être réalité
Mes cordes à sauter
La bouche barbouillée de chocolat
Prendre Peter Pan par la main
Juste chercher le bonheur
Jusqu'au pays imaginaire
Ce que j'ai vécu
Mes fantômes qui me hantent
Mes fantômes que je combats
Avec tous les fous rires
Que je grave en moi
Aujourd'ui
Y'a moi
Et puis juste en face
Y'a mon envie de vivre
Y'a mon envie d'y croire
Mon envie de me relever
Et aussi de ne pas tomber
Y'a les pâte à modeler de mon destin
Que j'ai entre mes mains
Mon envie de me battre
Mon envie de rire demain
Et de savoir
Et aujourd'hui
Je ne demande pas pourquoi je suis là
J'y suis
Et je vis
Pour apprendre comment exister
Pour des milliers c'est un homme qui dort
A moitié pleine est l'amphore
C'est à moitié vide
Qu'on la voit sans effort
Voir la vie, son coté pile
Ô philosophie dis moi des élégies
Le bonheur, lui me fait peur
D'avoir tant d'envies
Et j'ai un souffle au coeur
Aussi... "
La rentrée c'est revivre
Les fous rires avec Sébastien
Les regards paniqués à travers la classe
Instants de bonheur
Que je m'applique à saisir
Une si belle journée, Qui s'achève !
Donne l'envie d'aimer, Mais je vais me coucher
Mordre l'éternité, A dents pleines !
C'est une belle journée, Je vais me coucher
Une si belle journée, Souveraine
Donne l'envie de paix, Voir des anges à mes pieds
Mais je vais me coucher, M'faire la belle..."
Clarinette a la top forme en ce moment...
Le beau temps..
Ou alors..
C'est juste que..
Y'a des jours comme ça..
Où il est si facile de vivre !
Pour des milliers c'est un homme qui dort
A motié pleine est l'amphore
C'est à moitié vide que je la vois encore!
Tout est dit
Puisqu'en amour, si c'est du lourd
Si le coeur léger, des élégies toujours
Les plaisirs, les longs, les courts
Vois tu mon amour, moi j'ai le souffle court
Aussi..."
La Tite sorcière et moi
Nous lançons une campagne de jet privé
Spécials pour princes charmants..
Certes, cela n'a pas le cachet des blancs destriers
Mais c'est tout de même plus rapide!
Comme une aile qu'on ne doit froisser
Belle, la vie est belle
Mais je vais là...
Belle, la vie est belle
Mais la mienne, d'un monde emportée
Elle, j'entre en Elle
Immortelle...
Va...." September 03 Moi, la vie...Moi un jour
J'arriverai à poser un pied
Dans la réalité
Rejoindre
Le monde sensé
Moi un jour
J'arriverai à ne pas rester collée
Là où la vie ne va jamais
Laisser une à une chuter
Les perles dont mes rêves sont formés
Laisser un à un tomber
Les éclats de rires non brisés
Pour donner à la vie
Le goût de l'irréalité
Frôler du bout des doigts
Le futur auquel on croit
Refermer sa main sur
La poussière déposé
Par chacun de nos espoirs
Y croire
Sauter pour s'envoler
Même si on risque toujours
De tomber
Chute libre
Chute lente
Mais un jour réussir
Et pouvoir s'échapper
Distancer le passé
Dans chacun de nos pas
Les empreintes qui s'effacent
De tous nos vagues à l'âme
Combattre avec nos armes
Et les flammes des nos passions
La voix qui nous dit "Non"
Sensations désaccordées
Nous perdant dans le flot
De mots inachevés
De tous les inavoués
Oh regrets étouffants
De chacune de nos fuites
Fureur de vivre
Qui nous anime
Rage d'exister
Foi en la vie
Rires passionnés de la jeunesse
Chute des corps
Qui se combattent
Souveraine certitude
De notre Moi éternel
Et pourtant
Toi, dis moi
Ce que veut dire "soi"
Imaginer un monde
En forme de larmes effacées
Du bout du doigt
En forme de coeur qui bat
En forme de communion
Lorsque l'on se sépare
Un monde pour nous porter
Pour ne pas oublier
Que si l'on tend la main
On frôle la voie Lactée
Chacun de nos mensonges
Cache une part de réalité
S'avouer ce qu'on refuse de voir
Crier ce qu'on refuse de croire
Mentir pour s'enfuir
Mais toujours rattrapée
Rechercher le bonheur
Dans chacun de nos mots
Dans l'alchimie
De la Passion mêlée à la Paix
Et trouver le bonheur
Là où l'on ne va jamais
Alors
Dans ces instants là
Comme il est simple de croire
Comme il est simple d'être franc
Vie multiple
Où il suffit de respirer
Pour apprendre à survivre
Vendre des bulles de savon
Aux eternels doutes
Pour les laisser s'envoler
Loin de nous
Loin de moi
Pour inspirer nos rêves
Et les faire descendre
Pour leur donner la couleur
De la réalité
Faire un saut dans le vide
Pour essayer
Faire un saut dans le vide
Pour une fois tout lâcher
Les fils de nos existences
Comment les nouer autour de nos doigts
Lorsque certains nous échappent
Et que la toile du futur
Semble se déchirer
Se raccrocher aux mots
D'amour
D'espoir
Qui nous sont destinés
Pour oublier de sombrer
Pour nous ramener
Là où l'on désirait aller
Même si l'on ne le sait pas vraiment
On finit par le découvrir
En avançant
Suivant nos pas
Sans réfléchir
Sans se juger
C'est toujours le bon chemin
Que l'on emprunte
Même si
Il n'y parait rien
Et lorsqu'on est perdu
Toujours se raccrocher
A une main qui se tend
A une voix qui appelle
A un rire qui fuse
Mélopée du bonheur
Qui nous fait accepter
D'être et d'exister
Olalala
Demain c'est la rentrée..
Ben voui déja
Le temps passe toujours trop vite
Ou trop lentement
Nous avons croisé Modiano
Le soir où tu voulais pas croire
Que c'était lui sur le trottoir
Le soir où je t'ai dis "Tu vois..
La fille juste en face du tabac
Tu vois le type derrière, de dos,
En imper gris, c'est Modiano..
C'est le soir où nous avons pris
Des mojitos jusqu'à minuit
Le soir où tu as répété
"Peut-être, il habite le quartier.."
Le soir où nous somme revenus
En dévisageant toute la rue
En cherchant derrière les carreaux
L'ombre chinoise de Modiano
C'est le soir où je repensais
A la veille du bac de français
En vous appuyant sur le chant lexical de l'enfermement
Vous soulignerez la terreur
Dans le regard du narrateur
Dans les pages cornées d'un vieux folio
"Voyage de noces" de Modiano
Et le baiser qui a suivi
Sous les reverbères, sous la pluie
Devant les grilles du square Carpeaux
Je l'appelle Patrick Modiano..."
Moi...
Ce que j'aime chez Vincent Delerm
C'est le fait qu'il sache peindre la vie
Avec sa voix
Juste comme ça...
Le fait que ses mots sonnent toujours justes
Qu'ils n'essayent pas de feindre..
Et pi la photo...
Ben c'est juste pour le plaisir !
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