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November 30 Claire tout net s'en va pas vraiment, non. La perspective de fermer cet "ici" me mettait la tête à l'envers et le coeur dans les chaussettes. Donc non. Les mots se font rares car le temps avance à grandes enjambée dans ses bottes en caoutchouc rouge piment. Mais les phrases restent debout tout de même. Et peu importe que les mots trop rapides n'aient aucun sens, tant pis si je n'écris que pour entendre le tac tac de mes doigts sur le clavier. Parce que tapoter sur ces touches en plastique, c'est me couper un instant du monde. Du droit. De la prépa'. Des bruits de moteur s'agrippant à la vie de dehors. Des cris des autres humains.
Oui, mais comme le temps avance à grandes enjambées dans ses bottes en cuir [ il a changé depuis tout à l'heure ], et que je ne peux le rattraper même en hélant des taxis, je déménage. C'est un autre "ici", enfin un "là bas", où les mots sont plus courts, mais pour aujourd'hui, plus moi. C'est un ailleurs tout noir mais rempli de lumière. Et c'est toujours absurde.
Alors voilà, peut-être que si le temps décide d'enfiler des tongs et de ralentir je pourrai reprendre mes grandes épopées verbiales ici, mais pour le moment allons ailleurs.
Voilà, voilà.
[ Pouïpouï ]
October 22 Trois petits pointsMon espace perso' est sur pause.
Je ne suis pas sûre de le remettre sur play un jour.
J'ai besoin de temps, pour faire le point.
Pour tout dire.
J'adore le droit.
Ma prépa' est trés sympa.
Mes profs sont géniaux.
Et les cours passionnants.
Mais c'est moi qui ne cadre pas.
Ou qui ne veut pas cadrer, ce qui revient au même.
Je continue à passer sur vos blogs.
September 29 Come back Le temps s'est remis en marche. Tic, tac, tic. Mes pieds ont retrouvé le rythme, tout seuls. J'y suis enfin. J'y suis, déjà. Le matin, lorsque les premiers rayons du soleil rasent les bancs couverts de tags du forum des Halles, lorsque mes pas, couleur orange fluo, résonnent sur les pavés de la capitale, j'ai envie d'y croire. La vie se déroule d'elle même devant mes paupières grandes ouvertes, se déroule à travers le picotement acide du froid sur le bout de mes mains, le bout de mes doigts. Le temps file de nouveau devant moi, trop vite, et je tends mes bras, toujours trop courts pour le retenir.
J'ai posé une main fraîche sur le front de mes doutes, de mes peurs, de mes demi-tours et de mes deux pieds collés à la glue sur la même dalle depuis trop longtemps. Le matin, je me regarde bien en face, dans le mirroir, bien en face de ces doutes, de ces peurs, et de ces demi tours. Je les apprend et je les défie de reprendre la place qu'ils ont occupée ces derniers temps. J'essaye de me tisser telle que je suis et non pas telle que je n'arrive pas à être. J'essaye, de nouveau. Je reste autant de secondes que nécessaires devant ce mirroir, j'attend que les minutes me modèlent un sourire.
Je retiens des bouts de bonheur sous mes ongles. Dans mon grand livre d'images je colle les bottes espagnoles de Tatiana, les éclats de rire de Mathieu, le "pitou" de Thomas, le gateau au yahourt de Priscillia, le sac à main plein de trésors de Maëva et les converses déchirées de Melanie. Je me réchauffe de ces instants. Ces instants où nous sommes.
Cela faisait longtemps, n'est ce pas? Long temps d'espoirs piétinés, long temps de colère aveugle. Nouvelle inspiration apportant l'oxygène nécessaire à la confiance. Je débute tous justes mes études, et je n'en reviens pas. Moi qui ne pouvais imaginer qu'un jour, je serais étudiante. Assise sur les bancs de ma prépa', je savoure. Rédigeant ma deuxième dissert' en droit, je souris. C'est le bonheur tout simple de se sentir soi, et de se rendre compte que "soi", c'est pas si mal...
J'oublie ce dont je ne veux pas me souvenir. J'efface ce que je ne souhaite plus avoir devant mes yeux. Je raye ce qui me mettait hors de moi. Au lieu de partir sans cesse à la recherche des questions qui me tiraillent, je cherche les réponses. Je me retrouve sous le bout de mes doigts, je me revois dans le bruit des touches de mon clavier, je me reconnais dans ma panique lorsque je réalise que j'ai lu bien trop tard. Je suis là, juste là, si proche. Et j'arrive même à en rire.
Voilà.
J'adore ma prépa'
J'adore le droit.
Même si j'ai le dos cassé à force de transporter l'énorme Gicquel...
Voilà.
C'était aussi simple que ça.
Il suffisait d'un peu de courage...
Du bonheur un peu partout en fait..
Du bonheur des chaussettes aux noeuds dans les cheveux
Du bonheur dans, sur et sous les yeux.
Voilà...
August 30 Parce que parfois, cela arrivePoser un à un mes orteils sur le sol glacé
Puis baisser les yeux
Observer mes pieds sur le parquet
Les voir frémir, encore engourdis de chaleur
De sommeil
Avoir la tête vide
Être simplement concentrée sur cette vision
Instant de non sens
C'est cela, le bonheur
Courir dans les vagues
Avoir les cheveux salés, emmelés, abimés
Faire la planche et clore les paupières
Juste
Savourer le simple fait d'être ici
Là-bas
Se faire tomber et se donner des coups
Se battre contre l'océan
Donner des coups de poings et laisser choir la colère sur le sable
C'est cela le bonheur
Retrouver mes cinq ans
Les ai-je vraiment quittés ?
Construire des châteaux de sable
Creuser des bassins
Et puis s'inventer des histoires
De roi réduisant les délais pour la construction de l'escalier au milles marches
Croire que le palais de sable, fragile, durera cent ans
Retrouver mon enfance
Mon oublie de moi-même
Boire simplement à même la bouteille en plastique l'eau de la vie
C'est cela le bonheur
Se peindre les ongles de pied
En bleu, en violet, en orange
Et observer le soleil se refléter sur les couleurs vivantes de nos orteils
Se colorier les ongles
Juste pour moi
Oublier que les autres aussi le voient
Simplement, les peindre méticuleusement
Pour le plaisir de voir les couleurs en transparence sous les draps blancs
C'est cela le bonheur
Le soir
La tête posée sur l'oreiller
Les yeux grands ouverts derrière les paupières fermées
Effacer à la gomme les lignes de sa vie
Et tout réecrire
Céder au romantisme
Rêver de tous les excés
Et ne pas s'endormir, surtout
Car notre vie n'est pas encore réglée dans les moindres détails
Oublier qu'aprés tout les paupières sont fermées devant les yeux ouverts
Oublier qu'en réalité, demain en levant la tête qui est posée sur l'oreiller
On ne sera que nous même
C'est cela le bonheur
Gagner au backgammon
Et retrouver la fierté et la joie de l'enfant que ses parents ont laissé gagner
Savourer sa victoire
Rire, car cette fois, les dés nous ont offert la chance
La tête à l'envers
Effectuer une danse de joie, les pieds nus contre les dalles
C'est cela le bonheur
L'excitation de ce qui m'attend
Des instants encore inconnus
Découvrir
Ouvrir les yeux et les paupières pour avaler de la vie
De grandes bouchées d'existence
Se pencher tard sur les livres
Ceux dont les caractères sont si petits
Avoir les doigts plein d'encre
Tendre la main et accepter d'essayer d'être soi
Pas forcément une autre
Pas forcément cachée derrière une muraille protégée par des archers
Pas tout à fait recouverte d'écailles
Pas vraiment munie d'une hache
Retrouver les indices de soi
Je m'en étais tout de même laissé
Peu
Mais ils sont le commencement
Marcher
Ne plus regarder ses pieds par crainte de tomber
Regarder droit devant, vers l'inconnu
Trébucher, sans doute
Tomber, peut être
S'égratiner, pourquoi pas
Mais aprés tout, seulement trébucher, tomber et s'égratiner
Et enfin
Ouvrir les mains pour essayer d'évaluer combien pèse l'air
Laisser les tâches de rousseur arriver
Craindre de se perdre à nouveau
Se méfier de soi même
Et ne plus se laisser seul
Toujours s'accompagner
Remonter les lunettes sur mon nez pour voir
De nouveau
Aprés, tout, n'est ce pas cela le bonheur ?
L'ivresse d'un simple instant
La perte de contrôle
Et se retrouver face à soi
Avec
Un peu de temps, un fusain et une feuille de papier
Se croquer rapidement, maladroitement
Mais, enfin
Avoir une esquisse de soi-même.
En matière de comédie romantique
Ma référence c'est
"Coup de foudre à Notthing Hill"
En matière de film comique
Les titres qui me viennent au lèvres sont
"Les visiteurs"
"Les bronzés" et "Les bronzés font du ski"
"Some like it hot"
"Tais-toi !"
Certains Woody Allen
Et bien sûr, les grands De Funés
En matière de réalisateurs
Mes dieux sont
Luc Besson
[ Dieu suprème ]
Woody Allen
Les frères Cohen
Lars Von Trier
Emir Kusturica
Alain Resnais
Claude Miller
Et la trés prometteuse Zabou Breitman
En matière de films en général
Les chefs d'oeuvre sont
"Arizona Dream"
"L'homme de sa vie"
"La vie des autres"
"Good Bye Bafana"
"Dogville"
"Truman Capote"
"Lady Killers"
"O' Brotheurs"
"The Hours"
"Match Point"
"La neuvième porte"
"Sept ans au Tibet"
"Out of Africa"
"Edward aux mains d'argent"
Et j'en oublie bien sûr...
Et enfin, en matière d'acteurs
Je ne peux parler que de
Johnny Depp
Charles Berling
Nicole Kidman
Meryl Streep
Sandrine Kiberlain
Anne Parillaud
Jean Reno
[ Particulièrement lors de leur travail avec Luc Besson ]
Voilà, ce compte rendu cinématographique..
J'en avais envie.
July 11 Les tresses par terre Chaque matin, je détourne les yeux de mon miroir, je passe rapidement à autre chose, pour ne pas voir. J'ai osé me regarder dans mon miroir. Je n'ai pas aimé ce que j'y ai vu. Je savais avancer, marcher en oubliant que la route est semée d'embûches, je ne suis plus que défiance, méfiance et portes fermés. Alors, je préfère parfois marcher à reculons sur le chemin de la vie. J'ai également remarqué ma colère. De cette rage qui aveugle, de cette fureur qui étouffe. J'ai observé ma rancoeur, ma haine. Je me suis vue comme je n'aurais jamais voulu me voir. Je suis d'un goût amer, mon reflet est acide. Je ne suis plus que la moûe de l'enfant dégouté par la boue sur ses mains. Je ne me suis pas reconnue en cette personne cynique, haineuse, et arrêtée sur le chemin. J'ai vu tout ce que je n'étais plus. Evaporée, ma foi en la vie, mon évermeillement de chaque instant. Recouvert de poussière mes sourires aux anges. Electrocutée mon énergie. Dans mon psyché, j'ai découvert mon abandon de toutes les choses qui étaient importantes à mes yeux. Ces choses : la glaise du moule qui me forme. J'ai vu les mots qui m'échappaient. J'ai vu toute mon intolérance. Moi qui tentais de croire en tous, je déclarai chacun perdu d'avance. J'ai vu tout ce que certains essayaient de me dire. Mon abandon de moi. J'aurais du voir les regards d'incompréhension. Alors oui, mon reflet dans le miroir ne m'a pas plu. Alors oui, je ne suis pas reconnue.
Mais j'ai vu. J'ai accepté de regarder mon miroir, et, au lieu de le briser en mille morceaux, j'ai observé mon reflet dans ses moindres détails. Pour me remplir de l'incompréhension qu'il m'inspirait. Inconnue à moi-même, j'ai decidé de me regagner. J'ai coupé mes tresses blondes, et en sentant le ciseaux froids contre mon cou, j'ai senti que j'avais finalement réussi à avancer. En abandonnant mes longs cheveux, j'ai abandonné tous les souvenirs de cette année. J'ai rayé tous les numéros de téléphone et adresses inutiles. Le premier pas pour retrouver la confiance, pour retrouver le sourire. Sans ma lourde tignasse, je suis assez légère pour avancer plus vite. Tenter, du bout des doigts, essayer du bout du coeur. Arracher la vie, du bout des ongles. Me lever le matin et écrire. Faire des traces de peinture sur les meubles. Et puis enfin, respirer assez fort, pour croire, encore. Inspirer, assez profondément, pour obtenir toujours. Fermer les yeux assez longtemps pour laisser arriver les points de suspension. Rêver. Et chaque soir, au creux de l'oreiller, se construire, brique aprés brique, une nouvelle vie. Parfois, laisser l'émotion déborder. Apprendre que les larmes sont salées. Découvrir comment écouter les battements de son coeur, comment hurler de rire, et se laisser porter. Croire en les livres, de nouveau. Savoir qu'un livre ne peut raconter que la verité puisque c'est un livre. Enfin.
Et aujourd'hui, j'en ai envie. Je veux me retrouver. J'y crois. Et à cet instant, je veux me donner les moyens de donner des coups de poings contre mon reflet. Piétiner toge, cothurnes et masque grec. Déchirer les visages sur les photos. Je passe la main dans mes cheveux courts. C'est étrange, comme le courage et la volonté revient. Surprenant de découvrir tout ce que l'on refuse de voir dans notre miroir. Déroutant de se perdre en chemin et de ne plus savoir quelle route on a prise. Déconcertant de ne pas être sûre d'avoir pris les bonnes décisions, puisque ces décisions, on les a prises en ouvrant une page au hasard. Déchirant, d'avoir abandonné certaines personnes derrière nous et de se rendre compte que l'on aurait peut-être pas du, aprés tout. Me regarder dans le miroir et n'être plus que l'incompréhension qui desespère. Se retrouver dans une fossette, un éclat de voix, et se raccrocher de toutes ses forces à ce bout de soi. Bientôt, je me reconnaîtrai de nouveau dans le miroir. Et peut-être que je me sourierai, qui sait ?
La Terminale est finie
Enfin..
Vous ne pourrez jamais vous imaginer mon soulagement
[ J'ai mon bac mention Bien ]
J'ai tout fumé les Craven A
Et comme t'étais toujours pas là
J'ai tout vidé ton Rhum Coca
J'ai tout démonté les tableaux
J'ai tout relu Françoise Dolto
J'ai même laceré le Cocteau
Que tu cachais sous ton bureau..."
Repeindre la commode
Et bien sûr, mettre de la peinture partout
Cuisiner
Et rire surtout
[ Délou ]
Il est beau le résultat
Je fais rien que des bêtises
Des bêtises quand t'es pas là..."
Mat'
Mon barbouilleur de sourires
" 'Want to hold me with their hand"
"J'avale tes cheveux !"
Nos fous rires
J'ai tout bien étalé la glu
Comme t'étais toujours pas rev'nu
J'ai tout haché menu menu
J'ai tout brûlé le beau tapis
J'ai tout scié les pieds du lit
Tout décousu tes beaux habits
Et mis le feu à la pend'rie..."
Thomas, mon alter ego dans les centres d'attractions
"Claire, remonte!"
"Il manque l'attraction Claude"
"On ne peut plus fuir, il faut affronter"
"Claire, dis-moi que tout va aller"
Nous, fuyards..
Il est beau le résultat
Je fais rien que des bêtises
Des bêtises quand t'es pas là
Fallait pas gâcher mon coeur
M'laisser sans baby sitter
Je fais rien que des bêtises
Des bêtises quand mes yeux pleurent.."
Vendredi
Je pars six semaines en Grèce
[Enfin, un peu de beau temps!]
J'ai tout pillé ta belle vaisselle
Attends, c'est pas tout à fait tout
J'ai aussi depensé tous tes sous..."
Et la dernière phrase est pour Maëva
"Hum, c'est goûtu.."
June 19 Je demeure Les temps qui s'avancent sont des temps à part. Des secondes qui cessent de dégringoler. Des minutes de paix, des heures pour s'arrêter sur un banc, on reprendra la route aprés. Les temps qui arrivent nous offrent la lenteur des journées qui ne finissent plus. Du sommeil d'été qui engourdit les membres. Ce sont les heures qui nous sourient. Un tic tac qui s'affaiblit, l'obsession de la fuite de l'eau dans la clepsydre qui cesse. Nos mains retiennent le sable dans leurs paumes ouvertes. C'est la vie toute simple qui reprend ses droits. Arrêter le métronome. Alors oui, les temps qui se pressent à nos portes ne sont plus ceux que l'on connaît, ce sont les temps du repos muet.
Boire l'eau de la vie présente dans les sourires
Faire des tresses en guimauve
Souffler sur les miettes que l'on veut nous offrir
Toujours demander plus
Oublier de craindre le pire
Et écraser du pied ceux que certains
[ Fous ]
Osent nommer "Réalité"
Croire
Prendre le temps d'inspirer les particules de rêves, prendre les minutes nécessaires pour souffler sur la poussière du marchand de sable. Accepter que l'on ne peut sans cesse courir. Savoir déposer son ballot de souvenirs trop lourds sur la route, et s'asseoir à coté. Essayer de respirer, réapprendre à lire et à observer. Essayer simplement d'être là. Comprendre que le temps sait attendre, qu'il nous a attendu et qu'il nous attendra. Il nous faut réaliser que parfois, si l'on peut laisser filer la soie de notre vie, on pourra gaspiller du temps sans en perdre. Juste ainsi, avec la facilité de l'enfant qui rit.
Piocher dans la pile des souvenirs d'enfants
Prendre les moustaches de chocolat
Les costumes de danse et les paillettes
Les genoux du Père Noël
Les papiers dorés des bonbons
Les bottines abîmées
Les joues rouges de ceux qui croient
Et les éclats de sourires
Retrouver
Les temps qui frappent à notre porte sont ceux de l'espèrance. S'offrir l'abandon total à la confiance. Les secondes que je peux frôler des doigts sont celles des yeux écarquillées de l'enfant en salopette verte qui accepte la merveille de ce qu'il voit. L'enfant, le surpris de chaque instant. Il est " L'esprit qui reprend à son origine, sa tâche de lumière dans l'enigme" [Yves Bonnefoy]. Les minutes qui arrivent sont celles de l'accord parfait sur le piano. Ces minutes où l'on acceptera de citer les mots d'un autre plutôt que de trébucher dans les lettres en n'acceptant que sa propre prose.
Accepter la fin de nos mains
L'étendue finie de nos rires
Le nombre d'heures compté de notre coeur
La courte durée de notre âme
Le nombre de Tic-Tac dans notre Sang
Dire oui au bout de Nous
Bientôt les temps de paix. Les temps où nous sommes seuls face à nous même, face à nos croyances qui se révèlent être fausses, face à nos défiances. Tenter d'aimer tout de même ce que nous réflète notre miroir. Pouvoir nous aimer incomplet, plein de heurts et de bosses. Nous aimer dans tout ce que nous avons de défaillant, de dérisoire, de prévisible. Savoir que là où nous sommes chutes, nous sommes élevations vers l'horizon, que lorsque nous sommes échecs, nous sommes aussi croyances. Ces instant qui sont paix car chaques minutes comptent, car chaque gorgée de vie, chaque bouchée de présence, se déguste.
J'ai le rire à fleur de peau
J'ai les mots au bord des lèvres
J'ai les larmes au fondu du ventre
J'ai mes rêves devant les yeux
J'ai la rage au creux des mains
J'ai les sourires sur les paupières
J'ai la réalité sous mes pieds
Et j'ai le coeur qui perd la tête
Le temps qui est toute proche est celui qui étouffe sous le poids des questions. C'est le temps de la solitude qui s'approche. Il faut bien revenir en arrière parfois. On ne peut pas toujours aimer ce qu'on voit dans la glace. Il n'est pas toujours facile de faire face à la colère sourde. Il faut parfois briser plusieurs glaces pour apprendre, finalement, à s'apprivoiser, peut-être. Parfois il faut un cahier de ratures pour trouver la phrase juste. Souvent, il est nécessaire de tomber pour apprendre à se mettre debout. Il n'y a que l'incompréhension qui fait ouvrir les livres du savoir. Alors, pendant ce temps qui s'offre à nous, on s'assied sur le banc qui nous tend ses deux accoudoirs, on prend le temps de vivre, pour une fois. Pendant ces quelques jours de paix, on apprend à faire attendre le temps et à ouvrir les livres pour se regarder, au moins une fois, en face, dans la glace, sans briser le miroir. Utiliser ces secondes de repos face à nous- même pour dépasser la haine, oublier la colère. Tenter de se retrouver, lorsque, comme moi, on s'est perdu. Se réapprendre. Je dois de nouveau savoir lire mon langage, je dois fouiller dans mes bagages et retrouver mes rires. Plonger mes deux mains dans mes sacs trop lourds et me ressortir, naissante à la vie comme je l'étais. Et peut-être, accepter.
Et enfin, retrouver
Le souffle brûlant du vent d'été sur ma nuque
Le sel au coin des yeux
Les piqûres d'araignée
Et le thé glacé
"Aller, par au delà presque le langage,
Avec rien qu'un peu de lumière, est-ce possible
Ou n'est-ce pas que l'illusoire encore,
Dont nous redessinons sous d'autres traits
Mais irisés du même éclat trompeur
La forme dans les ombres qui se resserrent ?
Partout, en nous, rien que l'humble mensonge
Des mots qui offrent plus que ce qui est
Ou disent autre chose que ce qui est.."
Mat' et moi, chantant "Scratch" dans la rue
Notre nouveau tube
Et nos fous rires
Aprém' avec Délou
Juste de la complicité, des essayages ratés
[ D'autres plus réussis ]
Le bonheur
Les écrits du bac.. Over.
Oral de théâtre Jeudi
[ 8h à 20h
La fatigue arrive ]
"Ô poésie,
Je sais qu'on te méprise et te dénie,
Qu'on t'estime un théâtre, voire un mensonge,
Qu'on t'accable des fautes du langage,
Qu'on dit mauvaise l'eau que tu apportes
A ceux qui tout de même désirent boire
Et déçus se détournent, vers la mort. "
Citations :
Yves Bonnefoy
Mon coup de foudre..
June 02 Finalement. Pourquoi pas L'année se finit. Comme ça, sans trompettes, sans mouchoirs que l'on agite au loin. L'année se termine, encore. Il est de ces instants que l'on a tant attendus et qui lorsqu'ils se présentent ont le goût amer du "Déjà? Là, maintenant, tout de suite ?". Il est de ce moments où l'on saisit toute l'ampleur de ce que l'on a appris, acquis. Alors, c'est vrai, on peut se casser la figure, et de haut. Alors, c'est vrai, parfois les pansements, les béquilles, les atelles ne sont pas de trop pour nous soutenir dans le chemin escarpé qui nous force à grandir. Mais, il est également vrai, que l'on finit par y croire de nouveau, que l'on finit par retrouver le mode d'emploi des rires.
Et le jour où il sera interdit de rire
Le jour où l'on tombera de bas
Le jour où l'on cessera de croire
Le jour où les ours en peluches ne seront plus rapeux
Le jour où la guimauve ne sera plus élastique
Le jour où le chocolat sera mis au réfrigérateur
Le jour où il n'y aura plus de billes dans les cartouches d'encre
Le jour où l'on n'accordera plus aucune valeur aux mots
Le jour où la tragédie disparaîtra
Le jour où l'on aura les réponses
Ce jour là
Je rendrai les armes
Je baisserai la tête
Je capitulerai
Mais pas avant
J'ai failli arréter d'écrire ici, j'ai failli ne plus avoir envie d'être lue. Mais j'ai réalisé que mon ours en peluche était encore rapeux contre ma joue de petite femme, qui souhaiterait atteindre l'âge adulte avec la robe à fleurs et les couettes d'une enfant. Alors finalement, j'ai décidé de continuer. J'ai décidé de regarder droit dans les yeux des gens, j'ai décidé de dire lorsque quelque chose ne me convenait pas. Bien sûr, il y a un tel précipice entre les mots et les gestes que je ne suis pas sûre d'y arriver, mais j'ai commencé à tisser un pont entre les deux rives du précipice. J'ai cru que cela ne servait à rien de se battre, mais un instant seulement.
Finalement, je n'ai pas perdu l'aiguille de ma boussole
Elle s'était seulement égarée dans mes chaussettes
J'ai de nouveau des places pour des concerts de battements de coeur
J'ai retrouvé mes rêves
J'ai retrouvé mes yeux émerveillées de gamine devant le sapin de Noël
Je perçois au loin le Tic-Tac des gouttes de ma clepsydre
Je m'étais perdue en cherchant à connaître
Je n'étais pas si loin, en fait
Aurais-je eu peur des mots? Un petit peu. Rien qu'un peu, beaucoup? J'avais simplement oublié que les mots ne se donnent pas facilement, qu'il faut savoir les approcher, les apprivoiser. J'avais oublier que pour savoir utiliser le langage "il faut oublier les mots" [Yves Bonnefoy]. Il faut observer les mots, les mesurer, les peser. Il faut apprendre la patience [La plus importante des vertus selon Aristote]. Je ne savais plus attendre, je ne savais que regarder ma montre d'un air exaspéré. Je ne savais plus que le temps se déguste, se retient du bout des ongles, du bout des doigts. Heureusement, j'ai retrouvé la mémoire!
Ce ne sont pas que des abrévations
Pas que des lettres que l'on pianote à la hâte sur un clavier
Pas que de l'encre de Chine qui coule
Pas qu'un message sur un écran
Pas que des signes
Pas que des sons
Des M.O.T.S.
J'ai le coeur qui s'emballe lorsque je pense à l'année prochaine. Il y a tous ces changements qui m'attendent, il y a ces nouvelles personnes à apprendre, ces nouveaux mots à comprendre. Il y aura ce nouveau statut, ces nouveaux défis. Je vois déjà mes pieds dans sur le pavé de la capitale. Je n'ai pas peur, pas un petit soupçon d'angoisse. Juste l'envie de découvrir, l'envie de me jeter de plein fouet contre ce futur qui s'approche de moi, l'envie de le frôler du bout des doigts. Parce que j'ai pris ma décision, j'ai déterminé ce que je souhaitais vraiment faire.
Aprés avoir passé un certain temps à me demander ce que je pouvais bien désirer
Aprés avoir cherché tous les moyens possibles de ne pas prendre la décision
Aprés avoir sollicité des dizaines d'avis
Aprés m'être assise sur mon tapis
Avoir fixé le vide
Et m'être dit que j'étais définitivement foutue
J'ai pris ma décision
[ Champagne ]
Alors, voilà, c'est fait ! J'ai décidé que les rêves était fait pour être vécus. Je me suis dit que finalement le bruit de la pluie contre mes carreaux était apaisant. J'ai réalisé que si j'avais envie d'écrire, il fallait que je le fasse, et suivre les conseils de mon grand-père, ne pas me préoccuper de ce qu'en pense les autres. J'ai compris que je devais me préoccuper de ce qui était réellement important, c'est à dire de toutes les choses que je n'ai pas eu envie de laisser derrière moi. Signer le programme de "La fausse suivante" pour mes grands-parents, regarder "Desperate Housewives" où se mêlent fous rires et larmes avec ma mère, plonger les mains dans la terre du jardin avec mon père, passer du temps avec les amis qui connaissent le poid des mots et continuer la philosophie, ces cours qui ont été mon radeau, mes instants de bonheur, ma foi, durant cette année scolaire couleur grisaille. Je me suis regardée dans la glace, et j'ai accepté ce que j'y ai vu: j'ai accepté le fait de grandir, le fait que la barbapapa ne se vende que dans les fêtes foraines, mes bleus, mes coups, mes erreurs et mes demis tours. Je me suis dit que j'avais le droit de croire.
Une année qui se termine
Des lambeaux de souvenirs à recoller sur la toile de ma vie
Des personnes que je n'ai pas assez remerciée
La gorge qui se serre
Un peu
Un sourire qui se dessine
Franchement
Et puis les mots de Jacques Prévert
[ Être ange, c'est étrange dit l'ange
Être âne, c'est étrâne dit l'âne ]
Voilà
Pour m'avoir aidé à tenir debout
Merci à mes parents
Pour m'avoir fait un de mes plus beaux cadeaux
Merci Tatiana
Pour avoir été là
Merci Touit
Pour avoir toujours été à mes cotês
Merci Maeva
Pour cette année de cours fantastique
Merci à mon prof' de philosophie Je n'ai plus qu'à attendre
Pour savoir où je suis prise
Nan, je n'angoisse pas.
Hum..
"Jeunes gens
En cours de philosophie
Vous allez réapprendre à parler le français"
Un souvenir de deuxième cours
[ Cela va me manquer ]
Dans une semaine
Le bac
On bosse
On bosse
On bosse
April 20 La dernière ligne droite. Laissez moi rire! "La dernière ligne droite". Vraiment ? Droite ? Elles semblent pourtant escarpées, savonneuses, tourbillonnantes ces dernières semaines. Deux jours, deux tout petits jours, minuscules, et c'est le trou noir. Comme ça. Ce n'est pas la peur des examens, ce n'est pas le fait d'avoir à faire un choix, ce n'est pas le travail qui s'annonce. Ce sont les autres. Ceux que je ne vois que trop. Ceux que j'entend sans cesse. Ceux qu'il me faudrait fuir. Plus que quelques semaines. Quelques semaines de rien du tout? Ah bon? Non, pas du tout. C'est déjà quelque semaines de lâcheté. C'est toujours quelques jours d'hypocrisie. C'est encore des instants de colère. C'est la Haine.
Je vous entend me dire de faire attention au poids de mes mots. Je vous entend me conseiller d'être modérée dans mes propos. Mais j'ai perdu toute modération, toute mesure. C'est comme ça. J'ai décidé d'adopter les extrèmes comme mode de conduite. C'est tout de suite beaucoup plus facile. Et choisir la facilité, parfois, cela soulage, cela repose. Alors je choisis des mots en forme de coups de poing, en forme de coup de pied, en forme de coups, tout court. Je frappe à travers les mots, parce qu'il paraît qu'on ne peut pas frapper dans la réalité. Parce qu'il faudrait rester souriant. Il paraît que ça fait bien de toujours se retenir, se contrôler. Sinon, evidemment, sinon, bien sur, la main peut partir toute seule.
Ces paroles ne me ressemblent pas. Cette violence, cela ne devrait pas être moi. Mais où suis-je passée? Où ma gaieté s'est-elle cachée? Avant il y avait l'envie de se lever le matin, l'envie de se battre. Ecrasée, l'envie d'y croire. Effacée, l'envie de changer le monde. Difficile, de se lever. Je compte les jours, je compte les heures. Moi qui était présence, je ne suis plus qu'attente. Brusque déviation. Non. Brusque retour en arrière. J'ai tourné les talons. J'ai avancé. Je me suis arrétée. Et bien oui, je me suis oubliée. Je me suis effacée à la gomme. La déception a des effets etranges, n'est ce pas. Ne plus avoir le courage d'y croire. Ne plus avoir l'envie de voir. J'ai laissé derrière moi mon envie d'avancer, mon envie de continuer, de rêver.
Pardon, j'arrête. C'est la perspective de cette "dernière ligne droite" qui fait jaillir de l'encre noire. C'est le sentiment de m'être perdue. Parce qu'en réalité, cette "dernière ligne droite" va passer vite. Et puis aprés il y aura le goût salée des vagues, il y aura le changement. Il y aura moi-même à reconcquerir. Moi? Avoir cessé d'y croire. Bien sûr que j'exagère. Je ne vis que dans l'attente de la fin de ces quelques semaines, la croyance reviendra, mais aprés, là, maintenant, elle est en train d'hiberner. Elle est partie, mais elle compte bien revenir. Et puis peu importe la bassesse de tous ces autres, peu importe le fait qu'ils soient aveugles. Aprés tout, je m'en fous que les masques tragiques cachent une absence d'intêrét, les monologues tragiques, je n'en veux plus. Finalement, ce n'est pas grave que les souvenirs ne correspondent plus à la réalité, que les souvenirs n'aient jamais correspondu avec les personnes de chair et de sang. Tant pis. On se détache, doucement. Et on garde le plus important. Bien sûr, il n'est pas bien lourd, ce "plus important", il se compose de quelques instants, de quelques espoirs. C'est puiser de la force dans ce que l'on trouve pour continuer à lutter, pour pouvoir sourir, et non pas vomir de la Haine, du mépris. Mais ne pensons plus à cela. Il y a toujours les instants de répits. Où l'on oublie. On l'on se perd dans la félicité d'un instant, dans l'ivresse d'un moment, dans le génie d'un auteur. Ce sont seulement des instants, des "plus importants. Mais.. C'est déjà bien assez.
Le génie de Luc Besson
La brutalité, la violence de ses images
Le courage de son regard
Lorsqu'il regarde les choses en face
A travers sa caméra
Et toute le charme de Nikita
Un pull trop petit
Un chien qui déclenche le Warning
Des cigognes
Et les goût du chocolat
Mes parents
Qui eux, ne me déçoivent pas
Les seuls
Avec qui je n'ai rien à craindre
C'est comme ça
Je veux pas aller en cours
Je veux plus aller en cours
Allez
On y va..
"Tant de choses qui sont mortes qui sont nées"
-Edmond Rostand-
Heureusement
Ils font partie des choses qui sont mortes
Des moments de bonheur avec Délou
Et Barnabé bien sûr
Et puis les couleurs
Et puis les chaussures trempées...
April 05 Pfiou, sur le gateau! Pfiou! D'un souffle je fais disparaître les flammes des bougies. Des dix septs bougies. On coupe le gateau, un nombre de parts impair. Forcément, c'est mon dix-septième anniversaire. Plus que des miettes dans les assiettes. Et des souvenirs qui se reflètent. Dix-sept ans.. Dix-sept ans.. Enfin! Déjà? Pas encore.. On les touche enfin du bout des doigts, ces dix-sept ans. On y arrive enfin à ces dix-sept années, cahin-caha, avec des chutes, avec des rires, avec des béquilles, mais ça y'est ! Ils arrivent ! On les attendait ces dix-sept ans. On les guettait d'une haut d'une tour.
Ce n'était pas si facile que cela d'avoir seize ans. Pourtant, ça sonnait si bien seize ans. Au début des seize ans, tout était rose, jaune, coloré. Tout était gai. Mais ils se sont revelés plein de heurts, plein de coups, ces seize ans. Et pourtant, eux aussi on les avait entendu avec impatience. Aprés tout, tout le monde peut se tromper. Seize ans, l'année où j'ai grandi. L'année où j'ai compris que tout n'était pas barbapapa. L'année où j'ai cessé de croire que le monde était un sourire géant qui allait m'acueillir les bras ouverts. L'année où j'ai cessé de dire qu'il fallait pardonner, qu'il fallait y croire. L'année où j'ai perdu ma confiance envers les autres. Ces seize ans m'ont appris la méfiance, ces seize années m'ont appris la distance. Ces quelques mois m'ont appris à haïr, à avoir des envies de violence.
Mais je ne suis pas juste. Il y a eu aussi tous les rires des ces seize ans. Tous ces souvenirs que l'on voudrait garder. Il y a eu tout le bonheur de l'adolescence mêlée à la crainte de devenir une femme, mêlée à l'envie de n'être plus une enfant. Il y a ceux qu'on a laissé qu'on a laissé derrière soi nous delestant d'un poid trop lourd. Ceux sans qui on arrive à être soi même. Tous ces générateurs de doutes, d'angoisses, de coeur en marmelade. Inutile d'en alourdir notre sac à dos, je les ai déposé au bord de la route, et je suis partie. Je ne dirai pas qu'il n'y a pas eu de regards en arrière, mais plus je m'éloignais plus je me rendais compte que ce que je laissais derrière moi n'avait rien pour me retenir. Alors j'ai décidé de ne plus m'empêtrer dans ces fils englués. J'ai tout coupé! Il y a eu cette liberté des seize ans. Il y a eu cette impression de me connaître mieux. Mais je me réserve encore beaucoup de surprises !
Alors oui! Avec quelle impatience on les attendait ces dix-sept bougies sur le gateau ! Avec quelle soulagement on les voit s'approcher. Parce que, je n'ai pas perdu toute mon envie d'y croire. A dix- sept ans je vais abandonner loin derrière moi tous ceux que je n'ai plus envie de voir, tous ceux que je n'ai que trop entendus. Je vais rentrer dans une pèriode nouvelle, chausser de nouvelles chaussures pour arpenter les rues de la capitale. Je vais trouver de nouvelles lunettes, pour voir des nouvelles personnes. Et je vais jeter les numéros de téléphones qui ne servant plus à rien! Même si le monde n'est pas un sourire qui montre toutes ses dents, je vois bien qu'il essaye de me faire un timide sourire. Aprés tout, il y a les promenades dans paris. Enfin! Il y a les concerts de Vincent Delerm. Bien sur, il y a les pages des livres.. Le monde peut mettre tous les masques qu'il lui plait, il peut grimacer autant qu'il le souhaite, je saurai que ce n'est pas tout à fait vrai.
Le temps est passé vite, trop vite. Je me revois petite fille avec des couettes: j'essaye de sauter dans la photo. Mais je ne suis plus une petite fille, aprés tout, je n'ai plus de couettes! Le temps m'a joué des tours... Où sont passés mes rêves de princes charmants? Où sont passés mes songes de cheval blanc? Enterrés, cachés, démolis, enfermés. Ils ont laissé leur place à d'autres rêves. Vraiment ? Si je n'attend plus de princes charmants, que suis-je en train d'attendre tout en haut de ma tour dorée? Les rêves sont fait pour être brisés. Ou réalisés.
Dans les miettes de mon gateau d'anniversaire, je vois des images, des photos, des visages. Parfois j'ai envie de les attraper. Parfois, je voudrais simplement lancer mon assiette contre le mur. Mais on ne brise pas la vaisselle comme cela. Pour tout vous dire, ils s'annoncent bien noirs mes dix-septs ans, bien sombres, bien cendrés. Pour tout vous dire, y a peu de gaieté dans cet anniversaire et j'ai seulement envie de balancer le gateau contre le mur. Je regrette mes quinze ans, mes quatorze ans, mes treize ans. C'était mieux avant.
Mieux avant. Avant, on était maladroits, mais on était plus vrais. Avant, on y croyait. Maintenant, il y a de ces personnes qui tarissent mes mots. Je n'ai plus rien à leur dire. Je n'ai plus un mot à leur offrir. Je n'ai plus rien à leur sourire. Les masques sont tombés. Je préférais la tragédie d'avant, je préférais le camouflage des années précédentes. Sans la toge et les cothurnes, il n'y a plus rien. Perdu, perdu, perdu. Pfiou, en soufflant sur ces bougies, je souffle sur mes souvenirs. Je souffle sur le sable de mon enfance. Je piètine la poussière de mon adolescence. J'écrase la mêche brûlante entre deux doigts. Juste comme ça. Pour voir la trace noire. J'ai froid. Mon enthousiasme de quinze ans me manque. Ma folie de quatorze me manque. Mes illusions de treize ans me manquent. Je me manque.
Pfiou, je souffle sur mes bougies. Un coup de vent les éteint. Demain ne peut être que meilleur qu'aujourd'hui. Demain ne peut être que plus vrai qu'hier. Pfiou, il ne reste plus qu'une bougie. La dernière. Je fais un voeu, je souffle. On verra bien..
Samedi.. Mes dix-sept ans!
Craque-pas Maeva
Reste-là
Ils ne reste pas longtemps
En tout cas
Je suis là
"All work and no play make Jack a dull boy"
Tati, Thomas, Matt..
Vous voyez ce que je veux dire..
J-2
Avant Grandes-Oreilles
Les fous rires avec Tatiana
Et le gateau au chocolat
J'ai eu mon dernier cours de classe européenne
Ca fait tout drôle
En tout cas
Mon dessin a eu du succés!
Anne Aude
Merci
David
J'adore ton hélico'
Comment peut-on devenir si arrogant?
Si décevant?
Si plat?
Je crois que je suis gentiment en train de péter un cable
Rien de grave
N'est-ce pas docteur?
C'est l'insouciance de cette photo
Que je voudrais récupérer
Où diantre peut-elle être passée
Enfin..
Il y a toujours les Dindons..
March 20 Egarement...Perdus
Perdus, mes souvenirs
Les êtres de maintenant
Ceux de chair et de sang
Ne correspondent plus à l'image que j'en garde
Perdue, leur sincèrité
Ils ont tous appris à feindre, à se cacher
Même moi
Perdue, la clé qui ouvre les masques
Qui ouvre les coeurs
Qui ouvre les yeux
Egarée dans une paire de chaussettes
A un pied
Perdu
Perdue, l'enthousiasme des matins
L'envie de se lever, égarée
Ensablée
Il n'y a plus de bonheur à partir étudier
Une journée de plus à attendre la fin
Le soir est déjà empli de l'angoisse du matin
Repartir
Affronter ceux qu'on ne veut pas voir
Ignorer
Le coeur au coin du ventre
Enterré
Perdu
Perdues, les mains qui se tendent pour rattraper le temps
Arrêter les aiguilles
Qui semblaient trop rapides
Je voudrais les pousser
Perdu, le désir de garder les instants
A présent, je n'attend que l'été
Pour ne plus jamais voir
Pour avoir l'occasion d'essayer d'oublier
Je compte les jours
Compte à rebours
Tenir
Encore quelques jours
Perdu
Perdue, mon envie de confiance
mon envie de confier
Etouffée
Je ne suis que défiance, méfiance
Et anxiété
Perdue, les mots que je donnais
Je les garde pour moi
Et je me les murmure
Je souris sans trahir mes pensées
Perdue, l'envie de dire
Perdu
Perdue, mon opinion passée
Tous mes sourires aveugles
Déçue
Les figures familières sont des masques grotesques
Qui se brisent en chutant
Sur les dalles du temps
Sur les mots que l'on dit
Et qui blesse d'un soupir
Perdus, mon envie de garder
De revoir
De conserver
Perdue
Abandonnée
Perdu
Perdu, ce que je cherchais
Je n'avais pas tenu compte
Du temps écoulé
Je ne m'étais pas rendu compte
Que là encore, je me trompais
Essayer de retrouver
N'attraper que du vide
Perdu, l'enthousiasme de rire
Car les rires sonnent faux
Si l'on n'ose tout dire
Perdu, le dictionnaire de mots dans lequel je piochais
Brûlé
Perdu
Perdues, la force, la volonté
Dont il me fallait user
Pour regarder en face
Ce que je me disais
Perdue, l'envie de dire les choses
D'échapper à la fuite
Je ne veux que courrir
Et ne plus m'arrêter
Ne pas avoir à dire, à avouer
Simplement
Être muet
Perdu
Perdu, mon flegme brittanique
Je cède à la colère
Danse aux bras de la Haine
Je ne veux plus entendre ceux qui ne savent pas dire
Perdue, ma patience
Occuper tout mon temps
Pour accélérer le rythme
Des tic tac de l'horloge
Des gouttes de la clepsydre
Perdue, l'envie d'attendre
D'eterniser
Perdu
Perdus, tous mes sourires
Que je savais servir
En réponse à tous les préjugés
A toutes les grandes paroles, qui ne veulent rien dire
Aux idées arrétées
Aux convictions inébranlables
Perdus, tous mes "Je donne le change"
Je ne sais que grimacer
Tordre la bouche en le rictus amer
De la Desabusée
Perdu
Perdue, mon envie d'être révoltée
De changer les mondes
De décrocher les étoiles
Perdue, toutes mes illusions
Je ne bombarde plus de mots ceux qui ignorent encore
Ce qu'il est juste de faire
Je laisse couler
Envolés, mes grands discours
Mes grandes phrases
L'éloquence
Perdu
Perdu, ce courage qui me manquait
Il m'échappe encore
Me glisse entre les doigts
Me fait abandonner
Perdu, mon envie de me battre
De lutter
Pour toutes ces convictions que je crois plus vraies
Pour tous les desespoirs
Qu'il faudrait arrêter
Pour tous les coeurs cassés
Qu'on devrait réparer
Perdu
Perdus, les mots qui affluaient
Me venant facilement
Perdue, la facilité à exprimer
Tout ce que l'on veut dire
Tout ce que l'on soupire sans oser l'avouer
Effacée, cette foi que j'avais dans les mots
Egarée, cette confiance
Aveuglement stupide
Dont je me suis débarassé
Donnant un coup de balai sur mes phrases préparées
S'offrir
Sans discours, sans avant, sans aprés
Offrir le présent
A ceux qui nous écoutent
Perdu
Perdue, cette mesure que j'avais
Cette équilibre fragile
Ce tas de poussière grise
Sur lequel un enfant a soufflé
Comme on souffle les bougies d'un gateau d'anniversaire
Perdu, cette sérénité
J'avance dans les extrèmes
Dans la colère, la Haine
Dans le soi tout soi rien
J'avance et je trébuche
Je ne suis plus mesurée
Trouvé
Trouvée, comment se réchauffer à la flamme des souvenirs
Comment ne pas montrer ce que l'on n'ose dire
Comment résister en silence
Trouvée, la femme que je deviendrai
L'enfant que je resterai
Les couettes que je garderai
Les vestes que j'aurai
Trouvées, des personnes à ne pas oublier
A garder
Conserver
Trouvée
Enfant
Jeune-Fille
Femme
Moi qui est
Dans une semaine
Concours général de philosophie
Six heures à écrire
Autant vous dire que je vais rigoler
Dans deux semaines et demi
Dix-septs ans
DIX-SEPTS ans
'Tain
17 ans
Il y'en a
Qui ne comprennent vraiment rien
Il y'en a
Qui sont vraiment mal placés
Pour dire quoi que ce soit
A voir absolument
Chroniques d'un scandale
Vous verrez
Ce film est à marquer d'une "Etoile d'or"
Comme mon article le suggère trés finement
Vivement que la Terminale se termine
Mais quelle année de M***!
Mais qu'Ils sont bas..
Dans une semaine et demi
Le concours de Maeva
*Je pense à toi*
Talons Aiguilles
Un de ces petits chef d'oeuvre
Qui parsèment nos écrans
Avec
Le si Beau
*Miguel, si tu passes par là,
Fais moi un signe..* Miguel Bosé..
Un chef d'oeuvre ce film
Que moi je vous dis..
La chanson
*Si belle*
Est de Luz Casal March 12 Vous c'est Toi /Deux ans! Vous me faites sourire
Qui lâchez prise
Les larmes au coin des yeux
L'étreinte d'un instant
Vous qui m'offrez le bonheur dans un bocal
Vous à qui je lâche des mots
Des mongolfières de lettres
Et j'espère que le vent
Les menera à Vous
Vous qui osez me dire
Vous qui me faites rire
Des regards de complicité
Vous qui en je crois
Des marsmallows de félicité
Vous qui m'apprivoisez et que je tente d'apprendre
Vous qui êtes là
Vous me décevez
Vous qu'on croyait connaître
Mais on apprend qu'en fait ce n'est pas cela
Qu'en fait on ne connaissait pas
Qu'on s'était trompé
Qu'on nous a trompé
Vous que je ne souhaite jamais revoir
Vous à qui je souhaite ne jamais plus parler
Vous qui ne comprendrez jamais
Vous effacer au T-pex sur les pages de ma vie
Donner un coup de gomme
Passer la serpillère
Vous ignorer
Vous me devinez
Vous avec qui je ne sais pas jouer
Vous avec qui j'ai beau essayer
Toujours les nerfs qui se tordent
Qui font de noeud dans mes cheveux
Imbibés du sel des larmes
Vous avec lesquels je ne fais que tricher
Mais je ne sais bluffer
Que cachée
Derrière le masque porté par mes pensées
Derrière l'infinité de particules
De mon clavier
Vous que je refuse d'oublier
Parfois
Je voudrais
Vous m'enlevez
De l'élégante banalité de la vie quotidienne
Pour m'emmener
Dans votre wagon de folie douce
Vous qui me tendez la main
Sans même le savoir
Vous qui savez m'aider
Qui me charmez
Par la chaleur de vos rires
Par la finesse de vos mots
Par votre franchise
Vous que je commence tout juste à deviner
Vous qui me perdez dans les souvenirs
Votre sourire entêtant
Vous qui riez
Vous m'apprenez à détester
Apprentissage de la haine
Vous qui me tendez les armes
Pour vous fustiger
Vous qui éveillez en moi la colère
Vous qui déclenchez ma violence
Vous qui fermez mes paupières
Pour mieux rêver
A ce que je voudrais vous faire
Les confins de la douleur humaine
Ne seraient pas assez
Vous qui avez réveillé ma rancune
Vous qui m'avez blessé
Sachez
Je n'oublierai jamais
Vous me savez
Par coeur
Par douceur
Par tendresse
Par amour
Vous avec qui je n'ai pas à parler
Vous avec qui je n'ai pas à expliquer
Vous qui serez toujours là
Vous qui me retenez de vos phalanges
Vous qui veillez sur moi
Vos sourires
Vos bras
Tout ce qui fait que sans vous je ne serai pas
Vous qui avez la clé de mes rires
Vous sans qui aimer ne serait qu'un mot
Vous me déconcertez
Je ne sais que dire
Que faire
Vous ne m'avez pas donné de carte pour agir
Vous brouillez les pistes
De la noirceur de vos regards
Le charbon de vos pas
Me perd
Vous que je ne maitrise pas assez
Pour sourire
Pour aimer
Vous que je souhaite approcher
Je m'y prend mal sans doutes
Mais vous parsemez votre route
De pièges et de fossés
Vous vous enfuyez
Vous me pardonnez
Pour tous les mots que je regrette
Pour tous ces mots que je jette
Pour les erreurs
Les coups de tête
Pour les instants perdus
Vous qui me soutenez
Qui savez me faire croire en Demain
En la Vie, simplement
Vous, flamme de l'espoir
Vous contre qui me réfugiez
Vous le mur que je ne peux ébranler
La porte que je ne peux claquer
La règle que je ne peux déroger
Vous qui me guidez
Vous me lisez
Vous m'apprenez
Cherchant à me comprendre
M'apprendre
Et répondre à mes mots
Répondre à mes cris
Vous qui avez du temps à me sacrifier
Vous qui savez accepter
Les mots que je vous donne
Vous qui commentez
Jugez
Vous qui m'attendez et ne me perdez pas
Vous que je lis
Vous à qui j'écris
Vous pour qui je suis ici
A taper des mots sur un clavier
Les yeux fixés sur un écran
Oubliant
Qu'il ne suffit pas d'oublier
Que parfois il est impossible de pardonner
Qu'il faut savoir recevoir
Je suis votre puzzle
Et
Vous me reconstituez
Mon blog a deux ans
Cette année
J'ai appris
-Que le faux pas est toujours là-
-Qu'être à deux, ce n'est pas pour moi-
-Que Miguel Bosé est definitivement un Dieu de la beauté-
-Que la haine est accessible-
-Qu'on ne peut pas se mentir à soi-même-
-Qu'il est de ces gens qu'on ne peut pas quitter-
-Que Barbe Bleue était impuissant-
-Que "L'homme de sa vie" est un chef d'oeuvre-
-Qu'à seize on n'est pas plus grande qu'à quinze-
-Que le coeur, même recollé avec de la super glue, peut quand même se fêler-
-Que Tatiana préfère Clover dans les Totally Spies-
-Qu'Adèle, en vacances, avait des corps bronzés et musclés à portée de main-
-Que Mathieu adOoOre les chocobons-
-Que Melany ne savait pas qui était Egon Schiele-
-Qu'Emanuelle adore les bonbons "cocas" bleu et rose-
-Que Fanny n'a pas rendu un seul devoir de solfège depuis le début de l'année-
-Que Thomas a besoin de six mètres de largeur pour dormir-
-Que le parfum de glace préféré de Martin est mangue-
-Que Maeva n'aime pas les fleurs-
-Qu'Arnaud connait par coeur la chanson "Numa Numa"-
-Que mon frère DETESTE la banane-
-Que Papa pense que Tom Cruise sera refoulé à Peter Pan-
-Que Soazig adore la philosophie-
-Que Clô chante faux-
-Que Fiona est fan de Tokio Hotel-
-Que ma mère adore Hokusaï-
-Et enfin que lorsqu'on me donne un coup sur la tête au théâtre
C'est forcément la mère de Tatiana-
Alors Merci à
Mam', Pa', Grandes-oreilles, Touit, Frérot
Tatiana, Adèle, Mélany, Mâëva,
Matthieu, Thomas, Arnaud, Martin,
Anne-Aude, Fanny, Manu, Lili,
Hélène, Fiona, Eleonore, Pyruntha,
Penelope, Lucie, Lorena, David ,
Soazig, Claudie,Laure, Fabienne ,
Isabelle, *Mi*, Moumoune,Kathia,
Centlestone, Minou, Sandrap, Annaëlle,..
Tu t'emportes c'est n'importe quoi
Ouais mais moi j'préfère la colère, la colère
Emoi, agitation, agité
S'agit-il de s'assagir?
Et de vivre à moitité, à moitié enterré.."
Clauclau, Thomas et Moi
Sommes le triangle sacré
Nous communiquons!
Et la tête à l'envers
On est tellement de la fête que l'on se verse, à terre,
On reprendra d'la vie, et sans jamais se taire,
On vous servira d'la colère à la place du mépris.."
Naples.
La magie des couleurs
La folie
Juste avant l'orage
J'voudrais t'montrer comme ils sont beaux, comme ils sont beaux mes sentiments
MAis pas facile d'être sage, mes poumons plein de rage.."
L'émotion de Tatiana samedi soir
Ses sourires
Et puis chanter
Le bonheur
Tu t'emportes c'est n'importe quoi
J'te répondais toujours
La colère, c'est moi,
J'voudrais te montrer comme ils sont beaux, comme ils sont beaux mes sentiments,
Et toujours, encore maintenant, je tape du pied quand mon coeur saigne.."
Danser
ET puis encore danser
En s'écroulant sur les canapés
Se donner des surnoms
"Etoile de mes nuits
Soleil de ma vie"
La folie
Juste avant l'orage
J'voudrais t'montrer comme ils sont beaux, comme ils sont beaux mes sentiments,
On ne croit plus à aucunes promesses,
Et aprés, rien ne sera plus comme avant,
Rien ne sera plus comme avant.."
February 20 Idées noires, idée blancheJe suis tout au fond de vous
Je me cache
Je vous appelle des éclats de ma voix
Je vous tiens compagnie dans votre solitude
Dans vos pertes de repères
Je suis le feu qui vous consume
Je suis la pluie qui vous dilue
Je suis la croyance qui vous passionne
Je suis là pour libérer vos cris
Dénouant une à une, leurs chaînes
Je suis là pour vous apprendre à dire oui
A vos armes
Je suis la Haine
Je suis juste devant vos paupières
J'attends que vous ayez oublié ma présence
J'attends que vous ne sentiez plus ma puissance
Pour me faire connaître
Pour vous noyer en moi
Je suis le vent qui éloigne les radeaux des espoirs
Je suis la vague qui vous engloutit
Je suis le cri qui ne sort pas
Je suis la rage qu'on ne dit pas
Je suis le ralentisseur
Des battements de vos coeurs
Je suis celui qui tord les sourires en rictus amer
Qui transforme les rires
En odieuses ironies
On me mêle aux autres sons
Pour m'oublier
Je suis la Deception
Je suis tout au bout de vous doigts
Je suis le givre au bout de vos sourcils
Les mots que l'on aurait voulu retenir
Les phrases que l'on aurait cru pouvoir dire
Je suis un poing qui tape sur une table
Je suis une porte qui se claque
Je n'appartiens qu'à vous
Et pourtant je vous domine
Je suis les créanciers des erreurs du passé
Je suis la fausse note dans la rime
Je suis le Regret
Je suis au creux de vos sourires
Je suis le déguisement, le masque
L'absent
Je suis celui qui brise en mille morceaux
Qui piétine
Je suis le pêcheur de souffrances
Je suis l'erreur qui s'est glissée dans les mailles du filet de l'Espèrance
Je suis ce qu'on oublie de préciser
Je suis celui que l'on n'oublie jamais
J'incendie les songes
Et noie les contes de fées
Je suis le Mensonge
J'enrobe votre coeur
Je suis celui qui excite la Haine
Qui attise la vengeance
Je suis un corps qui s'écroule vers le bas
Je suis une chute
Des points de suspension
Je suis un rideau qui se ferme aprés une pièce sans applaudissements
Je suis celui qui ment
Je suis le frissonnement d'une vie qui se déchire
Je suis le bruissement d'un soupir qui s'achève
Je suis un reflet dans un miroir
Un cauchemar qui rêve
Je suis le Desespoir
Je suis sous votre peau
Je suis faite de musique militaire
Et de femmes en partance pour la guerre
Je suis l'oubli de soi
Vous vous abandonnez en moi
Je vous aveugle
Je vous perds
Je suis la fièvre qui vous dévore
Les écueils insensées de la raison humaine
Je suis une main qui jette à Terre
Un océan qui se déchaîne
Je suis la Colère
Je suis dans vos pupilles agrandies par l'effroi
Je suis une phrase qui ne se termine pas
Des sourcils qui se froncent
Et les mots qui dénoncent
Je suis l'essence magique de la Nature Humaine
Je suis le masque des comédies antiques
Je suis le bâton sur lequel s'appuie la peine
Le monologue Tragique
Du poète tourmenté
Je suis un enfant qui fait fausse route
Je suis celui qu'on veut arrêter
Je suis le Doute
Je coule dans votre sang
Je suis un regard de côté
Je suis le désir que l'on noie
Une baignoire qui fuit
Impossible à remplir
Je suis ce que l'on ne peut fuir
Je suis le goût d'amertume dans votre bouche
L'artisan de votre peine
Je suis un comèdien qui n'a pas de scène
Une plume sans encre
Un désir que l'on obtient
Je suis tout ce que l'on bâtit avec des "si"
Je suis ce qui fait tendre les mains
Je suis la Jalousie
Je suis entre vos dents
Je suis une plaie ouverte que l'on ne recoud pas
Je suis une lutte à mort
Je vous enferme dans ma folie
Je vous séquestre dans mes cris
Je suis ce qui répond aux questions du Désespoir
Je suis une vitre que l'on brise
Une écriture nerveuse
Un mot plus fort que l'autre
Je suis un fil qui vous étrangle
Une main qui vous empêche de respirer
Je suis des poignards que l'on lance
Une tunique ensanglantée
Je suis la Violence
Je suis dans votre palais
Je suis ce qui retourne votre estomac
Qui vous fait vous retourner
Je suis ce que vous ne regardez pas
Un mouchoir blanc devant les yeux
Le mouchoir de la paix
Je suis un plissement de peau qui retient un regard
Je suis le noir du ciel par un temps orageux
Je suis une moue boudeuse
Une tempête de nerfs
Je suis la vision d'une femme rouée de coups
Dans un pays en guerre
Je suis le dégoût
Je suis au bout de vos cils
Lors que vous regardez de haut
De loin
D'ailleurs
Je suis dans les descentes de piedestal
Dans les mots de compassion
Dans les sourires de pitié
Je suis dans chaque main qui se tend
Dans chaque mot que l'on dit
Du bout des lèvres
Du bout du coeur
Je suis dans chaque corps qui avance vers l'autre
Dans une lente communion pour toujours s'éloigner
Je vais là où s'égare la vie
Afin de la piéger
Je suis le mépris
Je suis caché dans votre gorge
Je suis celui auquel on accède
Que l'on donne
Et qui ne s'offre pas
Je suis des paupières fatiguées acceptant de se clore
Je suis une faute d'orthographe qu'une main enfantine a barrée
Je suis le pourquoi de vos interrogations
Des doigts qui se referment sur une feuille de papier
Des ongles colorés
Je suis l'éternel retardataire
J'arrive toujours en dernier
Je vous fuis
J'attends que vous m'acceptiez
Je suis le chant d'une diva
Que l'on entend pas
Je suis ce que l'on ne doit pas toujours donner
Ce que l'on ne doit pas toujours accepter
Je suis une alchimie compliquée
Je suis ce que certains n'obtiendront jamais
Même s'ils se mettent à genoux
Je suis ce qui se mêle aux autres tons
Je suis celui qui accepte les coups
Je suis le Pardon
Faire les quatre cents coups
Se prendre des coups
Plutôt que le tiède
Ceux qui ont peur sont debout
Les autres dorment mou
Se battre pour ses rêves
Qu'on nous enseigne, never explain
Qu'on nous assène, never complain
Et c'est un peuple qui se soulève"
Je pars à Naples...
Enfin les ruines de Pompéï
Autrement que dans un film passé trois ans de suite
Dans un cours de Latin
La Lune, la Lune
Même pour un Nirvana
De fortune, la Lune
Et si tu tombes sept fois
Et si tu tombes sept fois
Toujours se relever huit..."
La vie des autres
Un film grandiose, grandiose, grandiose...
A ne pas manquer
Faire des noeuds magiques
Au temps élastique
Rester éveillé
Pas faire les choses à moitié
Mieux même si le prix à payer
Vaut être atypique, même si
L'on vous tire vers le bas
Vertebrés excentriques
Qu'un fossile usé
Qu'on nous enseigne, never explain
Qu'on nous assène, never complain
Et c'est un peuple qui se soulève..."
Je n'ai pas compris..
Quel est le propos du film "Molière"?
Quel est sont but?
Par contre..
Les acteurs sont excellents...
La Lune, la Lune
Même pour un Nirvana
De fortune, la Lune
Et si tu tombes sept fois
Et si tu tombes septs fois
Toujours se relever huit..."
*La toute dernière chanson de La Belle...
Mamamiaaa...
Qu'elle est belle..
:-D* February 04 Dis moiDis moi
Toi qui lis mes mots
Que veulent-elles dire pour Toi, toutes ces lettres à la suite
Dis moi ce que j'attends
En écrivant
En distillant mes rêves sur un écran
Du bout des mes doigts sur un clavier
Du bout de mon coeur sur vos pensées
Du bout des cils
Je grave mes chimères sur vos paupières
Dis moi
Toi qui est derrière ton écran
Te caches tu de moi
Me défiant de ton silence
Ou m'offrant tes mots
Et moi sais tu de quoi je me cache
Ce qu'il y a derrière le masque que je me force à porter
Pour ne pas voir ce que me hurle la réalité
Pour ne pas entendre
Ce que je vois dans mon psyché
Dis moi
Toi qui semble tout prés
Pourrais tu me dire comment apprendre à vivre
Même si crois posséder quelques clés
Mon trousseau n'est pas complet
Il me manque des notions
Que je tente d'apprivoiser
Je tends la main vers elles
Mais elles prennent un malin plaisir à m'échapper
Subtile alchimie du bonheur
Ecrite à l'encre indélibile
Invisible
Dis moi
Toi qui est si loin
Est ce que je me trompe
En ne faisant qu'écrire
En ne sachant pas dire
On a voulu m'apprendre à affronter
Je n'ai pas assez étudié
J'ai oublié la formule
Mais Toi qui est si loin, si proche
Tu sais que j'apprendrai
Je replongerai dans mes cahiers d'existence
Je finirai bien par perdre mon flegme britannique
Je finirai bien par ne plus contrôler
Je finirai bien pas savoir hurler
Dis moi
Toi qui souris de Moi
Comment donner ma confiance
Donne moi la paix
Offre moi des sourires
Qui veulent dire que je crois
Empêche moi de douter
De tout
De vous
Dis moi
Toi qui continues à me lire
Sais tu que le bonheur se cherche dans chaque instant
Une soirée avec une amie
Des moustaches de chocolat
Des films en couleur derrière des paupières
Des projets qui ne sont pas faits pour être réalisés
Des tatouages aux henné
La buée
Nous envellopant dans un doux brouillard
Nous évitant de tout voir
Nous évitant les rictus amers
Dis moi
Toi qui continues à être là
As tu déjà fait des faux pas
As tu déjà trébuché contre un obstacle de la vie
Murmuré ce qui aurait du ne pas être dit
Raté une marche
Eu la bouche pleine de sable
Les mains pleines de rage
Les paupières couvertes de larmes?
Dis Moi
Toi qui déchiffre mes phrases
Que cherches tu?
Je cherche des réponses
En n'attendant que de ne pas en avoir
Que serait la vie sans questions?
Tout savoir
Pas de surprises
Pas de chutes dans le vide
Pas de vagues sur la plage
Pas de noeuds dans les cheveux
Pas de lumière dans les yeux
Pas de ratures sur les cahiers
Pas de mots gommés
Pas de fautes d'ortographe
La vie aurait un gout sucré
Ecoeurant
Dis moi
Toi, connaissance virtuelle
Que connais tu de moi?
Une jeune fille de seize ans
Depuis quelques mois maintenant
Amatrice de chocolat
Jongleuse avec les mots
Qui a decidé que la Vie ne serait pas qu'un masque neutre
Une gamine blonde aux yeux bleus
Qui connait pas grand chose
Et qui parle toujours trop
Du chamallow plein la tête
Boulimique de livres
Se perdant dans le langage desuet du dix-huitième siècle
Grande admiratrice de Willy Wonka
Croyant que le bonheur est à fleur de peau
Qu'il est dans les nuances de rouge du sang
Dans un battement de cil
Un froncement de sourcil
Un clin d'oeil
Un battement de coeur
Juste seize ans
Qui essaye tant bien que mal de vivre
Tant bien que mal d'être là
Dis moi
Toi qui me lis d'un air bienveillant
Sais tu que je te vois parfaitement
Tu mets tes lunettes
Et tu te penches sur une phrase
Tu te reconnais à travers mes mots
Et puis tu te dis
Que tout de même
J'en fais trop
Je te vois replonger dans tes souvenirs
Ce passé enfoui au fond de Toi
Parce qu'il est des choses qu'il vaut mieux oublier
Parce qu'il est des discours que l'on ne veut pas écouter
Parce que c'est si dur d'avouer
Devant le tribunal de notre conscience
Notre raison a toujours des preuves
Notre coeur sait si bien plaider
Nous avons tant de conséquences atténuantes
Nous sommes si mal à l'aise à la barre
Les mains dans les poches
Les yeux baissés
Que faire?
Dis moi
Toi qui finira bien par quitter cette page
De quoi as tu peur?
Il y a de ces angoisses que l'on ne sait expliquer
De celles qui nous font frissonner à leur simple pensée
Sais-tu de quoi j'ai peur moi?
Moi, téméraire jeune fille
Qui clame qu'elle sait affronter la vie
Est prise de panique
Durant les feus d'artifices
Au moindre pétard
Au moindre coup de feu
L'estomac qui se retourner
La sueur dans le dos
La gorge qui se serre
Et l'envie de hurler
Seulement taper ces mots
J'ai l'angoisse au bord des lèvres
J'ai le coeur qui se soulève
J'ai l'impression d'être une toute petite fille
Avec des couettes
Qui a l'impression que la terre va imploser
Que je vais m'envoler
Dis moi
Toi que je vais bientôt libérer
De ton rôle de lecteur
Connais tu la valeur des mots
Sais tu à quel point ils peuvent nous blesser
Nous casser en deux
Comme un biscuit
Nous déchirer en deux
Comme un bout de guimauve
Nous ne sommes que des sucreries
Aux yeux de la Vie
Mais tu sais
Toi à qui je m'adresse
J'y crois
"La partie de puissance quatre
était plutôt mal engagée
Tu m'avais laissé sur la droite
Au moins trois possibilités!
Malgré tous les conseils tactiques
Que je t'avais pourtant donnés
Pour des raisons énigmatiques
Nous n'y avons jamais rejoué!"
Une soirée avec Adèle
C'est du bonheur à saisir
Et qu'à deux
On arrive à saisir..
"Trivial Pursuit j'en étais sûr
Je t'ai déçu énormément
Sur une question littérature
A la portée d'un débutant
Malgré mes études littéraires
Mon exposé sur Ionesco
Mon unique et seul camembert
Je l'ai eu sur John MacEnroe.."
Ah, Vincent Delerm..
Barbouilleur de sourires
Et magicien des mots!
"Et j'ai déposé avant hier
Une plainte..
Contre RavensBurger.."
Z'avez vus!
Meuseuneu se refait à neuf!
Maintenant on peut inclure des vidéos aux billets
Encore faut-il que je comprenne le fonctionnement..
"Je n'sais pas ce qui m'a pris
Le 15 Avril à 18 heure
De ressortir le memory
De ma part c'était une erreur
Tu m'as dit c'est vraiment curieux
Ta mémoire est beaucoup plus claire
Pour retrouver une girafe bleue
Que pour ma dâte d'anniversaire!"
Le temps passe vite..
Juin arrivera trés vite..
Je n'attend que ça!
"Le cluedo, chose prévisible
A declenché tout un procés
Tu m'as trouvé bien insensible
A l'atmosphère de crimle anglais
Si tu n'peux même pas apprécier
Les ambiances d'Agatha Christie
Nous pouvons déjà annuler
Les vacances à Glastonbury.."
Je suis une gaffeuse hors pair..
Hier..
J'ai enfermé ma pauvre mère avec l'alarme !
"Et j'ai deposé avant-hier
Une plainte..
Contre les jeux Parker"
J'ai vu le p'tit prince aux yeux bleus aujourd'hui
Que les enfants grandissent vite..
"Je suis plutôt quelqu'un d'ouvert
Et je n'avais pas jusqu'ici
Envisagé la crise de nerf
Au milieu du pictionnary
Comment justifier dis le moi
Notre rupture de Vendredi
Mon entourage n'admettra pas
L'explication cochon qui rit.."
J'ai été noté en Ping Pong
Autant vous dire que cela ne fût pas glorieux..
"Mais j'ai retrouvé avant-hier
Le jeu du solitaire.." J'ai réussi pour la vidéo!!
Yes!!
January 28 Aujourd'hui, c'est décidé...Aujourd'hui
J'ai brusquement envie de recréer le monde
Du bout de mon pinceau
Des couleurs de me mots
Les mêler tous ensemble et composer ma toile
Et affuter mes rêves
Dans ce monde on n'oubliera jamais de vivre
Prendre conscience
Qu'on est là
Chaque respiration, souffle de miracle
On apprendra à vivre comme on apprend à parler
Les balbutiements de premiers pas
Les chutes des toutes premières fois
Les erreurs que finalement on ne fait pas
Les croyances auxquelles on ne croit pas
Les rêves que l'on n'ose écrire
Les mots que l'on aurait du dire
Ceux qu'on oublie
Ceux qu'on regrette
Manuel de la vie
Eternel inachevé
Dans ce monde
On oubliera que le temps passe toujours trop vite
On cessera de courrir
Prendre le temps
Attraper les secondes
Etirer les minutes
Garder les heures contre soi
Pour pouvoir observer
Juste comprendre et perdre le fil
Laisser le gouvernail perdre le Nord
Savoir rythmer nos vies sur nos battements de paupières
Fermer les yeux
Oublier que l'on n'est pas toujours éternel
Oublier qu'il arrive que la vie ait une fin
Dans ce monde
On saura être des Dieux tout puissants
On saura tenir au creux de nos mains les gouttes de nos destins
Tresser les bouts de guimauve de nos existences
Les faire fondre
Respirer l'odeur sucrée des nôtes jouées
Par des mains enfantines
Sur un clavier
Dans ce monde
On fera des tâches de gouache sur les murs
Des traces de doigts
Des bouts de vie qu'on a laissé tomber
Des moments que l'on a su faire glisser
Comme sur une toile cirée
Instants d'Eternité
Que l'on croit toujours pouvoir capturer
Dans ce monde
On pèsera toujours nos mots
On n'ignorera pas leurs lames affutées
Lettres brutales
Qui nous font déraper
Sur l'étendue glacée des phrases que l'on a jurées
Et oubliées juste aprés
Ces mots que l'on dit car ils sont attendus
Ces mots que l'on crie
Que l'on murmure
Comme autant de mensonges emportés par le vent de folie
Soufflant sur nos vies
Dans ce monde
J'affronterais la réalité
Ne pas se contenter d'écrire
Et de sourire
Savoir dire que l'on ne veut pas
Que l'on accepte pas
Ne plus garder la haine cachée au fond de moi
Des tornades cachées
Des colères masquées
Ô rage de la vie qu'il me faut déguiser
Dans ce monde
Les barques partiront à la dérive
Existences balancées au gré des vagues
Mouvementées sous les étoiles
Tomber dans le creux dans la mer et frôler l'océan du bout des doigts
L'immensité du monde
Se perdant dans l'eau salée
Des rires moqueurs de la Vie
Car dans ces eaux troublées
Qui sait nager?
Dans ce monde
On laissera le sable glisser sur les parois du sablier
On apprendra à marcher pour marcher
Respirer pour respirer
Vivre parce que c'est si bon de vivre
Juste faire
Sans penser
On apprendra à savourer
Savoir déguster les bonheurs que nous tend la vie du bout des mains
Instants de félicité
Dans ce monde
On ne se laissera pas couler
Plonger pour remonter
On saura simplement faire des battements de pieds
Et revoir la surface
Aprés être tombé
Monter monter monter
Se raccrocher au mots pour ne pas chuter
Et avoir le vertige
Du haut des cimes des apprentissages
Degringoler dans la neige de la réalité
Laisser nos rêves d'enfants en haut
Mais savoir que l'on pourrait remonter
Si seulement on le voulait
Dans ce monde
On croira aux contes de fées
Au princes charmants et aux blancs destriers
On se dira que tout est possible
Qu'il suffit de regarder ailleurs
Qu'il suffit de suivre les empreintes des rêves inachevés
Se laisser guider
Par les couleurs d'un manège au loin
Par le parfum du maïs grillé
Par les rires d'un gamin aux yeux écarquillés devant le dernier Disney
Par les pluies torentielles qui assombrissent nos vies
Par le goût du chocolat fondu
Apprendre à délaisser la rationnalité
Faire tomber le correct
Brins de n'importe quoi
Pimentant notre expèrience de la vie
Déjà si épicée
Dans ce monde
On photographiera le bonheur pour l'analyser
Le décortiquer
En extraire la subtile formule magique
Pouvoir le retrouver
Calmer les battements de nos coeurs
Accélérer nos pas
Au risque de trébucher
Dans ce monde
Dans ce monde
On croira simplement la vie
On saura la valeur de l'espoir
On apprendra la confiance
Les laisser aller de notre conscience
Relâchement de surveillance
Ne plus avoir pied
Simplement aimer la Vie
Même si elle ne nous rattrape qu'au dernier moment
Même si elle est un ouragan
Deracinant nos certitudes
Croire au bonheur
Savoir le débusquer
Lorsqu'il apparait masqué
Savoir le rattraper
Lorsqu'il semble s'enfuir
Le conserver
Apprendre à gommer les les fautes d'ortographe
Rayer les fautes de frappe
Et connaître la grammaire
Enfin rester debout
Pour éviter les chutes
Les bleus sur les genoux
Rien n'est impossible
Il suffit d'y croire
Il suffit de savoir observer les jeux des enfants
Les recopier
Sur les cahiers à grands carreaux du temps
Et on ne se perd pas forcément
On s'égare juste un instant
La vie n'est plus trés loin...
Manque de temps
Et pourtant
Lorsque je ne peux y accéder
Le net' me manque tant...
Fous rire avec Tatiana dans Paris
Harponner les cockers
Le mot de la fin?
Schpaff !
Ma mère et moi sommes devenues des fans..
De "Desperate Housewiwes"
Qui l'eut cru?
January 11 Tous ces débuts..Tous les débuts du monde
Nous égarent en nous même
Destabilisés que nous sommes
Nous devons apprendre
Survivre à cette nouveauté
Tous les débuts du monde
Entraînent les souvenirs dans une danse effrénée
Les premières fois
On découvre ce monde que l'on croyait connaître
On se perd dans les couleurs
On s'enivre d'émotion
On apprivoise la vie
Les premiers mots des livres
Nous nous noyons en eux
Sombrant entre les pages de l'ouvrage
On s'échappe de ce monde où le réel rêgne
Je veux de l'impossible
Et un vent de folie
Je veux tisser ma vie
De fils inconnus
Les premiers jours
Ces moments où l'on jette tout par terre
On piétine nos passés
Pour mieux construire l'avenir
On démonte les briques de notre existence
Pour reccomencer
Ces matins où l'on a decidé que cette fois on changerait
Que l'on n'est plus le même
Que le monde est à nous
Qu'il nous suffit de vivre pour toucher le bonheur
Qu'il nous suffit de croire pour réaliser
Ces matins où nos coeurs battent plus vite
Où les sourires se peignent sur nos visages
Tous ces débuts de vie
Où l'on perd le sens de la réalité
Où l'on croit subitement aux contes de fées
Ces commencements où l'on se perd en nous
Pour essayer de se cerner
Ces premières heures où l'on veut se comprendre
Enigme pour nous même
Point d'interrogation ambulant
Se perdant dans la masse des points de suspension
Se doter de pouvoir magique
Décider que l'on peut tout effacer
Tout créer
Tout avoir
Décider que pour une fois c'est nous qui donnons le choix
Et que nous n'avons pas à en prendre
Se dire que l'on ne se trompera plus
Que l'on a finit par apprendre la vie
Tous ces débuts
Où l'on veut décider
Où l'on croit pouvoir choisir
On se dit qu'à présent
Notre calme se dérobera
Pour laisser place à la tempête de nos colères
Balayant notre flegme brittanique
Maintenant
On ne tiendra plus compte de tous les imbéciles
De ceux pour qui les mots n'ont pas de sens exact
Qui oublient de penser
Aujourd'hui
Face à eux
Notre visage ne sera que mépris
Ces instants où l'on décide d'être tout autre
Même si l'on sait bien
Même si l'on doit admettre
Même si des voix nous crie
Que l'on n'est que nous même
Tellement accrochés à notre manière de vivre
Tellement nous
Tellement seul face au masque que nous portons
Fièvre d'angoisse face aux autres
Nous poussant à nous cacher
Derrière les mots
Et les sourires
Ces sourires qui grimacent de mensonge
Ces jours où l'on se force à oublier le passé
Les souvenirs sont enfermés à clé
Ne plus penser
Juste agir
Se perdre dans le travail
Dans les rires
Combler nos failles
Remonter à la hâte notre coeur en morceaux
Les coeurs se brisent trop vite
Les colles ne sont pas assez fortes
Face aux rages de la vie
A ses croches pieds
Désilusions
Vous êtes autant de coups de poignard
Les débuts
Ces rêves, ces espoirs, ces croyances
Se brisant aux écueils de nos existences
Croire que tout est possible
Savoir que l'on y arrivera
Connaître la foi
Et s'écrouler par Terre
Lorsque les paroles sonnent faux
Lorsqu'on tombe dans ce puit de réalité
Qu'est la vie
On s'efforce pourtant de fermer les yeux
Ne plus rien voir
Pour continuer à croire
Mais nos paupières ne sont jamais assez closes
Pour masquer les chutes de nos rêves
Début de vie
Début de cri
De révolte
Contre les égratinures de la vie
J'ai décidé d'être vivante
Tout simplement
De prendre conscience de mon souffle
Des battements de mon coeur
Du silence qui m'entoure
Continuer à croire même si c'est une folie
Et refuser d'entendre tous ces sinistres "on dit"
Je veux vivre
Ouvrir les yeux au monde
Et puis rire
Accepter que mon coeur puisse se serrer à l'évocation du passé
Me mordre les lèvres pour ne pas pleurer
Et puis continuer à sourire
Continuer à croire en la vie
Quoi qu'elle fasse
Même si elle s'acharne à me tromper toujours
A me perdre dans ses méandres
Apprivoiser les mots
M'éblouir aux rayons du bonheur
Me gorger de larmes
Être passionée coûte que coûte
Oui, vivre
A cent à l'heure
Même si c'est beaucoup trop vite
Mais je sais m'arrêter parfois
Savourer un instant d'eternité
Et le graver en moi
Apprendre
Au risque d'écraser mes illusions
Au risque de grandir trop vite
Ne plus brûler les étapes
Prendre mon temps
Et réfléchir
Savoir écouter ce que me disent les heures
Savoir accepter mes peurs
Rêver
A mon prince charmant de Solal
Aux futurs paillettés
Oui rêver
Et ignorer les trop réalistes
Ceux qui ont toujours les deux pieds sur Terre
Incapable de voler
Incapable de plonger dans l'océan lyrique de MES réalités
Croyante en cette vie onirique
Et puis enfin choisir
Savoir que tout n'est pas si facile
Vie si complexe
Que je tente d'approcher
Pour la comprendre
Sans la juger
Moi je veux être simplement là
A taper des mots
Sans penser à rien d'autre
Croire aux miracles
Un sourire de dérision aux lèvres
Rire de moi-même
Vous tendre la main à travers mon écran
Vous offrir mes mots de vivante
De petite fille qui devient grande
De Début de Femme
Que d' frapper sur un piano C'est sûrement pas être poète Que d' chagriner la p'tite fille Assise au bord du Styx" 23h02
"La vie est trop compliquée
Je me sens complètement larguée
C'est grave grand frère ?"
23h21
"Non c'est pas grave
On apprend à vivre dans la complexité avec le temps"
Que ferais-je sans mon tricheur de frère?
*Tricheur à mon petit jeu de début d'année
La réponse devait être UN nom de pays
Et non pas une liste*
Que les larmes me viennent à l'œil Et toi connard ça t' fait rire Ça t' fait rire et moi pleurer C'est qu'on doit rien piger" La dernière chanson de Mylène Farmer
"Devant soi"
Un petit chef d'oeuvre
On est bien très bien débile C' qui nous sauve c'est le style Equivoques et aussi paradoxes Et ça suffit" Mon papa m'a proposé de faire les soldes avec lui
Si c'est pas le bonheur ça!
T'sais j' sais même plus où qu'on est Les producteurs trouvent ça bien Toi et moi on l' sait quand même On n'est pas loin d' l' enfer" Tatiana et moi nous lançons dans le stylisme
Une champignonade de vêtements
Aux couleurs forestières
On est bien très bien débile C' qui nous sauve c'est le style Equivoques et aussi paradoxes Et ça suffit " December 31 Hommes, frères humains..Mais qu'est ce qu'être homme?
Qu'est-ce que l'humain?
Quelle signification se cache derrière ces lettres
Se cachant
Comme si elle refusait d'être découverte
Comme si nous avions à l'apprendre
Comme si cela n'était pas acquis
Homme qui se lève et qui fait des projets
Homme qui se couche abandonnant ses projets
Homme qui rêve
Qui désire
Qui décide de croire en la vie, de croire en lui
Qui souhaite se battre pour ce qu'il doit devenir
Futur inexprimable
Qu'il voudrait exprimer
Passé inoubliable
Qu'il voudrait oublier
Homme qui oublie pour quoi il est sur Terre
Homme qui décide de vivre pour lui
Quitte à marcher sur les autres
Quitte à renverser ceux qui lui font face
Combat à mort
Homme de tous les mensonges
Et de tous les espoirs
Désillusions humaines
Auxquelles nous faisons face
Devoir rester debout
Lorsqu'une main de fer nous met à genoux
Homme qui vit avec les autres
Essayant de les comprendre
Les savoir
Les deviner
Trouver les facettes cachées derrière leurs masques
Tous ces autres qui font peur
Tous ces autres qui font mal
Et qu'on ne cerne jamais
Incompréhension
Ces autres qui paraissent si loin
Ne partageant pas les même valeurs
Il y a l'homme qui oublie que les mots ont un sens
Les utilisant sans en connaître le poids
Il y a l'homme qui croit tout savoir
Mais qui ne sait rien
Être pédant
Tout de prétention
Et de mépris pour l'autre
Il y a l'homme à fleur de peau
Souffrant de chaque mot
Les larmes débordent si vite
Lorsque l'on ne ferme pas les yeux à temps
Il y a l'homme qui ne regarde pas
Qui refuse d'apprendre
Qui refuse de voir
Faux aveugle
Et tous ces hommes qui s'observent
Tous ces hommes qui se jugent
Désespérant
De ressembler un jour à l'autre
D'oublier l'autre
Homme vivant
Long apprentissage de la souffrance
Les plaies qui ne se referment pas
Les rages qu'on ne contient pas
Tous ce mots que l'on garde cachés quant il faudrait les dire
Ces colères que l'on fait taire
Répondant aux règles de bienséance
De notre société
Il y a l'homme qui accepte
Mais qui se bat
Il y a l'homme qui refuse
Mais qui reste dans les idées
N'allant pas plus loin
Que ses propres pensées
L'homme qui se laisse dériver
Sur l'océan de la vie
Qui oublie que si l'on ne se bat pas
On tombe face contre Terre
Et aucune main se tend pour nous relever
Seul face à la vie
Seul contre tous
Homme qui naquit sans armes
Et qui doit s'en forger
Dans les mots
Mais ceux qui croient que les phrases ne blessent pas
Les maniant avec maladresse
Ecorchant les autres de leurs lames affutées
Sans même le vouloir
Il y a ceux qui comme moi
Ont choisi pour suvivre
D'engluer les autres dans la toile de leurs lettres
Il y a ceux qui voudraient
Qu'on croit en l'avenir
Qu'on conserve les rires
Et qu'on sache se taire
Ceux qui voudraient tant dire
Mais qui ne savent qu'écrire
Juste croire en la vie
Accepter que les rêves soient la réalité
Vivre dans la passion
Se détruire
Se recoller
Être couvert d'égratinures
Impossible à panser
Toujours vouloir apprendre pour pouvoir accepter
Toujours savoir, comprendre
Pour pouvoir refuser
Ceux qui tout comme Moi
Enfouissent leur colère
Et cachent leur rancoeur
Gardant toujours leur calme
Un sourire impassible
Ironie de la vie
Apprendre à être homme
Apprendre à être humain
A tendre la main aux autres
S'ils en ont besoin
Reconnaître se fautes, accepter ses erreurs
Pour pouvoir avancer
Pour soigner notre coeur
Progresser pas à pas
Mais je ne sais pas le faire
Brûlant toutes les étapes
Allant beaucoup trop vite
Soufflant sur les bougies que la vie m'offre
Pour éclairer ma route
Être homme et vivre beaucoup trop vite
Apprendre à sourire sous les coups de la vie
Atténuer l'amour
Pour modérer la peine
Se méfier de ces autres que l'on ne saura jamais
Voyager, découvrir
Et apprendre à s'ouvrir
Être homme et être heureux
D'un rayon de soleil
D'une vitrine dans la rue
D'une rencontre soudaine
D'une connaissance accrue
Des riens qui font une vie
Grandir
Evoluer
Accompagné des autres
Empreints de leur mystère
Apprendre à être vivant
Tous les jours sur cette Terre
Apprendre à être croyant
En la vie, en l'espoir
En tous ces mots qu'on lit mais qu'on refuse de voir
Jouer la musique de nos vies
Corriger les fausses notes et les erreurs de rythmes
Et si comme moi on a tendance à aller trop vite
Savoir ralentir
En s'aidant d'un métronome
Ne pas trébucher au milieu des doubles croches
Et le temps d'un soupir
Reprendre sa respiration
Ecouter les battements de nos coeurs
Que l'on fait souvent taire
Alors que l'on devrait
Prendre la route qu'ils nous indiquent
Parfois
Rêver aux princes charmants cachés dans des crapauds
Rêver aux "Happy End"
Et aux ronds dans l'eau
Fermer les yeux pour mieux voir
Se laisser bercer par une douce folie
Ne pas toujours chercher à savoir pourquoi l'on est en vie
Juste accepter d'être là
Mettre un pied devant l'autre
Même si difficilement
Et un sourire aux lèvres
Avancer
"-Puisque nous sommes seuls, je vais vous séduire.
-Vous êtes ignoble.
-Bien sûr, sourit-il. Mais dans trois heures, les yeux frits comme je vous l'ai promis. Oui, séduite par les misérables moyens qu'elles aiment et que vous méritez, éborgneuse de vieillards. Le jour du vieux, j'étais prét à vous emporter sur le cheval qui attendait en bas, mais ce soir vous me déplaisez. De plus, voyant votre considérable nez en pleine lumière, je suis épouvanté!
-Mufle, dit elle.
-Voici, je vous propose un pari. Si dans trois heures vous n'êtes pas tombée d'amour, je nomme votre mari directeur de section. Foi de Gentilhomme et sur la tête de mon oncle. Acceptez-vous? Si vous préférez partir, libre à vous, ajouta-t-il aprés un instant de silence, et il indiqua la porte. Par ici la sortie du nez, il pourra passer sans peine, j'espère.."
Solal et son Ariane
Il n'y a rien de plus beau sur Terre
La perfection
Sur quelques pages
"Solal et son Ariane, hautes nuditées à la proue de leur amour qui cinglait, princes du soleil et de la mer, immortels à la proue, et ils se regardaient sans cesse dans le délire sublime des débuts."
Les danseurs espagnols dans le concert de Mylène Farmer
A se rouler par terre que moi je dis
Quelqu'un a un lasso que j'en chope un?
"Enfin, il se décida, ouvrit avec précaution, s'approcha du lit, se pencha sur l'innocente qui dormait, débarrassée de son malheur, sa femme qu'il faisait souffrir, celle qui lui avait donné sa foi, la danseuse émerveillée du Ritz, l'enthousiasme de partir et de vivre à jamais avec lui, sa naîve, sûre d'un bonheur éternel, son amaigrie. A genoux, les joues illuminées de larmes, il veilla sur son innocente qui dormait, enfantine, sa femme qu'il faisait souffrir. Plus jamais, plus jamais, plus jamais je ne te ferai du mal, lui disait-il en lui-même, de toutes mes forces je t'aimerai, et tu seras heureuse, tu verras.."
Bonne année à tous!!!
December 13 Que moi d'abord je dis...J'aime
Rentrer chez moi les journées d'hiver
Si courtes, si froides
Ces journées d'un blanc glacé
Fermer la porte derrière-moi
Et tout à coup
La buée sur mes lunettes
Ne plus rien voir
Oublier pour un instant le monde réel
Doux brouillard dans lequel je cesse d'être moi-même
Fuir la réalité
A l'abri derrière mes verres
Fuir la verité
A l'abri derrière mes mystères
Je n'aime pas
Qu'on me dise que j'agis comme une adolescente
Sans savoir
Lointains reproches
Qui n'ont pas vraiment de sens
N'en suis-je pas une aprés tout?
Du haut de mes seize ans
Seulement
N'est ce pas un droit d'avoir son âge?
Ses déviations, ses folies, ses fous rires
Pèriode de toutes les incohérences, de l'absurdité
Ô cesser de penser pour quelques minutes
On grandit toujours trop vite
On finit par sombrer dans la fuite de la vie
Adolescente?
Tellement finalement
Parce que passionée de tous les "Trop"
Delicieux excés
Parce que des questions plein la tête
Doutes iraisonnés
Parce que si peu de vie derrière moi
Si peu de mots et d'expèriences
J'aime
Parler d'un livre que j'ai lu
Parler à des auditeurs que cela n'interesse pas vraiment
Essayer de partager l'émotion ressentie
Essayer de faire entendre la mélodie des mots
La perfection d'une phrase
Lire des passages parfois
Pour mon plaisir égoïste
Pour le bonheur de relire ces pages
Encore et encore
Me perdre au milieu de ces bouts de papier
Et surtout ne pas me retrouver
Attendre les réactions
Le coeur battant
Passionée des mots que je suis
Comment les faire partager à ceux qui n'en voient pas la valeur
A ceux qui les manient à la légère
Je n'aime pas
Les sourires aprés les coups de poignard dans le dos
Ceux qui pensent qu'il suffit de faire comme si
Pour que cela soit
Ceux qui pensent que tout dépend d'eux
Que les autres ne feront qu'accepter
Dieux tout puissants
Je vais vous détrôner
Tout en sourires
Mais je ne m'approche pas
Tout en mépris et en rancoeur
Je ne viens pas
J'aime
Mes souvenirs enjôlivés de petite fille
Insouciante
Simplement sur Terre
Et non pas assaillie de question
Ces instants de doux répit
Rêveries
De princes charmants et de dragons
De voyage dans le temps et de bonbons
Réveries auxquelles on croit
Car elles seront forcément réalité un jour
La vie est tissu au couleurs chamarrées
La vie est aura de folie qu'on ne peut arréter
Que la vie est simple dans ces années là
Je n'aime pas
Me sentir impuissante
Devant les larmes des autres
Devant l'incompréhension
La révolte, le désir, la foi, les passions, les jours
Refus de ne pas pouvoir
De ne pas savoir
Les mots qui ne peuvent plus sortir
Car ils ne veulent rien dire
Devant la détresse
Les gestes, je ne les connais pas
De ma part ils ne viennent pas
Alors je garde mes distances
Acceptant la solitude de l'autre
La mienne
Mon incompréhension devant la nature humaine
Ces autres
Que je ne saurai jamais
Ces autres
Que je ne peux aider
J'aime
Observer les gens
Des bribes de vie qui se croisent
Qui se confrontent
Des moments d'existence que je saisis au passage
Attentive aux émotions de ceux que vois
Imaginer leurs vies
Leur enfance
Me reconnaître en eux
Savoir que je ne les devinerai pas
Ils sont des manuscrits indéchiffrables
Des hieroglyphes
Des signes que j'apprivoise
Ils me passionent
Ils me fascinent
Mes yeux les suivent dans leur moindre mouvement
Je les apprend
Je n'aime pas
Qu'on me donne des conseils lorsque je n'en veux pas
Moralisateurs
Pensant que leur mots ne s'appliquent qu'aux autres
Et qu'ils en sont exclus
Ceux qui ne savent pas se poser des questions
Qui pensent tout savoir
Et ne se tromper jamais
J'aime
Plaider des causes perdues d'avance
Attirée par ce qui est impossible
Par ce qui ne peut-être et qui ne sera jamais
Trouver des arguments absurdes
Compliqués
Pour le simple plaisir de les dire
Pour la douce euphorie de rire
Croire que tout est possible
Que tout peut arriver
Et qu'il n'y a pas de limites à ma réalité
S'engager là où personne n'ose aller
Pour la satisfaction de s'être démarquée
Contredire même si l'on sait que l'on a tort
Nier ce que l'on sait être vrai
Être contre ce pour quoi l'on est
Folies passagères qui sont miennes
Non-sens dont je ne peux me défaire
Je n'aime pas
Que l'on croit me connaître
Qu'on le crie à tue-tête
Alors qu'en réalité, avec ces personnes
Je ne parais que masquée
Je me cache derrière les mots
Je ne me révèle jamais
Ceux qui se trompent tellement sur Moi
Se laissant abuser par mes sourires
Mes fous rires
Se laissant tromper par mon ironie
Qui n'ont pas trouvé le dictionnaire pour me traduire
Qui pensent me lire comme dans un livre
Mais qui sont aveugles
J'aime
Empêtrer dans les mots
Les combats verbaux
Procéder par allusion pour engluer l'autre
Dans la toile de mes pensées
Qu'il ne peut déchiffrer
Détourner habilement une conversation
Ne jamais avouer ce que je pense vraiment
Ne parler qu'en énigmes
En phrases inachevées
Perdre l'autre dans les sentiers escarpés
De ma volubilité
Me cacher
Je n'aime pas
Les remords
Ne pas cesser de repasser les instants de bonheur du passé
Les erreurs que l'on a faites
Ce qu'il ne fallait pas dire et que l'on a dit
Je préfère accepter
Puis oublier
Vivre l'instant présent
Ne pas toujours se rapporter au passé
Vivre dans les souvenirs
Dans ce qui n'existe plus
Oublier d'être vivant
Laisser filer le bonheur entre nos doigts
Avoir été et ne plus être
J'aime
La vie en réalité
Tout simplement respirer
Marcher dans la rue et se perdre
Rire à en perdre la tête
S'écrouler par Terre
Oui, juste vivre
Avancer
Tenter de retenir le temps
Filant trop vite dans nos coeurs
J'aime me sentir vivante
Prendre conscience d'un instant
Être bancale, certes
Mais exister
J'aime croire en l'avenir
En ce que sera demain
Croire au bonheur du hasard
Ressentir
Percevoir
J'aime être Moi
Toute adolescente que je suis
Toute imparfaite que je serai toujours
Perdue dans mes rêves
Pleine d'espoir
Voulant grandir tout en restant une petite fille
Tellement paradoxale
Un peu, complètement ailleurs
Visitant d'autres mondes
Pour savoir quel est le meilleur
Jugeant ce qui m'entoure
Pour tenter de peut-être comprendre
Fronçant les sourcils, incrédule
Devant les miracles
Haussant les épaules devant la bêtise
Le coeur fragile
Mais si solide
La tête entre les mains
Les yeux dans le ciel
Les pieds sur Terre
Juste moi
Mais c'est déjà cela
Non mais vraiment je n'ai pas eu le coeur à m'étendre
Sur de jolies choses passées en ta compagnie
Sur de jolies choses passées, usées pour la vie..."
Un peu fatiguée
Une peu désabusée
Mais c'est bientôt les vacances
Heureusement!
Notre histoire pauvre en couleur
A sombré dans le gris, assombri mon coeur
Ne bat plus la cadence des jours heureux
Passés en ta présence..."
Perdue dans la folie de Noël..
Les cadeaux...
Les lumières...
Le bonheur...
Attéré, attéri, abattu en plein vol
Non mais dis-moi vraiment à quoi l'on ressemble
Aprés toutes ces années, à vivre ensemble..."
Mon professeur de philosophie me fait mourir de rire!
Il a une manière de dire les choses...
Les cours de philosophie..
Des petits bonheurs!
Non mais vraiment je n'ai pas le coeur à entreprendre
De jolies choses, et seul, sans ta compagnie
De jolies choses passées, se cogner à ma vie..."
Champignon
Le dernier fou rire de Tatiana et moi
Que ferions nous sans Champignon {prononcer Sssampignon]?
Notre histoire pauvre en couleur semble indélibile
Assailli mon coeur ne bat plus la cadence
Des jours heureux passés en ta présence..."
December 05 Hey sister, I'm here...Elle est figure de mes souvenirs
Dame en Noir dans mon salon
Nos rires en nous maquillant
Sorcières d'Halloween
Des mèches noirs dans mes cheveux
Une paire de gants pour deux
Et tes longs cheveux qui pour une fois, tombaient
Librement sur tes épaules
Ce soir là
Il ne nous manquait plus que les balais
Je me rapelle d'une fête
Danser, chanter, danser
Et rire
Tourner à en perdre la tête
Se mettre à compter les étoiles
Se souvenir de tous ces films partagés
Et puis tous ces instants
Enfoncées au milieu des coussins satinés
Devant des images
A commenter
A adorer
Nos coups de folie
Les fils tressés ensemble de nos deux vies
Si je ferme les yeux
Rien qu'un moment
Je peux te voir allongée au soleil
Béatitude
Le temps s'arrête dans la lumière
Partager notre passion des livres
Ces auteurs qui se livrent
Ces mots qui nous aident à vivre
Lire, lire, lire
Se perdre entre les pages
Toi
Qui toujours par tes conseils a su me guider
M'aider
Assise à tes cotés dans une voiture
Et écouter
Mylène Farmer
Vincent Delerm
Louise Attack
Nos vies, sur ces mélodies, rythmées
Présidentes de la ligue des goinfres anonymes
Membres de l'UMPP
Drôle de petit groupe devant une mairie
A faire du bruit
A rire
Instants de non sens avec toi vécus
Instants qui prennent tout leur sens à tes cotés
Alors parfois
Celle qui est dans tant de souvenirs
Celle avec qui j'ai partagé tant de rires
Et de larmes
Parfois cette Grande Dame en noir
Perd pied
Comme nous tous aprés tout
Comme si elle n'avait plus de fils auxquels se raccrocher
Et dans ces instants
Que faire pour l'aider
Terrible impuissance qui est notre devant la souffrance des autres
Vouloir
Mais ne pas pouvoir
Et moi qui connaît tant de mots
Je ne sais pas trouver les bons
Ô se sentir desemparée
Te dire simplement
Les choses qu'on dit toujours
Ces choses si banales
Qu'on est là
Que la nuit est suivie du jour
Mais je voudrais te dire
Que te voir souffrir je ne peux l'accepter
Je voudrais en te serrant dans mes bras
Pouvoir tout effacer
Même pour rien qu'un instant
Juste un souffle de vie
Dessiner des sourires sur des feuilles de papier
Et autour de Toi les accrocher
Décrocher les étoiles
Et te les offrir
Qu'elles te guident de leur clarté
Je voudrais que mes silences reflètent tout ce que je ne sais pas dire
Qu'il suffise de croiser tes yeux pour réussir
A te montrer mon coeur
La vie n'est pas facile
Elle est porteuse d'écueils sur lesquels se brisent
Nos espoirs de cristal
Nos rêves, nos désirs
Notre réalité
Qui n'est pas celle du monde
Nous qui voudrions une Terre colorée
Nous n'avons droit qu'à du noir et blanc demodé
Nous qui souhaitons que nos rêves soient réalisés
Nous devons tous subir des désillusions
Se battre, se battre toujours
Resister
Se dresser contre les épreuves de la vie
Refuser
Accepter
Feindre
Abandonner
Mais parfois, tu le sais
Il y a ces instants de bonheur
D'euphorie
Ces instants qui nous donnent envie de tendre les bras pour les retenir
Leur dire de rester
Prés de nous, juste contre nos coeurs
Ces instants où les larmes sont symboles de bonheur
Parce que la vie est éternelle
Parce que tout prés de toi un prince aux yeux bleus est sans doute endormi
Parce que lorsque tu danses tu as les yeux qui brillent
Parce qu'à la fin de tes messages il y a toujours "bz bz"
Parce que tu es toujours prête à accepter la folie
Parce que tu es la reine des brownies
Parce que tu as déjà sécher mes larmes
Je veux être là
Je veux connaître le moyen d'enlever cette peinture noire
A l'aide de mes ongles, à l'aide de mes mains
Peu importe le temps qu'il faudra
Je serai là
Présente à tes côtés
Même si je ne sais pas vraiment m'y prendre
Même si aprés tout je n'ai que seize ans
Même si la vie est un mystère
Auquel je ne comprend rien
Même si je me perd
Dans le labyrinthe de mes mots
J'essayerai
Les instants avec toi
Ont le goût de caramel
Sont enveloppés d'une lumière tamisée
Les instants avec toi
Sont autant de perles colorées à rajouter au collier de ma vie
Moments de bonheur
Partagés
Je me rapelle de cette soirée d'été
Où l'on avait tellement danser
Que je ne pouvais plus marcher
Je me rapelle de toi disant
"Anne-Aude, les stocks!"
Ta gaieté enfantine lorsque tu me montrais ta nouvelle veste dorée
Même si la vie est semée d'embûches
Tu possèdes ma main pour te rattraper
Tu possèdes mon attention lorsque tu veux parler
Tu possèdes ma présence lors de la solitude
Et même si c'est absurde de penser que des mots ont le pouvoir d'apaiser
Je tente, je retente
Je n'abandonne jamais
Longue quête du bonheur
Où l'on ne se perdra pas
Cela, je te le promets
Sache qu'une petite fille de seize dans son devenir de femme
Voudrait t'aider
Et pense à toi
S'il faut se battre pour deux je suis prête à le faire
S'il faut apprendre à dire les choses
Plutôt que les écrire
J'apprendrai
Rien n'est impossible à qui désire vraiment
J'ai toujours l'impression que j'aurais pu faire
Mais que je n'ai pas fait
Que j'aurais pu dire
Mais que je n'ai pas dit
Que les mots dans ma gorge se sont enchevétrés
Noués
Liés
Tissés
Impossible de te les glisser
Je sais que la vie a parfois le goût de l'amertume
De rêves brisés
Mais heureusement elle a aussi le goût
Des croyances inébranlables
De l'espoir
Et aprés tout
Il y a Solal
Tant de mots
Tant de phrases
Juste pour te dire qu'en fait
Je suis là
Et que je t'aime
A Anne-Aude, ma sister in heart
Les auteurs de ce plan de table
Il y a coté de la mienne
La chaise d'Anita Pettersen
C'est écrit sur un carton blanc
Plié en deux avec ruban
Ecrit au milieu des dragées
Prés du bouquet de la mariée..."
C'est l'anniversaire de mon grand père aujourd'hui
-Même si d'aprés lui ce n'est pas avant l'année prochaine-
Mon grand père...
Acceptant de se déguiser pour mon plaisir de petite fille
Perdu dans ses mots croisés
Grand amateur de l'ironie
Mon rayon de soleil
Joyeux Anniversaire Touit!
A une Anita Pettersen
La première valse des époux
Y'a t'il l'équivalent chez vous
Et j'interroge un tailleur beige
Sur les coutumes de la Norvège
A propos de tout et de rien
Sont-ils comme ça les norvégiens?"
Auschwitz
L'horreur n'a pas de limites
Alors se battre
Plus jamais ça
En tapant ces mots je tremble encore
Quelques discussions sur l'amiante
Real de Madrid, Formule 1
Trois couverts à poissons plus loin
Dans mon secteur, dans mon quartier
Il est questions des grands glaciers
Elle parlera solstice d'hiver
Jusqu'au grand chariot des desserts..."
Ca y'est
Le décompte à commencer
Les premiers chocolats du calendrier de l'avant
Sont déjà manger
Noël arrive!
A une Anita Pettersen
Séance photos diapositives
Est-ce quelque chose qui vous arrive
Et j'interroge un tailleur beige
Sur les pratiques de la Norvège
Les disques jokey à catogan
A Oslow est-c'qu'ils sont fréquents?"
Délou et moi
Des fous rires
De la gourmandise
Et tant d'amitié
Je sais qu'une main déposera
Sur mes genoux quatre classeurs
Papier calque et photos couleurs
Et par dessus les commentaires
Sur la chemise rayée du maire
Je rechercherai sous la tente
Une cérémonie différente..."
Cher papa Noël
Si tu étais trés trés gentil tu m'apporterais
Des livres (beaucoup beaucoup)
Le dvd du concert de Mylène Farmer
Une paire de bottes
-Comme celles que j'ai choisi avec Maman et qui sont à présent planquées à la cave-
etc...etc..etc..
A une Anita Pettersen
Existe-t-il sur votre sol
Un genre de compagnie créole
Et j'interroge une tailleur beige
Sur les traditions en Norvège
A la sortie des lofotens
Lances vous du riz oncle Ben's
....
J'aimerais tenir les coupables
Les auteurs de ce plan de table..."
November 26 Dites-moi/Woody Allen/DelermDites-moi si les rêves ont une fin
Si lorsque notre voix se brise, les mots sortent tout de même
Particules d'aveux amers
Dîtes-moi si croire a de l'espoir
Croire en la vie
Les yeux ouverts, chaque nuit
Croire en soi
Croire aux bonheurs
Les yeux ouvers, le coeur ailleurs
Ô croire en ce qui ne sera jamais
Croire en ce qui n'a jamais été
Dites-moi d'où peuvent venir les rires acides
Les aiguilles finement enfoncées
Dans la chair de nos vies
Et si les mots ont un sens
Pourquoi ne pouvons nous le comprendre
Et si les mots veulent dire quelque chose
Pourquoi sont ils utilisés avec tant de legéreté
Dites-moi si la vie vous a déjà brulé
Croche pied d'existence
Qui nous font voir la Terre de plus prés
Série de double croches
A jouer avec aisance
Si l'on ne veut pas regretter
Dites-moi que le temps ne peut pas s'arrêter
Les années tirent sur les coins de nos bouches
Modelant nos sourires
Nous apprenant à rire de nos propres folies
Juste comprendre que la vie est absurde
Arsenic distillé
Dites-moi si on peut dédoubler nos âmes
Simplement pour voir ailleurs
Prendre du recul et respirer
Juste le souffle pur de la félicité
Croire que l'instant est éternel
Vivre la puissance d'une seconde
Sans penser à rien
Dites-moi si les souvenirs ont le goût d'huile d'olive
Si ils se laissent revivre
Et oublier
Se dresser dans la vie pour pouvoir avancer
Pas à pas, lentement
Dites-moi si l'avenir est à portée de main
Apprenez moi à le frôler du bout des doigts
Sentir sa douceur
Comprendre sa rudesse
Connaître pour affronter
Savoir pour accepter
Et puis danser
Parce que la vie est une suite de pas compliqués
Dont la cadence s'accèlère
Lorsque l'on perd le fil de nos envies
Dites-moi comment tresser le bonheur
Pour m'en faire un couronne
Pour éclairer les heures
De ténèbres et de doutes
Dites-moi comment natter vos mots
Pour m'en faire une ceinture
Vos phrases, gouttes de peinture
Déposées
Dans un savant désordre
Sur la toile de ma vie
Dites-moi si là haut, les étoiles entendent mes cris
Si elles tentent d'y répondre
Par des pluies d'étincelles
Et je me sens parfois
Fragile
Papier de soie
Ô dites-moi que la prose
Est en fait poésie
Des vers prisonniers qui usent de leur magie
Pour nous faire comprendre
Le sens de leurs mélodies
Dites-moi que le ciel n'a aucune limite
Que je le visiterai
Même si cela est fou
Même si ce n'est pas vrai
Ô mentez moi un peu
Pour me faire croire au fleuve
Charriant mes heures de vie
Mentez-moi
Trompez-moi
Qu'importe je vous crois
Simplement dites-moi
Ce que la vie voudrait dire
Si on n'y croyait pas
Il est de ces textes
Doux amers
De ces textes qui nous mettent subitement face à la réalité
Il est de ces mots
Plein de fous rires
Au goût de larmes
Il y a par exemple "Adultères" de Woody Allen
Ce maître de l'humour acide
Du rire dans les mots
Des larmes dans les pensées
Simplement un fou
Qui reçoit ses ordres
De L'Empire State Building
Et qui parle aux étoiles
Un homme
Enchevétrés dans les lianes de ces mensonges
Des femmes desespérées
Aux mots aussi affutés que la lame d'un couteau
Des personnages qui sortent de l'ordinaire
Et pourtant
Si proches de nous
Et pourtant si réels
Le poison des relations humaines
Sur une scène de théatre
La complexité de la vie
La folie de notre monde
De sa modernité
L'égoïsme dont nous faisons chaque jour preuve
Nous enfermant dans notre bulle
Et oubliant le monde extèrieur
Nos mensonges
Nos regrets
La vie
Xavier Gallais
Un comédien hors du commun
Artisan de mes rires dans "Beaucoup de Bruit pour rien"
Faisant couler mes larmes dans "Roméo et Juliette"
Ruy Blas prenant ses traits nous parait plus réel
Artiste funambule
Jonglant avec ses personnages
Ailleurs dans Woody Allen
"Riverside Drive"
Personnage complexe
Tissé de folie et de poésie
Faisant face à la violence du monde
En se perdant dans ses pensées
Inquiétant, troublant
Decalé
"Central Park West"
Là encore une aura de folie autour du personnage
Personnage attachant
Eveillant dans nos coeurs
L'envie de protéger
Il nous montre parfaitement le mal-être du personnage
Ses troubles, ses tics, ses angoisses
"Old Saybrook"
Des lunettes fantastiques
Un flegme britannique
Et une terrible envie de connaître des vies
Bref vous l'aurez compris, Xavier Gallais est un comédien hors pair
Tout simplement époustouflant
Précis dans les moindres détails
Passionnant
Sidérant
A travers ses interprétations on voit se dessiner les forces et les faiblesses
De ces personnages de papier
Qui n'en sont plus vraiment
Ils acquèrent sous nos yeux une vie indépendante
Le bonheur quoi...
Le concert de Vincent Delerm
Un pur moment de bonheur
Il y'a l'attente de le voir arriver sur scène
Son humour
Sa voix
Ses paroles
Sa musique
Il y a qu'il est là, tout prét de nous
Il y a l'émotion que l'on a quand on chante
Deux heures et demi devant nous
Deux heures et demi rien que pour nous
-Les piqûres d'araignée-
-Quatrième de couverture-
-Les avalanches-
-Ambroise Paré-
-Les filles de 1976-
-Marine (deux fois)-
-Les jambes de Steffi Graf-
-Il fait si beau-
-Fanny Ardant et Moi-
-Le monologue Shakespearien-
-Tes parents-
-Chatenay Malabry-
-Voici la ville-
-Du sépia plein les doigts-
-Je t'ai même pas dit-
-Déjà Toi-
-29 Avril au 28 Mai-
-Natation Synchronisée-
-Kensington Square-
-Le baiser Modiano-
-Et deux chansons inédites-
Sept rappels! Sept !
Des fous rires
De la complicité
Le bonheur c'est si simple parfois!
Et j'y retourne Mercredi Soir
J'ai gagné deux invitations par le plus grand des hasards!
Youpi!!!!
Cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit
Desolée
Desolée
Desolée
Beaucoup de choses à faire
Et de la fatigue!
Sur la photo?
Encore ma soeur de coeur
Et son tit prince
Gentlestone...
Thankyou so much for you message
I am really moved
La vita e bella...
Et comme dit mon grand père
"La valeur du mot
Pas n'importe quel mot
Ceux d'amour sont les plus beaux!" November 08 Elle...Il y a aussi Toi
Me tenant la main dans chacun de mes rêves
Me donnant chaque jour le courage d'être Moi
Le courage de sourire
Lorsque je voudrais pleurer
Toi dont les bras sont toujours là
Quoi qu'il arrive
Moi, hypnotisée par ta respiration lorsque tu dors
Régler mes battements de coeur sur le tien
Me transmettant ta fougue
Ta passion la vie
Ton courage, pour te battre chaque jour
Te battre encore et encore
Contre la pénombre hantant nos vies
Lorsqu'on ne sait plus et qu'on ne souhaite même plus savoir
Pénombre de nos dégoûts, de nos rages, de nos haines
Pénombre de nos "aime"
Fous rires pour un rien
Evoquer un souvenir
Et rire à en avoir mal au ventre
Rire en se regardant entre nos larmes
Me retrouver dans tes regards
Te voir
Chanter sans t'arrêter au volant d'une voiture
Allongée un téléphone entre les mains, un sourire aux lèvres
Devant une boîte de chocolats, une boule dans la gorge et des larmes dans les yeux
Sourire en me regardant
Te retourner subitement pour me prendre dans tes bras
Marcher en regardant le sol, perdue dans tes pensées
Ô et t'écouter aussi
Tous tes mots pour me rassurer
Toutes tes paroles pour m'apprendre à aimer
Toutes ces phrases pour me faire accepter
Tous ces discours pour me révolter
Pour m'apprendre
La vie
Son goût amer et sa douceur
Ses sourires avant les coups
Ses blessures qui ne se referment pas
Qui restent là
Pleurer
Pleurer dans tes bras
Tous ces cris échangés pour m'apprendre à grandir
Il y a
Les heures passées à marcher
A visiter, à admirer
Heures d'intense complicité
Tous ces instants partagés
Dans le noir qui précède une pièce de théâtre
Tu vérifies que ton portable est bien eteint
Tu vérifies que ton sac est toujours là
Tu vérifies que je suis toujours à coté de Toi
Dans le froid de Londres
Guetter la prochaine boutique à visiter avant de sortir de celle où nous sommes
Se perdre et rire
Manger des chocolats en prenant pour excuse
Que nous ne voulons pas avoir froid
Dans les rues de Paris
Parlant peinture, politique, habits
Parlant rupture, carrière artistique, amis
Fermer les yeux
Et 'imaginer adossée au mur
Les lunettes embuées par la chaleur de ta tasse de thé
Te dire tout
Toi mon éternelle confidente
Croire en la vie
Rêver à deux
Rêver pour tous ceux qui se sont perdus dans la réalité
Être deux pour se battre
Se tenir la main
Avancer
Toi m'apprenant à affronter
Moi qui ait tellement tendance à me replier
Toi à qui je peux me confier
Moi qui n'ose jamais avouer
Toi qui sais
Lorsque je me mens à moi même
Toi, l'artisan de mon bonheur
Juste entendre ta voix
"Bon Claire... Je suis trés inquiète là
Où es tu?
Appelle-moi!"
Lorsqu'en réalité, je suis éloignée de deux pas
Te reconnaître à travers tes paroles
"C'est la queu leu leu ce soir"
"On aurait pu garder les assiettes"
"Ben quoi? C'est une insulte pied noir"
"Pour nager, je garde mes lunettes"
Ta foi en moi
En ce que je suis
En ce que je ne suis pas
Mais que selon toi
Je serai
Nos insomnies communes
Fous rires à trois heures du matin
Grandes décisions
Qu'on ne comprend plus le lendemain matin
T'entendre te confier à moi
La gorge serrée
Les yeux baissés
T'entendre me dire ce que je ne savais pas
Toi qui m'a fait comprendre
Que les mots ont un sens
Que les mots ont un poid
Et qu'ils sont des poignards à la lame affutée
Toi m'aidant trouver les nôtes dignes de figurer
Sur la partitition de ma vie
La musique de mon coeur
Et toutes les facettes forgeant ma personnalité
C'est toi qui les as tissées
Une à une
Patiemment
Toi qui m'as montrée comment les nuancer
Comment me trouver
Tu me disais
"Ces souvenirs sont à nous, on ne peut nous les voler"
Ton émotion devant chacun de mes mots
Devant mes gribouillages d'enfants
Devants mes rêves réalisés
Simplement devant Moi
Retrouver
Tes mains sur les miennes pour m'apprendre à cuisiner
L'odeur de ton parfum "Jean Paul Gauthier"
Mes jeux que tu as partagée
Ton coeur contre le mien
Dans mes moments d'angoisse
De non sens
Ces moments où je perd pied
Toi avec qui je ne peux pas tricher
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Notre passion des mots
Les dimanches aprés midi
Tes souvenirs des voyages
Qui me donnent envie
De partir, m'évader
Toi sans qui la vie ne voudrait plus rien dire
Toi sans qui mon visage perdrait son sourire
Toi qui par ta présence a su m'épanouir
Toi sur qui je voudrais pouvoir tout dire
Quand je te dit "Je t'aime" cela ne veut rien dire
Les mots sont de trop
Les mots sont inexactes
Pour dire toute la force présent dans ce "je t'aime"
Comment les mots pourraient décrire
L'amour présent dans tes regards
La saveur de tes rires
Ton courage et ta force
Toi, mon modèle auquel je m'efforce de ne pas ressembler
On reconnaît dans mes mots
Dans mes gestes, mes sourires
Des parcelles de ce que tu es
Ô Toi
Qui réussit toujours à m'apprivoiser
Qui me sait par coeur
Sans qui je ne suis rien
Sans qui il n'y a plus de battements dans mon coeur
Toi qui est toujours présente
Lorsque je ne peux plus avancer
Lorsque mon coeur semble vouloir se briser
Lorsque mes fous rires éclatent
Lorsque je danse pendant des heures
Lorsque je ferme les yeux
Lorsque je crois en la vie
Lorsque mes mouchoirs sont trempés de larmes
Et lorsque je fais tout pour que mes rêves se réalisent
Maman
Deux c'est beau l'amour
Trois l'infirmière pleure
Quatre je l'aime
Cinq il est d'mon droit
Six de tout toucher
Sept j'm'arrête pas là
Huit j'm'amuse"
Qu'il fait froid
A quand les manteaux bouillotes?
Et dire que nous ne sommes même pas en hiver
Deux elle m'oubliera
Trois les yeux mouillés
Quatre j'ai mal
Cinq je dis c'que j'veux
Six j'suis malheureuse
Sept j'pense pas souvent
Huit et vous?"
Bientôt le concert de Vincent Delerm
Impatience
Quand tu nous tiens
Deux et j'ai bien fait
Trois d'vous en parler
Quatre j'm'amuse
Cinq quoiqu'Maman dise
Six elle était belle
Sept cette infirmière
Huit je l'aime"
Qu'est ce qu'il fait bon de vivre parfois
Qu'est ce qu'on peut se sentir libre parfois
Deux ça m'fait des choses
Trois comme l'alouette
Quatre j'ai peur
Cinq c'est dur la vie
Six pour un sourire
Sept j'en pleure la nuit
Huit et vous?"
J'ai une nouvelle housse de couette
Dessus
"Love is Kluffullen"
Ben oui
C'est du néerlandais
Deux c'est beau l'amour
Trois l'infirmière pleure
Quatre je l'aime
Cinq Maman a tort
Six c'est beau l'amour
Sept à l'hopital
Huit j'ai mal"
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