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    November 30

    Claire tout net s'en va pas vraiment, non.

        La perspective de fermer cet "ici" me mettait la tête à l'envers et le coeur dans les chaussettes. Donc non. Les mots se font rares car le temps avance à grandes enjambée dans ses bottes en caoutchouc rouge piment. Mais les phrases restent debout tout de même. Et peu importe que les mots trop rapides n'aient aucun sens, tant pis si je n'écris que pour entendre le tac tac de mes doigts sur le clavier. Parce que tapoter sur ces touches en plastique, c'est me couper un instant du monde. Du droit. De la prépa'. Des bruits de moteur s'agrippant à la vie de dehors. Des cris des autres humains.
        Oui, mais comme le temps avance à grandes enjambées dans ses bottes en cuir [ il a changé depuis tout à l'heure ], et que je ne peux le rattraper même en hélant des taxis, je déménage. C'est un autre "ici", enfin un "là bas", où les mots sont plus courts, mais pour aujourd'hui, plus moi. C'est un ailleurs tout noir mais rempli de lumière. Et c'est toujours absurde.
    Alors voilà, peut-être que si le temps décide d'enfiler des tongs et de ralentir je pourrai reprendre mes grandes épopées verbiales ici, mais pour le moment allons ailleurs.
     
     
    Voilà, voilà.
     
    [ Pouïpouï ]
     
     
    October 22

    Trois petits points

    Mon espace perso' est sur pause.
    Je ne suis pas sûre de le remettre sur play un jour.
    J'ai besoin de temps, pour faire le point.
    Pour tout dire.
    J'adore le droit.
    Ma prépa' est trés sympa.
    Mes profs sont géniaux.
    Et les cours passionnants.
    Mais c'est moi qui ne cadre pas.
    Ou qui ne veut pas cadrer, ce qui revient au même.
    Je continue à passer sur vos blogs.
     
    September 29

    Come back

         Le temps s'est remis en marche. Tic, tac, tic. Mes pieds ont retrouvé le rythme, tout seuls. J'y suis enfin. J'y suis, déjà. Le matin, lorsque les premiers rayons du soleil rasent les bancs couverts de tags du forum des Halles, lorsque mes pas, couleur orange fluo, résonnent sur les pavés de la capitale, j'ai envie d'y croire. La vie se déroule d'elle même devant mes paupières grandes ouvertes, se déroule à travers le picotement acide du froid sur le bout de mes mains, le bout de mes doigts. Le temps file de nouveau devant moi, trop vite, et je tends mes bras, toujours trop courts pour le retenir.
        J'ai posé une main fraîche sur le front de mes doutes, de mes peurs, de mes demi-tours et de mes deux pieds collés à la glue sur la même dalle depuis trop longtemps. Le matin, je me regarde bien en face, dans le mirroir, bien en face de ces doutes, de ces peurs, et de ces demi tours. Je les apprend et je les défie de reprendre la place qu'ils ont occupée ces derniers temps. J'essaye de me tisser telle que je suis et non pas telle que je n'arrive pas à être. J'essaye, de nouveau. Je reste autant de secondes que nécessaires devant ce mirroir, j'attend que les minutes me modèlent un sourire.
         Je retiens des bouts de bonheur sous mes ongles. Dans mon grand livre d'images je colle les bottes espagnoles de Tatiana, les éclats de rire de Mathieu, le "pitou" de Thomas, le gateau au yahourt de Priscillia, le sac à main plein de trésors de Maëva et les converses déchirées de Melanie. Je me réchauffe de ces instants. Ces instants où nous sommes.
          Cela faisait longtemps, n'est ce pas? Long temps d'espoirs piétinés, long temps de colère aveugle. Nouvelle inspiration apportant l'oxygène nécessaire à la confiance. Je débute tous justes mes études, et je n'en reviens pas. Moi qui ne pouvais imaginer qu'un jour, je serais étudiante. Assise sur les bancs de ma prépa', je savoure. Rédigeant ma deuxième dissert' en droit, je souris. C'est le bonheur tout simple de se sentir soi, et de se rendre compte que "soi", c'est pas si mal...
         J'oublie ce dont je ne veux pas me souvenir. J'efface ce que je ne souhaite plus avoir devant mes yeux. Je raye ce qui me mettait hors de moi. Au lieu de partir sans cesse à la recherche des questions qui me tiraillent, je cherche les réponses. Je me retrouve sous le bout de mes doigts, je me revois dans le bruit des touches de mon clavier, je me reconnais dans ma panique lorsque je réalise que j'ai lu bien trop tard. Je suis là, juste là, si proche. Et j'arrive même à en rire.

     
    Voilà.
    J'adore ma prépa'
    J'adore le droit.
    Même si j'ai le dos cassé à force de transporter l'énorme Gicquel...
     
    Voilà.
    C'était aussi simple que ça.
    Il suffisait d'un peu de courage...
     
    Du bonheur un peu partout en fait..
    Du bonheur des chaussettes aux noeuds dans les cheveux
    Du bonheur dans, sur et sous les yeux.
    Voilà...
     
    August 30

    Parce que parfois, cela arrive

    Poser un à un mes orteils sur le sol glacé
    Puis baisser les yeux
    Observer mes pieds sur le parquet
    Les voir frémir, encore engourdis de chaleur
    De sommeil
    Avoir la tête vide
    Être simplement concentrée sur cette vision
    Instant de non sens
    C'est cela, le bonheur
    Courir dans les vagues
    Avoir les cheveux salés, emmelés, abimés
    Faire la planche et clore les paupières
    Juste
    Savourer le simple fait d'être ici
    Là-bas
    Se faire tomber et se donner des coups
    Se battre contre l'océan
    Donner des coups de poings et laisser choir la colère sur le sable
    C'est cela le bonheur
    Retrouver mes cinq ans
    Les ai-je vraiment quittés ?
    Construire des châteaux de sable
    Creuser des bassins
    Et puis s'inventer des histoires
    De roi réduisant les délais pour la construction de l'escalier au milles marches
    Croire que le palais de sable, fragile, durera cent ans
    Retrouver mon enfance
    Mon oublie de moi-même
    Boire simplement à même la bouteille en plastique l'eau de la vie
    C'est cela le bonheur
     Se peindre les ongles de pied
    En bleu, en violet, en orange
    Et observer le soleil se refléter sur les couleurs vivantes de nos orteils
    Se colorier les ongles
    Juste pour moi
    Oublier que les autres aussi le voient
    Simplement, les peindre méticuleusement
    Pour le plaisir de voir les couleurs en transparence sous les draps blancs
    C'est cela le bonheur
    Le soir
    La tête posée sur l'oreiller
    Les yeux grands ouverts derrière les paupières fermées
    Effacer à la gomme les lignes de sa vie
    Et tout réecrire
    Céder au romantisme
    Rêver de tous les excés
    Et ne pas s'endormir, surtout
    Car notre vie n'est pas encore réglée dans les moindres détails
    Oublier qu'aprés tout les paupières sont fermées devant les yeux ouverts
    Oublier qu'en réalité, demain en levant la tête qui est posée sur l'oreiller
    On ne sera que nous même
    C'est cela le bonheur
     Gagner au backgammon
    Et retrouver la fierté et la joie de l'enfant que ses parents ont laissé gagner
    Savourer sa victoire
    Rire, car cette fois, les dés nous ont offert la chance
    La tête à l'envers
    Effectuer une danse de joie, les pieds nus contre les dalles
    C'est cela le bonheur
    L'excitation de ce qui m'attend
    Des instants encore inconnus
    Découvrir
    Ouvrir les yeux et les paupières pour avaler de la vie
    De grandes bouchées d'existence
    Se pencher tard sur les livres
    Ceux dont les caractères sont si petits
    Avoir les doigts plein d'encre
    Tendre la main et accepter d'essayer d'être soi
    Pas forcément une autre
    Pas forcément cachée derrière une muraille protégée par des archers
    Pas tout à fait recouverte d'écailles
    Pas vraiment munie d'une hache
    Retrouver les indices de soi
    Je m'en étais tout de même laissé
    Peu
    Mais ils sont le commencement
    Marcher
    Ne plus regarder ses pieds par crainte de tomber
    Regarder droit devant, vers l'inconnu
    Trébucher, sans doute
    Tomber, peut être
    S'égratiner, pourquoi pas
    Mais aprés tout, seulement trébucher, tomber et s'égratiner
    Et enfin
    Ouvrir les mains pour essayer d'évaluer combien pèse l'air
    Laisser les tâches de rousseur arriver
    Craindre de se perdre à nouveau
    Se méfier de soi même
    Et ne plus se laisser seul
    Toujours s'accompagner
    Remonter les lunettes sur mon nez pour voir
    De nouveau
    Aprés, tout, n'est ce pas cela le bonheur ?
    L'ivresse d'un simple instant
    La perte de contrôle
    Et se retrouver face à soi
    Avec
    Un peu de temps, un fusain et une feuille de papier
    Se croquer rapidement, maladroitement
    Mais, enfin
    Avoir une esquisse de soi-même.
     

     
    En matière de comédie romantique
    Ma référence c'est
    "Coup de foudre à Notthing Hill"
     
    En matière de film comique
    Les titres qui me viennent au lèvres sont
    "Les visiteurs"
    "Les bronzés" et "Les bronzés font du ski"
    "Some like it hot"
    "Tais-toi !"
    Certains Woody Allen
    Et bien sûr, les grands De Funés
     
    En matière de réalisateurs
    Mes dieux sont
    Luc Besson
    [ Dieu suprème ]
    Woody Allen
    Les frères Cohen
    Lars Von Trier
    Emir Kusturica
    Alain Resnais
    Claude Miller
    Et la trés prometteuse Zabou Breitman
     
    En matière de films en général
    Les chefs d'oeuvre sont
    "Arizona Dream"
    "L'homme de sa vie"
    "La vie des autres"
    "Good Bye Bafana"
    "Dogville"
    "Truman Capote"
    "Lady Killers"
    "O' Brotheurs"
    "The Hours"
    "Match Point"
    "La neuvième porte"
    "Sept ans au Tibet"
    "Out of Africa"
    "Edward aux mains d'argent"
    Et j'en oublie bien sûr...
     
    Et enfin, en matière d'acteurs
    Je ne peux parler que de
    Johnny Depp
    Charles Berling
    Nicole Kidman
    Meryl Streep
    Sandrine Kiberlain
    Anne Parillaud
    Jean Reno
    [ Particulièrement lors de leur travail avec Luc Besson ]
     
    Voilà, ce compte rendu cinématographique..
    J'en avais envie.
     
    July 11

    Les tresses par terre

          Chaque matin, je détourne les yeux de mon miroir, je passe rapidement à autre chose, pour ne pas voir. J'ai osé me regarder dans mon miroir. Je n'ai pas aimé ce que j'y ai vu. Je savais avancer, marcher en oubliant que la route est semée d'embûches, je ne suis plus que défiance, méfiance et portes fermés. Alors, je préfère parfois marcher à reculons sur le chemin de la vie. J'ai également remarqué ma colère. De cette rage qui aveugle, de cette fureur qui étouffe. J'ai observé ma rancoeur, ma haine. Je me suis vue comme je n'aurais jamais voulu me voir. Je suis d'un goût amer, mon reflet est acide. Je ne suis plus que la moûe de l'enfant dégouté par la boue sur ses mains. Je ne me suis pas reconnue en cette personne cynique, haineuse, et arrêtée sur le chemin. J'ai vu tout ce que je n'étais plus. Evaporée, ma foi en la vie, mon évermeillement de chaque instant. Recouvert de poussière mes sourires aux anges. Electrocutée mon énergie. Dans mon psyché, j'ai découvert mon abandon de toutes les choses qui étaient importantes à mes yeux. Ces choses : la glaise du moule qui me forme. J'ai vu les mots qui m'échappaient. J'ai vu toute mon intolérance. Moi qui tentais de croire en tous, je déclarai chacun perdu d'avance. J'ai vu tout ce que certains essayaient de me dire. Mon abandon de moi. J'aurais du voir les regards d'incompréhension. Alors oui, mon reflet dans le miroir ne m'a pas plu. Alors oui, je ne suis pas reconnue.
          Mais j'ai vu. J'ai accepté de regarder mon miroir, et, au lieu de le briser en mille morceaux, j'ai observé mon reflet dans ses moindres détails. Pour me remplir de l'incompréhension qu'il m'inspirait. Inconnue à moi-même, j'ai decidé de me regagner. J'ai coupé mes tresses blondes, et en sentant le ciseaux froids contre mon cou, j'ai senti que j'avais finalement réussi à avancer. En abandonnant mes longs cheveux, j'ai abandonné tous les souvenirs de cette année. J'ai rayé tous les numéros de téléphone et adresses inutiles. Le premier pas pour retrouver la confiance, pour retrouver le sourire. Sans ma lourde tignasse, je suis assez légère pour avancer plus vite. Tenter, du bout des doigts, essayer du bout du coeur. Arracher la vie, du bout des ongles. Me lever le matin et écrire. Faire des traces de peinture sur les meubles. Et puis enfin, respirer assez fort, pour croire, encore. Inspirer, assez profondément, pour obtenir toujours. Fermer les yeux assez longtemps pour laisser arriver les points de suspension. Rêver. Et chaque soir, au creux de l'oreiller, se construire, brique aprés brique, une nouvelle vie. Parfois, laisser l'émotion déborder. Apprendre que les larmes sont salées. Découvrir comment écouter les battements de son coeur, comment hurler de rire, et se laisser porter. Croire en les livres, de nouveau. Savoir qu'un livre ne peut raconter que la verité puisque c'est un livre. Enfin.
          Et aujourd'hui, j'en ai envie. Je veux me retrouver. J'y crois. Et à cet instant, je veux me donner les moyens de donner des coups de poings contre mon reflet. Piétiner toge, cothurnes et masque grec. Déchirer les visages sur les photos. Je passe la main dans mes cheveux courts. C'est étrange, comme le courage et la volonté revient. Surprenant de découvrir tout ce que l'on refuse de voir dans notre miroir. Déroutant de se perdre en chemin et de ne plus savoir quelle route on a prise. Déconcertant de ne pas être sûre d'avoir pris les bonnes décisions, puisque ces décisions, on les a prises en ouvrant une page au hasard. Déchirant, d'avoir abandonné certaines personnes derrière nous et de se rendre compte que l'on aurait peut-être pas du, aprés tout. Me regarder dans le miroir et n'être plus que l'incompréhension qui desespère. Se retrouver dans une fossette, un éclat de voix, et se raccrocher de toutes ses forces à ce bout de soi. Bientôt, je me reconnaîtrai de nouveau dans le miroir. Et peut-être que je me sourierai, qui sait ?
     

     La Terminale est finie
    Enfin..
    Vous ne pourrez jamais vous imaginer mon soulagement
    [ J'ai mon bac mention Bien ]
     
    "J'ai tout mangé le chocolat
    J'ai tout fumé les Craven A
    Et comme t'étais toujours pas là
    J'ai tout vidé ton Rhum Coca
    J'ai tout démonté les tableaux
    J'ai tout relu Françoise Dolto
    J'ai même laceré le Cocteau
    Que tu cachais sous ton bureau..."
     
    Repeindre la commode
    Et bien sûr, mettre de la peinture partout
    Cuisiner
    Et rire surtout
    [ Délou ]
     
    "Fallait pas m'quitter tu vois
    Il est beau le résultat
    Je fais rien que des bêtises
    Des bêtises quand t'es pas là..."
     
    Mat'
    Mon barbouilleur de sourires
    " 'Want to hold me with their hand"
    "J'avale tes cheveux !"
    Nos fous rires
     
    "J'ai tout demonté le bahut
    J'ai tout bien étalé la glu
    Comme t'étais toujours pas rev'nu
    J'ai tout haché menu menu
    J'ai tout brûlé le beau tapis
    J'ai tout scié les pieds du lit
    Tout décousu tes beaux habits
    Et mis le feu à la pend'rie..."
     
    Thomas, mon alter ego dans les centres d'attractions
    "Claire, remonte!"
    "Il manque l'attraction Claude"
    "On ne peut plus fuir, il faut affronter"
    "Claire, dis-moi que tout va aller"
    Nous, fuyards..
     
    "Fallait pas m'quitter tu vois
    Il est beau le résultat
    Je fais rien que des bêtises
    Des bêtises quand t'es pas là
    Fallait pas gâcher mon coeur
    M'laisser sans baby sitter
    Je fais rien que des bêtises
    Des bêtises quand mes yeux pleurent.."
     
    Vendredi
    Je pars six semaines en Grèce
    [Enfin, un peu de beau temps!]
     
    "J'ai tout renversé les poubelles
    J'ai tout pillé ta belle vaisselle
    Attends, c'est pas tout à fait tout
    J'ai aussi depensé tous tes sous..."
     
    Et la dernière phrase est pour Maëva
    "Hum, c'est goûtu.."
     
     
    June 19

    Je demeure

         Les temps qui s'avancent sont des temps à part. Des secondes qui cessent de dégringoler. Des minutes de paix, des heures pour s'arrêter sur un banc, on reprendra la route aprés. Les temps qui arrivent nous offrent la lenteur des journées qui ne finissent plus. Du sommeil d'été qui engourdit les membres. Ce sont les heures qui  nous sourient. Un tic tac qui s'affaiblit, l'obsession de la fuite de l'eau dans la clepsydre qui cesse. Nos mains retiennent le sable dans leurs paumes ouvertes. C'est la vie toute simple qui reprend ses droits. Arrêter le métronome. Alors oui, les temps qui se pressent à nos portes ne sont plus ceux que l'on connaît, ce sont les temps du repos muet.
     
    Boire l'eau de la vie présente dans les sourires
    Faire des tresses en guimauve
    Souffler sur les miettes que l'on veut nous offrir
    Toujours demander plus
    Oublier de craindre le pire
    Et écraser du pied ceux que certains
    [ Fous ]
    Osent nommer "Réalité"
    Croire
     
          Prendre le temps d'inspirer les particules de rêves, prendre les minutes nécessaires pour souffler sur la poussière du marchand de sable.  Accepter que l'on ne peut sans cesse courir. Savoir déposer son ballot de souvenirs trop lourds sur la route, et s'asseoir à coté. Essayer de respirer, réapprendre à lire et à observer. Essayer simplement d'être là. Comprendre que le temps sait attendre, qu'il nous a attendu et qu'il nous attendra. Il nous faut réaliser que parfois, si l'on peut laisser filer la soie de notre vie, on pourra gaspiller du temps sans en perdre. Juste ainsi, avec la facilité de l'enfant qui rit.
     
    Piocher dans la pile des souvenirs d'enfants
    Prendre les moustaches de chocolat
    Les costumes de danse et les paillettes
    Les genoux du Père Noël
    Les papiers dorés des bonbons
    Les bottines abîmées
    Les joues rouges de ceux qui croient
    Et les éclats de sourires
    Retrouver
     
          Les temps qui frappent à notre porte sont ceux de l'espèrance. S'offrir l'abandon total à la confiance. Les secondes que je peux frôler des doigts sont celles des yeux écarquillées de l'enfant en salopette verte qui accepte la merveille de ce qu'il voit. L'enfant, le surpris de chaque instant. Il est " L'esprit qui reprend à son origine, sa tâche de lumière dans l'enigme" [Yves Bonnefoy]. Les minutes qui arrivent sont celles de l'accord parfait sur le piano. Ces minutes où l'on acceptera de citer les mots d'un autre plutôt que de trébucher dans les lettres en n'acceptant que sa propre prose.
     
    Accepter la fin de nos mains
    L'étendue finie de nos rires
    Le nombre d'heures compté de notre coeur
    La courte durée de notre âme
    Le nombre de Tic-Tac dans notre Sang
    Dire oui au bout de Nous
     
          Bientôt les temps de paix. Les temps où nous sommes seuls face à nous même, face à nos croyances qui se révèlent être fausses, face à nos défiances. Tenter d'aimer tout de même ce que nous réflète notre miroir. Pouvoir nous aimer incomplet, plein de heurts et de bosses. Nous aimer dans tout ce que nous avons de défaillant, de dérisoire, de prévisible. Savoir que là où nous sommes chutes, nous sommes élevations vers l'horizon, que lorsque nous sommes échecs, nous sommes aussi croyances. Ces instant qui sont paix car chaques minutes comptent, car chaque gorgée de vie, chaque bouchée de présence, se déguste.
     
    J'ai le rire à fleur de peau
    J'ai les mots au bord des lèvres
    J'ai les larmes au fondu du ventre
    J'ai mes rêves devant les yeux
    J'ai la rage au creux des mains
    J'ai les sourires sur les paupières
    J'ai la réalité sous mes pieds
    Et j'ai le coeur qui perd la tête
     
         Le temps qui est toute proche est celui qui étouffe sous le poids des questions. C'est le temps de la solitude qui s'approche. Il faut bien revenir en arrière parfois. On ne peut pas toujours aimer ce qu'on voit dans la glace. Il n'est pas toujours facile de faire face à la colère sourde. Il faut parfois briser plusieurs glaces pour apprendre, finalement, à s'apprivoiser, peut-être. Parfois il faut un cahier de ratures pour trouver la phrase juste. Souvent, il est nécessaire de tomber pour apprendre à se mettre debout. Il n'y a que l'incompréhension qui fait ouvrir les livres du savoir. Alors, pendant ce temps qui s'offre à nous, on s'assied sur le banc qui nous tend ses deux accoudoirs, on prend le temps de vivre, pour une fois. Pendant ces quelques jours de paix, on apprend à faire attendre le temps et à ouvrir les livres pour se regarder, au moins une fois, en face, dans la glace, sans briser le miroir. Utiliser ces secondes de repos face à nous- même pour dépasser la haine, oublier la colère. Tenter de se retrouver, lorsque, comme moi, on s'est perdu. Se réapprendre. Je dois de nouveau savoir lire mon langage, je dois fouiller dans mes bagages et retrouver mes rires. Plonger mes deux mains dans mes sacs trop lourds et me ressortir, naissante à la vie comme je l'étais. Et peut-être, accepter.
     
    Et enfin, retrouver
    Le souffle brûlant du vent d'été sur ma nuque
    Le sel au coin des yeux
    Les piqûres d'araignée
    Et le thé glacé
     

     
    "Aller, par au delà presque le langage,
    Avec rien qu'un peu de lumière, est-ce possible
    Ou n'est-ce pas que l'illusoire encore,
    Dont nous redessinons sous d'autres traits
    Mais irisés du même éclat trompeur
    La forme dans les ombres qui se resserrent ?
    Partout, en nous, rien que l'humble mensonge
    Des mots qui offrent plus que ce qui est
    Ou disent autre chose que ce qui est.."
     
    Mat' et moi, chantant "Scratch" dans la rue
    Notre nouveau tube
    Et nos fous rires
     
    Aprém' avec Délou
    Juste de la complicité, des essayages ratés
    [ D'autres plus réussis ]
    Le bonheur
     
    Les écrits du bac.. Over.
    Oral de théâtre Jeudi
    [ 8h à 20h
    La fatigue arrive ]
     
    "Ô poésie,
    Je sais qu'on te méprise et te dénie,
    Qu'on t'estime un théâtre, voire un mensonge,
    Qu'on t'accable des fautes du langage,
    Qu'on dit mauvaise l'eau que tu apportes
    A ceux qui tout de même désirent boire
    Et déçus se détournent, vers la mort. "
     
    Citations :
    Yves Bonnefoy
    Mon coup de foudre..
     
     
     
     
     
     
     
    June 02

    Finalement. Pourquoi pas

         L'année se finit. Comme ça, sans trompettes, sans mouchoirs que l'on agite au loin. L'année se termine, encore. Il est de ces instants que l'on a tant attendus et qui lorsqu'ils se présentent ont le goût amer du "Déjà? Là, maintenant, tout de suite ?". Il est de ce moments où l'on saisit toute l'ampleur de ce que l'on a appris, acquis. Alors, c'est vrai, on peut se casser la figure, et de haut. Alors, c'est vrai, parfois les pansements, les béquilles, les atelles ne sont pas de trop pour nous soutenir dans le chemin escarpé qui nous force à grandir. Mais, il est également vrai, que l'on finit par y croire de nouveau, que l'on finit par retrouver le mode d'emploi des rires.
     
    Et le jour où il sera interdit de rire
    Le jour où l'on tombera de bas
    Le jour où l'on cessera de croire
    Le jour où les ours en peluches ne seront plus rapeux
    Le jour où la guimauve ne sera plus élastique
    Le jour où le chocolat sera mis au réfrigérateur
    Le jour où il n'y aura plus de billes dans les cartouches d'encre
    Le jour où l'on n'accordera plus aucune valeur aux mots
    Le jour où la tragédie disparaîtra
    Le jour où l'on aura les réponses
    Ce jour là
    Je rendrai les armes
    Je baisserai la tête
    Je capitulerai
    Mais pas avant
     
         J'ai failli arréter d'écrire ici, j'ai failli ne plus avoir envie d'être lue. Mais j'ai réalisé que mon ours en peluche était encore rapeux contre ma joue de petite femme, qui souhaiterait atteindre l'âge adulte avec la robe à fleurs et les couettes d'une enfant. Alors finalement, j'ai décidé de continuer. J'ai décidé de regarder droit dans les yeux des gens, j'ai décidé de dire lorsque quelque chose ne me convenait pas. Bien sûr, il y a un tel précipice entre les mots et les gestes que je ne suis pas sûre d'y arriver, mais j'ai commencé à tisser un pont entre les deux rives du précipice. J'ai cru que cela ne servait à rien de se battre, mais un instant seulement.
     
    Finalement, je n'ai pas perdu l'aiguille de ma boussole
    Elle s'était seulement égarée dans mes chaussettes
    J'ai de nouveau des places pour des concerts de battements de coeur
    J'ai retrouvé mes rêves
    J'ai retrouvé mes yeux émerveillées de gamine devant le sapin de Noël
    Je perçois au loin le Tic-Tac des gouttes de ma clepsydre
    Je m'étais perdue en cherchant à connaître
    Je n'étais pas si loin, en fait
     
          Aurais-je eu peur des mots? Un petit peu. Rien qu'un peu, beaucoup? J'avais simplement oublié que les mots ne se donnent pas facilement, qu'il faut savoir les approcher, les apprivoiser. J'avais oublier que pour savoir utiliser le langage "il faut oublier les mots" [Yves Bonnefoy]. Il faut observer les mots, les mesurer, les peser. Il faut apprendre la patience [La plus importante des vertus selon Aristote]. Je ne savais plus attendre, je ne savais que regarder ma montre d'un air exaspéré. Je ne savais plus que le temps se déguste, se retient du bout des ongles, du bout des doigts. Heureusement, j'ai retrouvé la mémoire!
     
    Ce ne sont pas que des abrévations
    Pas que des lettres que l'on pianote à la hâte sur un clavier
    Pas que de l'encre de Chine qui coule
    Pas qu'un message sur un écran
    Pas que des signes
    Pas que des sons
    Des M.O.T.S. 
     
           J'ai le coeur qui s'emballe lorsque je pense à l'année prochaine. Il y a tous ces changements qui m'attendent, il y a ces nouvelles personnes à apprendre, ces nouveaux mots à comprendre. Il y aura ce nouveau statut, ces nouveaux défis. Je vois déjà mes pieds dans sur le pavé de la capitale. Je n'ai pas peur, pas un petit soupçon d'angoisse. Juste l'envie de découvrir, l'envie de me jeter de plein fouet contre ce futur qui s'approche de moi, l'envie de le frôler du bout des doigts. Parce que j'ai pris ma décision, j'ai déterminé ce que je souhaitais vraiment faire.
     
    Aprés avoir passé un certain temps à me demander ce que je pouvais bien désirer
    Aprés avoir cherché tous les moyens possibles de ne pas prendre la décision
    Aprés avoir sollicité des dizaines d'avis
    Aprés m'être assise sur mon tapis
    Avoir fixé le vide
    Et m'être dit que j'étais définitivement foutue
    J'ai pris ma décision
    [ Champagne ]
     
         Alors, voilà, c'est fait ! J'ai décidé que les rêves était fait pour être vécus. Je me suis dit que finalement le bruit de la pluie contre mes carreaux était apaisant. J'ai réalisé que si j'avais envie d'écrire, il fallait que je le fasse, et suivre les conseils de mon grand-père, ne pas me préoccuper de ce qu'en pense les autres. J'ai compris que je devais me préoccuper de ce qui était réellement important, c'est à dire de toutes les choses que je n'ai pas eu envie de laisser derrière moi. Signer le programme de "La fausse suivante" pour mes grands-parents, regarder "Desperate Housewives" où se mêlent fous rires et larmes avec ma mère, plonger les mains dans la terre du jardin avec mon père, passer du temps avec les amis qui connaissent le poid des mots et continuer la philosophie, ces cours qui ont été mon radeau, mes instants de bonheur, ma foi, durant cette année scolaire couleur grisaille. Je me suis regardée dans la glace, et j'ai accepté ce que j'y ai vu: j'ai accepté le fait de grandir, le fait que la barbapapa ne se vende que dans les fêtes foraines, mes bleus, mes coups, mes erreurs et mes demis tours. Je me suis dit que j'avais le droit de croire.
     
    Une année qui se termine
    Des lambeaux de souvenirs à recoller sur la toile de ma vie
    Des personnes que je n'ai pas assez remerciée
    La gorge qui se serre
    Un peu
    Un sourire qui se dessine
    Franchement
    Et puis les mots de Jacques Prévert
    [ Être ange, c'est étrange dit l'ange
    Être âne, c'est étrâne dit l'âne ]
    Voilà
     
    Pour m'avoir aidé à tenir debout
    Merci à mes parents
    Pour m'avoir fait un de mes plus beaux cadeaux
    Merci Tatiana
    Pour avoir été là
    Merci Touit
    Pour avoir toujours été à mes cotês
    Merci Maeva  
     Pour cette année de cours fantastique
    Merci à mon prof' de philosophie
     

     
    Je n'ai plus qu'à attendre
    Pour savoir où je suis prise
    Nan, je n'angoisse pas.
    Hum..
     
    "Jeunes gens
    En cours de philosophie
    Vous allez réapprendre à parler le français"
    Un souvenir de deuxième cours
    [ Cela va me manquer ]
     
    Dans une semaine
    Le bac
    On bosse
    On bosse
    On bosse
     
     
    April 20

    La dernière ligne droite. Laissez moi rire!

         "La dernière ligne droite". Vraiment ? Droite ? Elles semblent pourtant escarpées, savonneuses, tourbillonnantes ces dernières semaines. Deux jours, deux tout petits jours, minuscules, et c'est le trou noir. Comme ça. Ce n'est pas la peur des examens, ce n'est pas le fait d'avoir à faire un choix, ce n'est pas le travail qui s'annonce. Ce sont les autres. Ceux que je ne vois que trop. Ceux que j'entend sans cesse. Ceux qu'il me faudrait fuir. Plus que quelques semaines. Quelques semaines de rien du tout? Ah bon? Non, pas du tout. C'est déjà quelque semaines de lâcheté. C'est toujours quelques jours d'hypocrisie. C'est encore des instants de colère. C'est la Haine.
         Je vous entend me dire de faire attention au poids de mes mots. Je vous entend me conseiller d'être modérée dans mes propos. Mais j'ai perdu toute modération, toute mesure. C'est comme ça. J'ai décidé d'adopter les extrèmes comme mode de conduite. C'est tout de suite beaucoup plus facile. Et choisir la facilité, parfois, cela soulage, cela repose. Alors je choisis des mots en forme de coups de poing, en forme de coup de pied, en forme de coups, tout court. Je frappe à travers les mots, parce qu'il paraît qu'on ne peut pas frapper dans la réalité. Parce qu'il faudrait rester souriant. Il paraît que ça fait bien de toujours se retenir, se contrôler. Sinon, evidemment, sinon, bien sur, la main peut partir toute seule.
         Ces paroles ne me ressemblent pas. Cette violence, cela ne devrait pas être moi. Mais où suis-je passée? Où ma gaieté s'est-elle cachée? Avant il y avait l'envie de se lever le matin, l'envie de se battre. Ecrasée, l'envie d'y croire. Effacée, l'envie de changer le monde. Difficile, de se lever. Je compte les jours, je compte les heures. Moi qui était présence, je ne suis plus qu'attente. Brusque déviation. Non. Brusque retour en arrière. J'ai tourné les talons. J'ai avancé. Je me suis arrétée. Et bien oui, je me suis oubliée. Je me suis effacée à la gomme. La déception a des effets etranges, n'est ce pas. Ne plus avoir le courage d'y croire. Ne plus avoir l'envie de voir. J'ai laissé derrière moi mon envie d'avancer, mon envie de continuer, de rêver.
         Pardon, j'arrête. C'est la perspective de cette "dernière ligne droite" qui fait jaillir de l'encre noire. C'est le sentiment de m'être perdue. Parce qu'en réalité, cette "dernière ligne droite" va passer vite. Et puis aprés il y aura le goût salée des vagues, il y aura le changement. Il y aura moi-même à reconcquerir. Moi? Avoir cessé d'y croire. Bien sûr que j'exagère. Je ne vis que dans l'attente de la fin de ces quelques semaines, la croyance reviendra, mais aprés, là, maintenant, elle est en train d'hiberner. Elle est partie, mais elle compte bien revenir. Et puis peu importe la bassesse de tous ces autres, peu importe le fait qu'ils soient aveugles. Aprés tout, je m'en fous que les masques tragiques cachent une absence d'intêrét, les monologues tragiques, je n'en veux plus. Finalement, ce n'est pas grave que les souvenirs ne correspondent plus à la réalité, que les souvenirs n'aient jamais correspondu avec les personnes de chair et de sang. Tant pis. On se détache, doucement. Et on garde le plus important. Bien sûr, il n'est pas bien lourd, ce "plus important", il se compose de quelques instants, de quelques espoirs. C'est puiser de la force dans ce que l'on trouve pour continuer à lutter, pour pouvoir sourir, et non pas vomir de la Haine, du mépris. Mais ne pensons plus à cela. Il y a toujours les instants de répits. Où l'on oublie. On l'on se perd dans la félicité d'un instant, dans l'ivresse d'un moment, dans le génie d'un auteur. Ce sont seulement des instants, des "plus importants. Mais.. C'est déjà bien assez.

    Le génie de Luc Besson
    La brutalité, la violence de ses images
    Le courage de son regard
    Lorsqu'il regarde les choses en face
    A travers sa caméra
    Et toute le charme de Nikita
     
    Un pull trop petit
    Un chien qui déclenche le Warning
    Des cigognes
    Et les goût du chocolat
     
    Mes parents
    Qui eux, ne me déçoivent pas
    Les seuls
    Avec qui je n'ai rien à craindre
    C'est comme ça
     
    Je veux pas aller en cours
    Je veux plus aller en cours
    Allez
    On y va..
     
    "Tant de choses qui sont mortes qui sont nées"
    -Edmond Rostand-
    Heureusement
    Ils font partie des choses qui sont mortes
     
    Des moments de bonheur avec Délou
    Et Barnabé bien sûr
    Et puis les couleurs
    Et puis les chaussures trempées...
     
     
     
    April 05

    Pfiou, sur le gateau!

         Pfiou! D'un souffle je fais disparaître les flammes des bougies. Des dix septs bougies. On coupe le gateau, un nombre de parts impair. Forcément, c'est mon dix-septième anniversaire. Plus que des miettes dans les assiettes. Et des souvenirs qui se reflètent. Dix-sept ans.. Dix-sept ans.. Enfin! Déjà? Pas encore.. On les touche enfin du bout des doigts, ces dix-sept ans. On y arrive enfin à ces dix-sept années, cahin-caha, avec des chutes, avec des rires, avec des béquilles, mais ça y'est ! Ils arrivent ! On les attendait ces dix-sept ans. On les guettait d'une haut d'une tour.
         Ce n'était pas si facile que cela d'avoir seize ans. Pourtant, ça sonnait si bien seize ans. Au début des seize ans, tout était rose, jaune, coloré. Tout était gai. Mais ils se sont revelés plein de heurts, plein de coups, ces seize ans. Et pourtant, eux aussi on les avait entendu avec impatience. Aprés tout, tout le monde peut se tromper. Seize ans, l'année où j'ai grandi. L'année où j'ai compris que tout n'était pas barbapapa. L'année où j'ai cessé de croire que le monde était un sourire géant qui allait m'acueillir les bras ouverts. L'année où j'ai cessé de dire qu'il fallait pardonner, qu'il fallait y croire. L'année où j'ai perdu ma confiance envers les autres. Ces seize ans m'ont appris la méfiance, ces seize années m'ont appris la distance. Ces quelques mois m'ont appris à haïr, à avoir des envies de violence.
         Mais je ne suis pas juste. Il y a eu aussi tous les rires des ces seize ans. Tous ces souvenirs que l'on voudrait garder. Il y a eu tout le bonheur de l'adolescence mêlée à la crainte de devenir une femme, mêlée à l'envie de n'être plus une enfant. Il y a ceux qu'on a laissé qu'on a laissé derrière soi nous delestant d'un poid trop lourd. Ceux sans qui on arrive à être soi même. Tous ces générateurs de doutes, d'angoisses, de coeur en marmelade. Inutile d'en alourdir notre sac à dos, je les ai déposé au bord de la route, et je suis partie. Je ne dirai pas qu'il n'y a pas eu de regards en arrière, mais plus je m'éloignais plus je me rendais compte que ce que je laissais derrière moi n'avait rien pour me retenir. Alors j'ai décidé de ne plus m'empêtrer dans ces fils englués. J'ai tout coupé! Il y a eu cette liberté des seize ans. Il y a eu cette impression de me connaître mieux. Mais je me réserve encore beaucoup de surprises !
        Alors oui! Avec quelle impatience on les attendait ces dix-sept bougies sur le gateau ! Avec quelle soulagement on les voit s'approcher. Parce que, je n'ai pas perdu toute mon envie d'y croire. A dix- sept ans je vais abandonner loin derrière moi tous ceux que je n'ai plus envie de voir, tous ceux que je n'ai que trop entendus. Je vais rentrer dans une pèriode nouvelle, chausser de nouvelles chaussures pour arpenter les rues de la capitale. Je vais trouver de nouvelles lunettes, pour voir des nouvelles personnes. Et je vais jeter les numéros de téléphones qui ne servant plus à rien! Même si le monde n'est pas un sourire qui montre toutes ses dents, je vois bien qu'il essaye de me faire un timide sourire. Aprés tout, il y a les promenades dans paris. Enfin! Il y a les concerts de Vincent Delerm. Bien sur, il y a les pages des livres.. Le monde peut mettre tous les masques qu'il lui plait, il peut grimacer autant qu'il le souhaite, je saurai que ce n'est pas tout à fait vrai.
        Le temps est passé vite, trop vite. Je me revois petite fille avec des couettes: j'essaye de sauter dans la photo. Mais je ne suis plus une petite fille, aprés tout, je n'ai plus de couettes! Le temps m'a joué des tours... Où sont passés mes rêves de princes charmants? Où sont passés mes songes de cheval blanc? Enterrés, cachés, démolis, enfermés. Ils ont laissé leur place à d'autres rêves. Vraiment ? Si je n'attend plus de princes charmants, que suis-je en train d'attendre tout en haut de ma tour dorée? Les rêves sont fait pour être brisés. Ou réalisés.
        Dans les miettes de mon gateau d'anniversaire, je vois des images, des photos, des visages. Parfois j'ai envie de les attraper. Parfois, je voudrais simplement lancer mon assiette contre le mur. Mais on ne brise pas la vaisselle comme cela. Pour tout vous dire, ils s'annoncent bien noirs mes dix-septs ans, bien sombres, bien cendrés.  Pour tout vous dire, y a peu de gaieté dans cet anniversaire et j'ai seulement envie de balancer le gateau contre le mur.  Je regrette mes quinze ans, mes quatorze ans, mes treize ans. C'était mieux avant.
         Mieux avant. Avant, on était maladroits, mais on était plus vrais. Avant, on y croyait. Maintenant, il y a de ces personnes qui tarissent mes mots. Je n'ai plus rien à leur dire. Je n'ai plus un mot à leur offrir. Je n'ai plus rien à leur sourire. Les masques sont tombés. Je préférais la tragédie d'avant, je préférais le camouflage des années précédentes. Sans la toge et les cothurnes, il n'y a plus rien. Perdu, perdu, perdu. Pfiou, en soufflant sur ces bougies, je souffle sur mes souvenirs. Je souffle sur le sable de mon enfance. Je piètine la poussière de mon adolescence. J'écrase la mêche brûlante entre deux doigts. Juste comme ça. Pour voir la trace noire. J'ai froid. Mon enthousiasme de quinze ans me manque. Ma folie de quatorze me manque. Mes illusions de treize ans me manquent. Je me manque.
         Pfiou, je souffle sur mes bougies. Un coup de vent les éteint. Demain ne peut être que meilleur qu'aujourd'hui. Demain ne peut être que plus vrai qu'hier. Pfiou, il ne reste plus qu'une bougie. La dernière. Je fais un voeu, je souffle. On verra bien..
    Samedi.. Mes dix-sept ans!

    Craque-pas Maeva
    Reste-là
    Ils ne reste pas longtemps
    En tout cas
    Je suis là
     
    "All work and no play make Jack a dull boy"
    Tati, Thomas, Matt..
    Vous voyez ce que je veux dire..
     
    J-2
    Avant Grandes-Oreilles
    Les fous rires avec Tatiana
    Et le gateau au chocolat
     
    J'ai eu mon dernier cours de classe européenne
    Ca fait tout drôle
    En tout cas
    Mon dessin a eu du succés!
     
    Anne Aude
    Merci
    David
    J'adore ton hélico'
     
    Comment peut-on devenir si arrogant?
    Si décevant?
    Si plat?
     
    Je crois que je suis gentiment en train de péter un cable
    Rien de grave
    N'est-ce pas docteur? 
     
    C'est l'insouciance de cette photo
    Que je voudrais récupérer
    Où diantre peut-elle être passée
     
    Enfin..
    Il y a toujours les Dindons..
     
    March 20

    Egarement...

    Perdus
    Perdus, mes souvenirs
    Les êtres de maintenant
    Ceux de chair et de sang
    Ne correspondent plus à l'image que j'en garde
    Perdue, leur sincèrité
    Ils ont tous appris à feindre, à se cacher
    Même moi
    Perdue, la clé qui ouvre les masques
    Qui ouvre les coeurs
    Qui ouvre les yeux
    Egarée dans une paire de chaussettes
    A un pied
     
    Perdu
    Perdue, l'enthousiasme des matins
    L'envie de se lever, égarée
    Ensablée
    Il n'y a plus de bonheur à partir étudier
    Une journée de plus à attendre la fin
    Le soir est déjà empli de l'angoisse du matin
    Repartir
    Affronter ceux qu'on ne veut pas voir
    Ignorer
    Le coeur au coin du ventre
    Enterré
     
    Perdu
    Perdues, les mains qui se tendent pour rattraper le temps
    Arrêter les aiguilles
    Qui semblaient trop rapides
    Je voudrais les pousser
    Perdu, le désir de garder les instants
    A présent, je n'attend que l'été
    Pour ne plus jamais voir
    Pour avoir l'occasion d'essayer d'oublier
    Je compte les jours
    Compte à rebours
    Tenir
    Encore quelques jours
     
    Perdu
    Perdue, mon envie de confiance
    mon envie de confier
    Etouffée
    Je ne suis que défiance, méfiance
    Et anxiété
    Perdue, les mots que je donnais
    Je les garde pour moi
     Et je me les murmure
    Je souris sans trahir mes pensées
    Perdue, l'envie de dire
     
     Perdu
    Perdue, mon opinion passée
    Tous mes sourires aveugles
    Déçue
    Les figures familières sont des masques grotesques
    Qui se brisent en chutant
    Sur les dalles du temps
    Sur les mots que l'on dit
    Et qui blesse d'un soupir
    Perdus, mon envie de garder
    De revoir
    De conserver
    Perdue
    Abandonnée
     
    Perdu
    Perdu, ce que je cherchais
    Je n'avais pas tenu compte
    Du temps écoulé
    Je ne m'étais pas rendu compte
    Que là encore, je me trompais
    Essayer de retrouver
    N'attraper que du vide
    Perdu, l'enthousiasme de rire
    Car les rires sonnent faux
    Si l'on n'ose tout dire
    Perdu, le dictionnaire de mots dans lequel je piochais
    Brûlé
     
    Perdu
    Perdues, la force, la volonté
    Dont il me fallait user
    Pour regarder en face
    Ce que je me disais
    Perdue, l'envie de dire les choses
    D'échapper à la fuite
    Je ne veux que courrir
    Et ne plus m'arrêter
    Ne pas avoir à dire, à avouer
    Simplement
    Être muet
     
    Perdu
    Perdu, mon flegme brittanique
    Je cède à la colère
    Danse aux bras de la Haine
    Je ne veux plus entendre ceux qui ne savent pas dire
    Perdue, ma patience
    Occuper tout mon temps
    Pour accélérer le rythme
    Des tic tac de l'horloge
    Des gouttes de la clepsydre
    Perdue, l'envie d'attendre
    D'eterniser
     
     Perdu
    Perdus, tous mes sourires
    Que je savais servir
    En réponse à tous les préjugés
    A toutes les grandes paroles, qui ne veulent rien dire
    Aux idées arrétées
    Aux convictions inébranlables
    Perdus, tous mes "Je donne le change"
    Je ne sais que grimacer
    Tordre la bouche en le rictus amer
    De la Desabusée
     
    Perdu
    Perdue, mon envie d'être révoltée
    De changer les mondes
    De décrocher les étoiles
    Perdue, toutes mes illusions
    Je ne bombarde plus de mots ceux qui ignorent encore
    Ce qu'il est juste de faire
    Je laisse couler
    Envolés, mes grands discours
    Mes grandes phrases
     L'éloquence
     
    Perdu
    Perdu, ce courage qui me manquait
    Il m'échappe encore
    Me glisse entre les doigts
    Me fait abandonner
    Perdu, mon envie de me battre
    De lutter
    Pour toutes ces convictions que je crois plus vraies
    Pour tous les desespoirs
    Qu'il faudrait arrêter
    Pour tous les coeurs cassés
    Qu'on devrait réparer
     
     Perdu
    Perdus, les mots qui affluaient
    Me venant facilement
    Perdue, la facilité à exprimer
    Tout ce que l'on veut dire
    Tout ce que l'on soupire sans oser l'avouer
    Effacée, cette foi que j'avais dans les mots
    Egarée, cette confiance
    Aveuglement stupide
    Dont je me suis débarassé
    Donnant un coup de balai sur mes phrases préparées
    S'offrir
    Sans discours, sans avant, sans aprés
    Offrir le présent
    A ceux qui nous écoutent
     
    Perdu
    Perdue, cette mesure que j'avais
    Cette équilibre fragile
    Ce tas de poussière grise
    Sur lequel un enfant a soufflé
    Comme on souffle les bougies d'un gateau d'anniversaire
    Perdu, cette sérénité
    J'avance dans les extrèmes
    Dans la colère, la Haine
    Dans le soi tout soi rien
    J'avance et je trébuche
    Je ne suis plus mesurée
     
    Trouvé
    Trouvée, comment se réchauffer à la flamme des souvenirs
    Comment ne pas montrer ce que l'on n'ose dire
    Comment résister en silence
    Trouvée, la femme que je deviendrai
    L'enfant que je resterai
    Les couettes que je garderai
    Les vestes que j'aurai
    Trouvées, des personnes à ne pas oublier
    A garder
    Conserver
    Trouvée
    Enfant
    Jeune-Fille
    Femme
    Moi qui est
     
    Dans une semaine
    Concours général de philosophie
    Six heures à écrire
    Autant vous dire que je vais rigoler
    Dans deux semaines et demi
    Dix-septs ans
    DIX-SEPTS ans
    'Tain
    17 ans
    Il y'en a
    Qui ne comprennent vraiment rien
    Il y'en a
    Qui sont vraiment mal placés
    Pour dire quoi que ce soit
    A voir absolument
    Chroniques d'un scandale
    Vous verrez
    Ce film est à marquer d'une "Etoile d'or"
    Comme mon article le suggère trés finement
    Vivement que la Terminale se termine
    Mais quelle année de M***!
    Mais qu'Ils sont bas..
    Dans une semaine et demi
    Le concours de Maeva
    *Je pense à toi*
    Talons Aiguilles
    Un de ces petits chef d'oeuvre
    Qui parsèment nos écrans
    Avec
    Le si Beau
    Miguel Bosé
    *Miguel, si tu passes par là,
    Fais moi un signe..*
     
     
    Miguel Bosé "Un Año De Amor"
    envoyé par Galiza
     
    Miguel Bosé..
    Un chef d'oeuvre ce film
    Que moi je vous dis..
    La chanson
    *Si belle*
    Est de Luz Casal
    March 12

    Vous c'est Toi /Deux ans!

     Vous me faites sourire
    Qui lâchez prise
    Les larmes au coin des yeux
    L'étreinte d'un instant
    Vous qui m'offrez le bonheur dans un bocal
    Vous à qui je lâche des mots
    Des mongolfières de lettres
    Et j'espère que le vent
    Les menera à Vous
    Vous qui osez me dire
    Vous qui me faites rire
    Des regards de complicité
    Vous qui en je crois
    Des marsmallows de félicité
    Vous qui m'apprivoisez et que je tente d'apprendre
    Vous qui êtes là
     
    Vous me décevez
    Vous qu'on croyait connaître
    Mais on apprend qu'en fait ce n'est pas cela
    Qu'en fait on ne connaissait pas
    Qu'on s'était trompé
    Qu'on nous a trompé
    Vous que je ne souhaite jamais revoir
    Vous à qui je souhaite ne jamais plus parler
    Vous qui ne comprendrez jamais
    Vous effacer au T-pex sur les pages de ma vie
    Donner un coup de gomme
    Passer la serpillère
    Vous ignorer
     
    Vous me devinez
    Vous avec qui je ne sais pas jouer
    Vous avec qui j'ai beau essayer
    Toujours les nerfs qui se tordent
    Qui font de noeud dans mes cheveux
    Imbibés du sel des larmes
    Vous avec lesquels je ne fais que tricher
    Mais je ne sais bluffer
    Que cachée
    Derrière le masque porté par mes pensées
    Derrière l'infinité de particules
    De mon clavier
    Vous que je refuse d'oublier
    Parfois
    Je voudrais
     
    Vous m'enlevez
    De l'élégante banalité de la vie quotidienne
    Pour m'emmener
    Dans votre wagon de folie douce
    Vous qui me tendez la main
    Sans même le savoir
    Vous qui savez m'aider
    Qui me charmez
    Par la chaleur de vos rires
    Par la finesse de vos mots
    Par votre franchise
    Vous que je commence tout juste à deviner
    Vous qui me perdez dans les souvenirs
    Votre sourire entêtant
    Vous qui riez
     
    Vous m'apprenez à détester
    Apprentissage de la haine
    Vous qui me tendez les armes
    Pour vous fustiger
    Vous qui éveillez en moi la colère
    Vous qui déclenchez ma violence
    Vous qui fermez mes paupières
    Pour mieux rêver
    A ce que je voudrais vous faire
    Les confins de la douleur humaine
    Ne seraient pas assez
    Vous qui avez réveillé ma rancune
    Vous qui m'avez blessé
    Sachez
    Je n'oublierai jamais
     
    Vous me savez
    Par coeur
    Par douceur
    Par tendresse
    Par amour
    Vous avec qui je n'ai pas à parler
    Vous avec qui je n'ai pas à expliquer
    Vous qui serez toujours là
    Vous qui me retenez de vos phalanges
    Vous qui veillez sur moi
    Vos sourires
    Vos bras
    Tout ce qui fait que sans vous je ne serai pas
    Vous qui avez la clé de mes rires
    Vous sans qui aimer ne serait qu'un mot
     
    Vous me déconcertez
    Je ne sais que dire
    Que faire
    Vous ne m'avez pas donné de carte pour agir
    Vous brouillez les pistes
    De la noirceur de vos regards
    Le charbon de vos pas
    Me perd
    Vous que je ne maitrise pas assez
    Pour sourire
    Pour aimer
    Vous que je souhaite approcher
    Je m'y prend mal sans doutes
    Mais vous parsemez votre route
    De pièges et de fossés
    Vous vous enfuyez
     
    Vous me pardonnez
    Pour tous les mots que je regrette
    Pour tous ces mots que je jette
    Pour les erreurs
    Les coups de tête
    Pour les instants perdus
    Vous qui me soutenez
    Qui savez me faire croire en Demain
    En la Vie, simplement
    Vous, flamme de l'espoir
    Vous contre qui me réfugiez
    Vous le mur que je ne peux ébranler
    La porte que je ne peux claquer
    La règle que je ne peux déroger
    Vous qui me guidez
     
    Vous me lisez
    Vous m'apprenez
    Cherchant à me comprendre
    M'apprendre
    Et répondre à mes mots
    Répondre à mes cris
    Vous qui avez du temps à me sacrifier
    Vous qui savez accepter
    Les mots que je vous donne
    Vous qui commentez
    Jugez
    Vous qui m'attendez et ne me perdez pas
    Vous que je lis
    Vous à qui j'écris
    Vous pour qui je suis ici
    A taper des mots sur un clavier
    Les yeux fixés sur un écran
    Oubliant
    Qu'il ne suffit pas d'oublier
    Que parfois il est impossible de pardonner
    Qu'il faut savoir recevoir
    Je suis votre puzzle
    Et
    Vous me reconstituez
     
    Mon blog a deux ans
    Cette année
    J'ai appris
    -Que le faux pas est toujours là-
    -Qu'être à deux, ce n'est pas pour moi-
    -Que Miguel Bosé est definitivement un Dieu de la beauté-
    -Que la haine est accessible-
    -Qu'on ne peut pas se mentir à soi-même-
    -Qu'il est de ces gens qu'on ne peut pas quitter-
    -Que Barbe Bleue était impuissant-
    -Que "L'homme de sa vie" est un chef d'oeuvre-
    -Qu'à seize on n'est pas plus grande qu'à quinze-
    -Que le coeur, même recollé avec de la super glue, peut quand même se fêler-
    -Que Tatiana préfère Clover dans les Totally Spies-
    -Qu'Adèle, en vacances, avait des corps bronzés et musclés à portée de main-
    -Que Mathieu adOoOre les chocobons-
    -Que Melany ne savait pas qui était Egon Schiele-
    -Qu'Emanuelle adore les bonbons "cocas" bleu et rose-
    -Que Fanny n'a pas rendu un seul devoir de solfège depuis le début de l'année-
    -Que Thomas a besoin de six mètres de largeur pour dormir-
    -Que le parfum de glace préféré de Martin est mangue-
    -Que Maeva n'aime pas les fleurs-
    -Qu'Arnaud connait par coeur la chanson "Numa Numa"-
    -Que mon frère DETESTE la banane-
    -Que Papa pense que Tom Cruise sera refoulé à Peter Pan-
    -Que Soazig adore la philosophie-
    -Que Clô chante faux-
    -Que Fiona est fan de Tokio Hotel-
    -Que ma mère adore Hokusaï-
    -Et enfin que lorsqu'on me donne un coup sur la tête au théâtre
    C'est forcément la mère de Tatiana-
     
    Alors Merci à
    Mam', Pa', Grandes-oreilles, Touit, Frérot
    Tatiana, Adèle, Mélany, Mâëva,
    Matthieu, Thomas, Arnaud, Martin,
    Anne-Aude, Fanny, Manu, Lili,
    Hélène, Fiona, Eleonore, Pyruntha,
    Penelope, Lucie, Lorena, David ,
    Soazig, Claudie,Laure, Fabienne ,
    Isabelle, *Mi*, Moumoune,Kathia,
    Centlestone, Minou, Sandrap, Annaëlle,.. 

    "Tu ne vois pas comme tu t'emportes
    Tu t'emportes c'est n'importe quoi
    Ouais mais moi j'préfère la colère, la colère
    Emoi, agitation, agité
    S'agit-il de s'assagir?
    Et de vivre à moitité, à moitié enterré.."
     
    Clauclau, Thomas et Moi
    Sommes le triangle sacré
    Nous communiquons!
     
    "On a le coeur si léger
    Et la tête à l'envers
    On est tellement de la fête que l'on se verse, à terre,
    On reprendra d'la vie, et sans jamais se taire,
    On vous servira d'la colère à la place du mépris.."
     
    Naples.
    La magie des couleurs
    La folie
     
    "A bout de souffle, au bord de l'eau
    Juste avant l'orage
    J'voudrais t'montrer comme ils sont beaux, comme ils sont beaux mes sentiments
    MAis pas facile d'être sage, mes poumons plein de rage.."
     
    L'émotion de Tatiana samedi soir
    Ses sourires
    Et puis chanter
    Le bonheur
     
    "Tu disais comme tu t'emportes
    Tu t'emportes c'est n'importe quoi
    J'te répondais toujours
    La colère, c'est moi,
    J'voudrais te montrer comme ils sont beaux, comme ils sont beaux mes sentiments,
    Et toujours, encore maintenant, je tape du pied quand mon coeur saigne.."
     
    Danser
    ET puis encore danser
    En s'écroulant sur les canapés
    Se donner des surnoms
    "Etoile de mes nuits
    Soleil de ma vie"
    La folie
     
    "A bout de souffle, au bord de l'eau,
    Juste avant l'orage
    J'voudrais t'montrer comme ils sont beaux, comme ils sont beaux mes sentiments,
    On ne croit plus à aucunes promesses,
    Et aprés, rien ne sera plus comme avant,
    Rien ne sera plus comme avant.."

     

    February 20

    Idées noires, idée blanche

    Je suis tout au fond de vous
    Je me cache
    Je vous appelle des éclats de ma voix
    Je vous tiens compagnie dans votre solitude
    Dans vos pertes de repères
    Je suis le feu qui vous consume
    Je suis la pluie qui vous dilue
    Je suis la croyance qui vous passionne
    Je suis là pour libérer vos cris
    Dénouant une à une, leurs chaînes
    Je suis là pour vous apprendre à dire oui
    A vos armes
    Je suis la Haine
    Je suis juste devant vos paupières
    J'attends que vous ayez oublié ma présence
    J'attends que vous ne sentiez plus ma puissance
    Pour me faire connaître
    Pour vous noyer en moi
    Je suis le vent qui éloigne les radeaux des espoirs
    Je suis la vague qui vous engloutit
    Je suis le cri qui ne sort pas
    Je suis la rage qu'on ne dit pas
    Je suis le ralentisseur
    Des battements de vos coeurs
    Je suis celui qui tord les sourires en rictus amer
    Qui transforme les rires
    En odieuses ironies
    On me mêle aux autres sons
    Pour m'oublier
    Je suis la Deception
     Je suis tout au bout de vous doigts
    Je suis le givre au bout de vos sourcils
    Les mots que l'on aurait voulu retenir
    Les phrases que l'on aurait cru pouvoir dire
    Je suis un poing qui tape sur une table
    Je suis une porte qui se claque
    Je n'appartiens qu'à vous
    Et pourtant je vous domine
    Je suis les créanciers des erreurs du passé
    Je suis la fausse note dans la rime
    Je suis le Regret
    Je suis au creux de vos sourires
    Je suis le déguisement, le masque
    L'absent
    Je suis celui qui brise en mille morceaux
    Qui piétine
    Je suis le pêcheur de souffrances
    Je suis l'erreur qui s'est glissée dans les mailles du filet de l'Espèrance
    Je suis ce qu'on oublie de préciser
    Je suis celui que l'on n'oublie jamais
    J'incendie les songes
    Et noie les contes de fées
    Je suis le Mensonge
     J'enrobe votre coeur
    Je suis celui qui excite la Haine
    Qui attise la vengeance
    Je suis un corps qui s'écroule vers le bas
    Je suis une chute
    Des points de suspension
    Je suis un rideau qui se ferme aprés une pièce sans applaudissements
    Je suis celui qui ment
    Je suis le frissonnement d'une vie qui se déchire
    Je suis le bruissement d'un soupir qui s'achève
    Je suis un reflet dans un miroir
    Un cauchemar qui rêve
    Je suis le Desespoir
    Je suis sous votre peau
    Je suis faite de musique militaire
    Et de femmes en partance pour la guerre
    Je suis l'oubli de soi
    Vous vous abandonnez en moi
    Je vous aveugle
    Je vous perds
    Je suis la fièvre qui vous dévore
    Les écueils insensées de la raison humaine
    Je suis une main qui jette à Terre
    Un océan qui se déchaîne
    Je suis la Colère
     Je suis dans vos pupilles agrandies par l'effroi
    Je suis une phrase qui ne se termine pas
    Des sourcils qui se froncent
    Et les mots qui dénoncent
    Je suis l'essence magique de la Nature Humaine
    Je suis le masque des comédies antiques
    Je suis le bâton sur lequel s'appuie la peine
    Le monologue Tragique
    Du poète tourmenté
    Je suis un enfant qui fait fausse route
    Je suis celui qu'on veut arrêter
    Je suis le Doute
    Je coule dans votre sang
    Je suis un regard de côté
    Je suis le désir que l'on noie
    Une baignoire qui fuit
    Impossible à remplir
    Je suis ce que l'on ne peut fuir
    Je suis le goût d'amertume dans votre bouche
    L'artisan de votre peine
    Je suis un comèdien qui n'a pas de scène
    Une plume sans encre
    Un désir que l'on obtient
    Je suis tout ce que l'on bâtit avec des "si"
    Je suis ce qui fait tendre les mains
    Je suis la Jalousie
     Je suis entre vos dents
    Je suis une plaie ouverte que l'on ne recoud pas
    Je suis une lutte à mort
    Je vous enferme dans ma folie
    Je vous séquestre dans mes cris
    Je suis ce qui répond aux questions du Désespoir
    Je suis une vitre que l'on brise
    Une écriture nerveuse
    Un mot plus fort que l'autre
    Je suis un fil qui vous étrangle
    Une main qui vous empêche de respirer
    Je suis des poignards que l'on lance
    Une tunique ensanglantée
    Je suis la Violence
    Je suis dans votre palais
    Je suis ce qui retourne votre estomac
    Qui vous fait vous retourner
    Je suis ce que vous ne regardez pas
    Un mouchoir blanc devant les yeux
    Le mouchoir de la paix
    Je suis un plissement de peau qui retient un regard
    Je suis le noir du ciel par un temps orageux
    Je suis une moue boudeuse
    Une tempête de nerfs
    Je suis la vision d'une femme rouée de coups
    Dans un pays en guerre
    Je suis le dégoût
    Je suis au bout de vos cils
    Lors que vous regardez de haut
    De loin
    D'ailleurs
    Je suis dans les descentes de piedestal
    Dans les mots de compassion
    Dans les sourires de pitié
    Je suis dans chaque main qui se tend
    Dans chaque mot que l'on dit
    Du bout des lèvres
    Du bout du coeur
    Je suis dans chaque corps qui avance vers l'autre
    Dans une lente communion pour toujours s'éloigner
    Je vais là où s'égare la vie
    Afin de la piéger
    Je suis le mépris
    Je suis caché dans votre gorge
    Je suis celui auquel on accède
    Que l'on donne
    Et qui ne s'offre pas
    Je suis des paupières fatiguées acceptant de se clore
    Je suis une faute d'orthographe qu'une main enfantine a barrée
    Je suis le pourquoi de vos interrogations
    Des doigts qui se referment sur une feuille de papier
    Des ongles colorés
    Je suis l'éternel retardataire
    J'arrive toujours en dernier
    Je vous fuis
    J'attends que vous m'acceptiez
    Je suis le chant d'une diva
    Que l'on entend pas
    Je suis ce que l'on ne doit pas toujours donner
     Ce que l'on ne doit pas toujours accepter
    Je suis une alchimie compliquée
    Je suis ce que certains n'obtiendront jamais
    Même s'ils se mettent à genoux
    Je suis ce qui se mêle aux autres tons
    Je suis celui qui accepte les coups
    Je suis le Pardon

    "Hey
    Faire les quatre cents coups
    Se prendre des coups
    Plutôt que le tiède
    Ceux qui ont peur sont debout
    Les autres dorment mou
    Se battre pour ses rêves
    Qu'on nous enseigne, never explain
    Qu'on nous assène, never complain
    Et c'est un peuple qui se soulève"
     
    Je pars à Naples...
    Enfin les ruines de Pompéï
    Autrement que dans un film passé trois ans de suite
    Dans un cours de Latin
     
    "Mais toujours vouloir pour soi
    La Lune, la Lune
    Même pour un Nirvana
    De fortune, la Lune
    Et si tu tombes sept fois
    Et si tu tombes sept fois
    Toujours se relever huit..."
     
    La vie des autres
    Un film grandiose, grandiose, grandiose...
    A ne pas manquer
     
    "Hey
    Faire des noeuds magiques
    Au temps élastique
    Rester éveillé
    Pas faire les choses à moitié
    Mieux même si le prix à payer
    Vaut être atypique, même si
    L'on vous tire vers le bas
    Vertebrés excentriques
    Qu'un fossile usé
    Qu'on nous enseigne, never explain
    Qu'on nous assène, never complain
    Et c'est un peuple qui se soulève..."
     
    Je n'ai pas compris..
    Quel est le propos du film "Molière"?
    Quel est sont but?
    Par contre..
    Les acteurs sont excellents...
     
    "Mais toujours vouloir pour soi
    La Lune, la Lune
    Même pour un Nirvana
    De fortune, la Lune
    Et si tu tombes sept fois
    Et si tu tombes septs fois
    Toujours se relever huit..."
     
     
     
    Mylene Farmer - Devant soi
    envoyé par mylenefarmer
     
    *La toute dernière chanson de La Belle...
    Mamamiaaa...
    Qu'elle est belle..
    :-D*
     
    February 04

    Dis moi

    Dis moi
    Toi qui lis mes mots
    Que veulent-elles dire pour Toi, toutes ces lettres à la suite
    Dis moi ce que j'attends
    En écrivant
    En distillant mes rêves sur un écran
    Du bout des mes doigts sur un clavier
    Du bout de mon coeur sur vos pensées
    Du bout des cils
    Je grave mes chimères sur vos paupières
    Dis moi
    Toi qui est derrière ton écran
    Te caches tu de moi
    Me défiant de ton silence
    Ou m'offrant tes mots
    Et moi sais tu de quoi je me cache
    Ce qu'il y a derrière le masque que je me force à porter
    Pour ne pas voir ce que me hurle la réalité
    Pour ne pas entendre
    Ce que je vois dans mon psyché
    Dis moi
    Toi qui semble tout prés
    Pourrais tu me dire comment apprendre à vivre
    Même si crois posséder quelques clés
    Mon trousseau n'est pas complet
    Il me manque des notions
    Que je tente d'apprivoiser
    Je tends la main vers elles
    Mais elles prennent un malin plaisir à m'échapper
    Subtile alchimie du bonheur
    Ecrite à l'encre indélibile
    Invisible
    Dis moi
    Toi qui est si loin
    Est ce que je me trompe
    En ne faisant qu'écrire
    En ne sachant pas dire
    On a voulu m'apprendre à affronter
    Je n'ai pas assez étudié
    J'ai oublié la formule
    Mais Toi qui est si loin, si proche
    Tu sais que j'apprendrai
    Je replongerai dans mes cahiers d'existence
    Je finirai bien par perdre mon flegme britannique
    Je finirai bien par ne plus contrôler
    Je finirai bien pas savoir hurler
    Dis moi
    Toi qui souris de Moi
    Comment donner ma confiance
    Donne moi la paix
    Offre moi des sourires
    Qui veulent dire que je crois
    Empêche moi de douter
    De tout
    De vous
    Dis moi
    Toi qui continues à me lire
    Sais tu que le bonheur se cherche dans chaque instant
    Une soirée avec une amie
    Des moustaches de chocolat
    Des films en couleur derrière des paupières
    Des projets qui ne sont pas faits pour être réalisés
    Des tatouages aux henné
     La buée
    Nous envellopant dans un doux brouillard
    Nous évitant de tout voir
    Nous évitant les rictus amers
    Dis moi
    Toi qui continues à être là
    As tu déjà fait des faux pas
    As tu déjà trébuché contre un obstacle de la vie
    Murmuré ce qui aurait du ne pas être dit
    Raté une marche
    Eu la bouche pleine de sable
    Les mains pleines de rage
    Les paupières couvertes de larmes?
    Dis Moi
    Toi qui déchiffre mes phrases
    Que cherches tu?
    Je cherche des réponses
    En n'attendant que de ne pas en avoir
    Que serait la vie sans questions?
    Tout savoir
    Pas de surprises
    Pas de chutes dans le vide
    Pas de vagues sur la plage
    Pas de noeuds dans les cheveux
    Pas de lumière dans les yeux
    Pas de ratures sur les cahiers
    Pas de mots gommés
    Pas de fautes d'ortographe
    La vie aurait un gout sucré
    Ecoeurant
    Dis moi
    Toi, connaissance virtuelle
    Que connais tu de moi?
    Une jeune fille de seize ans
    Depuis quelques mois maintenant
    Amatrice de chocolat
    Jongleuse avec les mots
    Qui a decidé que la Vie ne serait pas qu'un masque neutre
    Une gamine blonde aux yeux bleus
    Qui connait pas grand chose
    Et qui parle toujours trop
    Du chamallow plein la tête
    Boulimique de livres
    Se perdant dans le langage desuet du dix-huitième siècle
    Grande admiratrice de Willy Wonka
    Croyant que le bonheur est à fleur de peau
    Qu'il est dans les nuances de rouge du sang
    Dans un battement de cil
    Un froncement de sourcil
    Un clin d'oeil
    Un battement de coeur
    Juste seize ans
    Qui essaye tant bien que mal de vivre
    Tant bien que mal d'être là
    Dis moi
    Toi qui me lis d'un air bienveillant
    Sais tu que je te vois parfaitement
    Tu mets tes lunettes
    Et tu te penches sur une phrase
    Tu te reconnais à travers mes mots
    Et puis tu te dis
    Que tout de même
    J'en fais trop
    Je te vois replonger dans tes souvenirs
    Ce passé enfoui au fond de Toi
    Parce qu'il est des choses qu'il vaut mieux oublier
    Parce qu'il est des discours que l'on ne veut pas écouter
    Parce que c'est si dur d'avouer
    Devant le tribunal de notre conscience
    Notre raison a toujours des preuves
    Notre coeur sait si bien plaider
    Nous avons tant de conséquences atténuantes
    Nous sommes si mal à l'aise à la barre
    Les mains dans les poches
    Les yeux baissés
    Que faire?
    Dis moi
    Toi qui finira bien par quitter cette page
    De quoi as tu peur?
    Il y a de ces angoisses que l'on ne sait expliquer
    De celles qui nous font frissonner à leur simple pensée
    Sais-tu de quoi j'ai peur moi?
    Moi, téméraire jeune fille
    Qui clame qu'elle sait affronter la vie
    Est prise de panique
    Durant les feus d'artifices
    Au moindre pétard
    Au moindre coup de feu
    L'estomac qui se retourner
    La sueur dans le dos
    La gorge qui se serre
    Et l'envie de hurler
    Seulement taper ces mots
    J'ai l'angoisse au bord des lèvres
    J'ai le coeur qui se soulève
    J'ai l'impression d'être une toute petite fille
    Avec des couettes
    Qui a l'impression que la terre va imploser
    Que je vais m'envoler
    Dis moi
    Toi que je vais bientôt libérer
    De ton rôle de lecteur
    Connais tu la valeur des mots
    Sais tu à quel point ils peuvent nous blesser
    Nous casser en deux
    Comme un biscuit
    Nous déchirer en deux
    Comme un bout de guimauve
    Nous ne sommes que des sucreries
    Aux yeux de la Vie
    Mais tu sais
    Toi à qui je m'adresse
    J'y crois
     

     
    "La partie de puissance quatre 
    était plutôt mal engagée
    Tu m'avais laissé sur la droite
    Au moins trois possibilités!
    Malgré tous les conseils tactiques
    Que je t'avais pourtant donnés
    Pour des raisons énigmatiques
    Nous n'y avons jamais rejoué!"
    Une soirée avec Adèle
    C'est du bonheur à saisir
    Et qu'à deux
    On arrive à saisir..
    "Trivial Pursuit j'en étais sûr
    Je t'ai déçu énormément
    Sur une question littérature
    A la portée d'un débutant
    Malgré mes études littéraires
    Mon exposé sur Ionesco
    Mon unique et seul camembert
    Je l'ai eu sur John MacEnroe.."
    Ah, Vincent Delerm..
    Barbouilleur de sourires
    Et magicien des mots!
    "Et j'ai déposé avant hier
    Une plainte..
    Contre RavensBurger.."
    Z'avez vus!
    Meuseuneu se refait à neuf!
    Maintenant on peut inclure des vidéos aux billets
    Encore faut-il que je comprenne le fonctionnement..
    "Je n'sais pas ce qui m'a pris
    Le 15 Avril à 18 heure
    De ressortir le memory
    De ma part c'était une erreur
    Tu m'as dit c'est vraiment curieux
    Ta mémoire est beaucoup plus claire
    Pour retrouver une girafe bleue
    Que pour ma dâte d'anniversaire!"
    Le temps passe vite..
    Juin arrivera trés vite..
    Je n'attend que ça!
    "Le cluedo, chose prévisible
    A declenché tout un procés
    Tu m'as trouvé bien insensible
    A l'atmosphère de crimle anglais
    Si tu n'peux même pas apprécier
    Les ambiances d'Agatha Christie
    Nous pouvons déjà annuler
    Les vacances à Glastonbury.."
    Je suis une gaffeuse hors pair..
    Hier..
    J'ai enfermé ma pauvre mère avec l'alarme !
    "Et j'ai deposé avant-hier
    Une plainte..
    Contre les jeux Parker"
    J'ai vu le p'tit prince aux yeux bleus aujourd'hui
    Que les enfants grandissent vite..
    "Je suis plutôt quelqu'un d'ouvert
    Et je n'avais pas jusqu'ici
    Envisagé la crise de nerf
    Au milieu du pictionnary
    Comment justifier dis le moi
    Notre rupture de Vendredi
    Mon entourage n'admettra pas
    L'explication cochon qui rit.."
    J'ai été noté en Ping Pong
    Autant vous dire que cela ne fût pas glorieux..
    "Mais j'ai retrouvé avant-hier
    Le jeu du solitaire.."
     
    C'est une belle journée
    envoyé par Sourie7
     
    J'ai réussi pour la vidéo!!
    Yes!!
     
     
     
     
     
    January 28

    Aujourd'hui, c'est décidé...

    Aujourd'hui
    J'ai brusquement envie de recréer le monde
    Du bout de mon pinceau
    Des couleurs de me mots
    Les mêler tous ensemble et composer ma toile
    Et affuter mes rêves
    Dans ce monde on n'oubliera jamais de vivre
    Prendre conscience
    Qu'on est là
    Chaque respiration, souffle de miracle
    On apprendra à vivre comme on apprend à parler
    Les balbutiements de premiers pas
    Les chutes des toutes premières fois
    Les erreurs que finalement on ne fait pas
    Les croyances auxquelles on ne croit pas
    Les rêves que l'on n'ose écrire
    Les mots que l'on aurait du dire
    Ceux qu'on oublie
    Ceux qu'on regrette
    Manuel de la vie
    Eternel inachevé
    Dans ce monde
    On oubliera que le temps passe toujours trop vite
    On cessera de courrir
    Prendre le temps
    Attraper les secondes
    Etirer les minutes
    Garder les heures contre soi
    Pour pouvoir observer
    Juste comprendre et perdre le fil
    Laisser le gouvernail perdre le Nord
    Savoir rythmer nos vies sur nos battements de paupières
    Fermer les yeux
    Oublier que l'on n'est pas toujours éternel
    Oublier qu'il arrive que la vie ait une fin
    Dans ce monde
    On saura être des Dieux tout puissants
    On saura tenir au creux de nos mains les gouttes de nos destins
    Tresser les bouts de guimauve de nos existences
    Les faire fondre
    Respirer l'odeur sucrée des nôtes jouées
    Par des mains enfantines
    Sur un clavier
    Dans ce monde
    On fera des tâches de gouache sur les murs
    Des traces de doigts
    Des bouts de vie qu'on a laissé tomber
    Des moments que l'on a su faire glisser
    Comme sur une toile cirée
    Instants d'Eternité
    Que l'on croit toujours pouvoir capturer
     Dans ce monde
    On pèsera toujours nos mots
    On n'ignorera pas leurs lames affutées
    Lettres brutales
    Qui nous font déraper
    Sur l'étendue glacée des phrases que l'on a jurées
    Et oubliées juste aprés
    Ces mots que l'on dit car ils sont attendus
    Ces mots que l'on crie
    Que l'on murmure
    Comme autant de mensonges emportés par le vent de folie
    Soufflant sur nos vies
    Dans ce monde
    J'affronterais la réalité
    Ne pas se contenter d'écrire
    Et de sourire
    Savoir dire que l'on ne veut pas
    Que l'on accepte pas
    Ne plus garder la haine cachée au fond de moi
    Des tornades cachées
    Des colères masquées
    Ô rage de la vie qu'il me faut déguiser
    Dans ce monde
    Les barques partiront à la dérive
    Existences balancées au gré des vagues
    Mouvementées sous les étoiles
    Tomber dans le creux dans la mer et frôler l'océan du bout des doigts
    L'immensité du monde
    Se perdant dans l'eau salée
    Des rires moqueurs de la Vie
    Car dans ces eaux troublées
    Qui sait nager?
    Dans ce monde
    On laissera le sable glisser sur les parois du sablier
    On apprendra à marcher pour marcher
    Respirer pour respirer
    Vivre parce que c'est si bon de vivre
    Juste faire
    Sans penser
    On apprendra à savourer
    Savoir déguster les bonheurs que nous tend la vie du bout des mains
    Instants de félicité
    Dans ce monde
    On ne se laissera pas couler
    Plonger pour remonter
    On saura simplement faire des battements de pieds
    Et revoir la surface
    Aprés être tombé
    Monter monter monter
    Se raccrocher au mots pour ne pas chuter
    Et avoir le vertige
    Du haut des cimes des apprentissages
    Degringoler dans la neige de la réalité
    Laisser nos rêves d'enfants en haut
    Mais savoir que l'on pourrait remonter
    Si seulement on le voulait
    Dans ce monde
    On croira aux contes de fées
    Au princes charmants et aux blancs destriers
    On se dira que tout est possible
    Qu'il suffit de regarder ailleurs
    Qu'il suffit de suivre les empreintes des rêves inachevés
    Se laisser guider
    Par les couleurs d'un manège au loin
    Par le parfum du maïs grillé
    Par les rires d'un gamin aux yeux écarquillés devant le dernier Disney
    Par les pluies torentielles qui assombrissent nos vies
    Par le goût du chocolat fondu
    Apprendre à délaisser la rationnalité
    Faire tomber le correct
    Brins de n'importe quoi
    Pimentant notre expèrience de la vie
    Déjà si épicée
    Dans ce monde
    On photographiera le bonheur pour l'analyser
    Le décortiquer
    En extraire la subtile formule magique
    Pouvoir le retrouver
    Calmer les battements de nos coeurs
    Accélérer nos pas
    Au risque de trébucher
    Dans ce monde
    Dans ce monde
    On croira simplement la vie
    On saura la valeur de l'espoir
    On apprendra la confiance
    Les laisser aller de notre conscience
    Relâchement de surveillance
    Ne plus avoir pied
    Simplement aimer la Vie
    Même si elle ne nous rattrape qu'au dernier moment
    Même si elle est un ouragan
    Deracinant nos certitudes
    Croire au bonheur
    Savoir le débusquer
    Lorsqu'il apparait masqué
    Savoir le rattraper
    Lorsqu'il semble s'enfuir
    Le conserver
    Apprendre à gommer les les fautes d'ortographe
    Rayer les fautes de frappe
    Et connaître la grammaire
    Enfin rester debout
    Pour éviter les chutes
    Les bleus sur les genoux
    Rien n'est impossible
    Il suffit d'y croire
    Il suffit de savoir observer les jeux des enfants
    Les recopier
    Sur les cahiers à grands carreaux du temps
    Et on ne se perd pas forcément
    On s'égare juste un instant
    La vie n'est plus trés loin...
     

    Manque de temps
    Et pourtant
    Lorsque je ne peux y accéder
    Le net' me manque tant...
    Fous rire avec Tatiana dans Paris
    Harponner les cockers
    Le mot de la fin?
    Schpaff !
    Ma mère et moi sommes devenues des fans..
    De "Desperate Housewiwes"
    Qui l'eut cru?
     
     
     
    January 11

    Tous ces débuts..

    Tous les débuts du monde
    Nous égarent en nous même
    Destabilisés que nous sommes
    Nous devons apprendre
    Survivre à cette nouveauté
    Tous les débuts du monde
    Entraînent les souvenirs dans une danse effrénée
    Les premières fois
    On découvre ce monde que l'on croyait connaître
    On se perd dans les couleurs
    On s'enivre d'émotion
    On apprivoise la vie
    Les premiers mots des livres
    Nous nous noyons en eux
    Sombrant entre les pages de l'ouvrage
    On s'échappe de ce monde où le réel rêgne
    Je veux de l'impossible
    Et un vent de folie
    Je veux tisser ma vie
    De fils inconnus
    Les premiers jours
     Ces moments où l'on jette tout par terre
    On piétine nos passés
    Pour mieux construire l'avenir
    On démonte les briques de notre existence
    Pour reccomencer
    Ces matins où l'on a decidé que cette fois on changerait
    Que l'on n'est plus le même
    Que le monde est à nous
    Qu'il nous suffit de vivre pour toucher le bonheur
    Qu'il nous suffit de croire pour réaliser
    Ces matins où nos coeurs battent plus vite
    Où les sourires se peignent sur nos visages
    Tous ces débuts de vie
    Où l'on perd le sens de la réalité
    Où l'on croit subitement aux contes de fées
    Ces commencements où l'on se perd en nous
    Pour essayer de se cerner
    Ces premières heures où l'on veut se comprendre
    Enigme pour nous même
    Point d'interrogation ambulant
    Se perdant dans la masse des points de suspension
    Se doter de pouvoir magique
    Décider que l'on peut tout effacer
    Tout créer
    Tout avoir
    Décider que pour une fois c'est nous qui donnons le choix
    Et que nous n'avons pas à en prendre
    Se dire que l'on ne se trompera plus
    Que l'on a finit par apprendre la vie
    Tous ces débuts
    Où l'on veut décider
    Où l'on croit pouvoir choisir
    On se dit qu'à présent
    Notre calme se dérobera
    Pour laisser place à la tempête de nos colères
    Balayant notre flegme brittanique
    Maintenant
    On ne tiendra plus compte de tous les imbéciles
    De ceux pour qui les mots n'ont pas de sens exact
    Qui oublient de penser
    Aujourd'hui
    Face à eux
    Notre visage ne sera que mépris
    Ces instants où l'on décide d'être tout autre
    Même si l'on sait bien
    Même si l'on doit admettre
    Même si des voix nous crie
    Que l'on n'est que nous même
    Tellement accrochés à notre manière de vivre
    Tellement nous
    Tellement seul face au masque que nous portons
    Fièvre d'angoisse face aux autres
    Nous poussant à nous cacher
    Derrière les mots
    Et les sourires
     Ces sourires qui grimacent de mensonge
    Ces jours où l'on se force à oublier le passé
    Les souvenirs sont enfermés à clé
    Ne plus penser
    Juste agir
    Se perdre dans le travail
    Dans les rires
    Combler nos failles
    Remonter à la hâte notre coeur en morceaux
    Les coeurs se brisent trop vite
    Les colles ne sont pas assez fortes
    Face aux rages de la vie
    A ses croches pieds
    Désilusions
    Vous êtes autant de coups de poignard
    Les débuts
    Ces rêves, ces espoirs, ces croyances
    Se brisant aux écueils de nos existences
    Croire que tout est possible
    Savoir que l'on y arrivera
    Connaître la foi
    Et s'écrouler par Terre
    Lorsque les paroles sonnent faux
    Lorsqu'on tombe dans ce puit de réalité
    Qu'est la vie
    On s'efforce pourtant de fermer les yeux
    Ne plus rien voir
    Pour continuer à croire
    Mais nos paupières ne sont jamais assez closes
    Pour masquer les chutes de nos rêves
    Début de vie
    Début de cri
    De révolte
    Contre les égratinures de la vie
    J'ai décidé d'être vivante
    Tout simplement
    De prendre conscience de mon souffle
    Des battements de mon coeur
    Du silence qui m'entoure
    Continuer à croire même si c'est une folie
    Et refuser d'entendre tous ces sinistres "on dit"
    Je veux vivre
    Ouvrir les yeux au monde
    Et puis rire
    Accepter que mon coeur puisse se serrer à l'évocation du passé
    Me mordre les lèvres pour ne pas pleurer
    Et puis continuer à sourire
    Continuer à croire en la vie
    Quoi qu'elle fasse
    Même si elle s'acharne à me tromper toujours
    A me perdre dans ses méandres
    Apprivoiser les mots
    M'éblouir aux rayons du bonheur
    Me gorger de larmes
    Être passionée coûte que coûte
    Oui, vivre
    A cent à l'heure
    Même si c'est beaucoup trop vite
    Mais je sais m'arrêter parfois
    Savourer un instant d'eternité
    Et le graver en moi
    Apprendre
    Au risque d'écraser mes illusions
    Au risque de grandir trop vite
    Ne plus brûler les étapes
    Prendre mon temps
    Et réfléchir
    Savoir écouter ce que me disent les heures
    Savoir accepter mes peurs
    Rêver
    A mon prince charmant de Solal
    Aux futurs paillettés
    Oui rêver
    Et ignorer les trop réalistes
    Ceux qui ont toujours les deux pieds sur Terre
    Incapable de voler
    Incapable de plonger dans l'océan lyrique de MES réalités
    Croyante en cette vie onirique
    Et puis enfin choisir
    Savoir que tout n'est pas si facile
    Vie si complexe
    Que je tente d'approcher
    Pour la comprendre
    Sans la juger
    Moi je veux être simplement là
    A taper des mots
    Sans penser à rien d'autre
    Croire aux miracles
    Un sourire de dérision aux lèvres
    Rire de moi-même
    Vous tendre la main à travers mon écran
    Vous offrir mes mots de vivante
    De petite fille qui devient grande
    De Début de Femme
     

     "C'est sûrement pas être artiste
    Que d' frapper sur un piano
    C'est sûrement pas être poète
    Que d' chagriner la p'tite fille
    Assise au bord du Styx"
     
    23h02
    "La vie est trop compliquée
    Je me sens complètement larguée
    C'est grave grand frère ?"
    23h21
    "Non c'est pas grave
    On apprend à vivre dans la complexité avec le temps"
    Que ferais-je sans mon tricheur de frère?
    *Tricheur à mon petit jeu de début d'année
    La réponse devait être UN nom de pays
    Et non pas une liste*
     
    J' suis vraiment si peu comique
    Que les larmes me viennent à l'œil
    Et toi connard ça t' fait rire
    Ça t' fait rire et moi pleurer
    C'est qu'on doit rien piger"
     
     La dernière chanson de Mylène Farmer
    "Devant soi"
    Un petit chef d'oeuvre 
     
    "On est tous des imbéciles
    On est bien très bien débile
    C' qui nous sauve c'est le style
    Equivoques et aussi paradoxes
    Et ça suffit"
     
    Mon papa m'a proposé de faire les soldes avec lui
    Si c'est pas le bonheur ça!
     
    "On a du s' gourrer de planète
    T'sais j' sais même plus où qu'on est
    Les producteurs trouvent ça bien
    Toi et moi on l' sait quand même
    On n'est pas loin d' l' enfer"
     
    Tatiana et moi nous lançons dans le stylisme
    Une champignonade de vêtements
    Aux couleurs forestières
     
    "On est tous des imbéciles
    On est bien très bien débile
    C' qui nous sauve c'est le style
    Equivoques et aussi paradoxes
    Et ça suffit "
    December 31

    Hommes, frères humains..

    Mais qu'est ce qu'être homme?
    Qu'est-ce que l'humain?
    Quelle signification se cache derrière ces lettres
    Se cachant
    Comme si elle refusait d'être découverte
    Comme si nous avions à l'apprendre
    Comme si cela n'était pas acquis
    Homme qui se lève et qui fait des projets
    Homme qui se couche abandonnant ses projets
    Homme qui rêve
    Qui désire
    Qui décide de croire en la vie, de croire en lui
    Qui souhaite se battre pour ce qu'il doit devenir
    Futur inexprimable
    Qu'il voudrait exprimer
    Passé inoubliable
    Qu'il voudrait oublier
    Homme qui oublie pour quoi il est sur Terre
    Homme qui décide de vivre pour lui
    Quitte à marcher sur les autres
    Quitte à renverser ceux qui lui font face
    Combat à mort
    Homme de tous les mensonges
    Et de tous les espoirs
    Désillusions humaines
    Auxquelles nous faisons face
    Devoir rester debout
    Lorsqu'une main de fer nous met à genoux
    Homme qui vit avec les autres
    Essayant de les comprendre
    Les savoir
    Les deviner
    Trouver les facettes cachées derrière leurs masques
    Tous ces autres qui font peur
    Tous ces autres qui font mal
    Et qu'on ne cerne jamais
    Incompréhension
    Ces autres qui paraissent si loin
    Ne partageant pas les même valeurs
    Il y a l'homme qui oublie que les mots ont un sens
    Les utilisant sans en connaître le poids
    Il y a l'homme qui croit tout savoir
    Mais qui ne sait rien
    Être pédant
    Tout de prétention
    Et de mépris pour l'autre
    Il y a l'homme à fleur de peau
    Souffrant de chaque mot
    Les larmes débordent si vite
    Lorsque l'on ne ferme pas les yeux à temps
    Il y a l'homme qui ne regarde pas
    Qui refuse d'apprendre
    Qui refuse de voir
    Faux aveugle
    Et tous ces hommes qui s'observent
    Tous ces hommes qui se jugent
    Désespérant
    De ressembler un jour à l'autre
    D'oublier l'autre
    Homme vivant
    Long apprentissage de la souffrance
    Les plaies qui ne se referment pas
     Les rages qu'on ne contient pas
    Tous ce mots que l'on garde cachés quant il faudrait les dire
    Ces colères que l'on fait taire
    Répondant aux règles de bienséance
    De notre société
    Il y a l'homme qui accepte
    Mais qui se bat
    Il y a l'homme qui refuse
    Mais qui reste dans les idées
    N'allant pas plus loin
    Que ses propres pensées
    L'homme qui se laisse dériver
    Sur l'océan de la vie
    Qui oublie que si l'on ne se bat pas
    On tombe face contre Terre
    Et aucune main se tend pour nous relever
    Seul face à la vie
    Seul contre tous
    Homme qui naquit sans armes
    Et qui doit s'en forger
    Dans les mots
    Mais ceux qui croient que les phrases ne blessent pas
    Les maniant avec maladresse
    Ecorchant les autres de leurs lames affutées
    Sans même le vouloir
    Il y a ceux qui comme moi
    Ont choisi pour suvivre
    D'engluer les autres dans la toile de leurs lettres
    Il y a ceux qui voudraient
    Qu'on croit en l'avenir
    Qu'on conserve les rires
    Et qu'on sache se taire
    Ceux qui voudraient tant dire
    Mais qui ne savent qu'écrire
    Juste croire en la vie
    Accepter que les rêves soient la réalité
    Vivre dans la passion
    Se détruire
    Se recoller
    Être couvert d'égratinures
    Impossible à panser
    Toujours vouloir apprendre pour pouvoir accepter
    Toujours savoir, comprendre
    Pour pouvoir refuser
    Ceux qui tout comme Moi
    Enfouissent leur colère
    Et cachent leur rancoeur
    Gardant toujours leur calme
    Un sourire impassible
    Ironie de la vie
    Apprendre à être homme
    Apprendre à être humain
    A tendre la main aux autres
    S'ils en ont besoin
    Reconnaître se fautes, accepter ses erreurs
    Pour pouvoir avancer
    Pour soigner notre coeur
    Progresser pas à pas
    Mais je ne sais pas le faire
    Brûlant toutes les étapes
    Allant beaucoup trop vite
    Soufflant sur les bougies que la vie m'offre
    Pour éclairer ma route
    Être homme et vivre beaucoup trop vite
    Apprendre à sourire sous les coups de la vie
    Atténuer l'amour
    Pour modérer la peine
    Se méfier de ces autres que l'on ne saura jamais
    Voyager, découvrir
     Et apprendre à s'ouvrir
    Être homme et être heureux
    D'un rayon de soleil
    D'une vitrine dans la rue
    D'une rencontre soudaine
    D'une connaissance accrue
    Des riens qui font une vie
    Grandir
    Evoluer
    Accompagné des autres
    Empreints de leur mystère
    Apprendre à être vivant
    Tous les jours sur cette Terre
    Apprendre à être croyant
    En la vie, en l'espoir
    En tous ces mots qu'on lit mais qu'on refuse de voir
    Jouer la musique de nos vies
    Corriger les fausses notes et les erreurs de rythmes
    Et si comme moi on a tendance à aller trop vite
    Savoir ralentir
    En s'aidant d'un métronome
    Ne pas trébucher au milieu des doubles croches
    Et le temps d'un soupir
    Reprendre sa respiration
    Ecouter les battements de nos coeurs
    Que l'on fait souvent taire
    Alors que l'on devrait
    Prendre la route qu'ils nous indiquent
    Parfois
    Rêver aux princes charmants cachés dans des crapauds
    Rêver aux "Happy End"
    Et aux ronds dans l'eau
    Fermer les yeux pour mieux voir
    Se laisser bercer par une douce folie
    Ne pas toujours chercher à savoir pourquoi l'on est en vie
    Juste accepter d'être là
    Mettre un pied devant l'autre
    Même si difficilement
    Et un sourire aux lèvres
    Avancer
     

     
    "-Puisque nous sommes seuls, je vais vous séduire.
    -Vous êtes ignoble.
    -Bien sûr, sourit-il. Mais dans trois heures, les yeux frits comme je vous l'ai promis. Oui, séduite par les misérables moyens qu'elles aiment et que vous méritez, éborgneuse de vieillards. Le jour du vieux, j'étais prét à vous emporter sur le cheval qui attendait en bas, mais ce soir vous me déplaisez. De plus, voyant votre considérable nez en pleine lumière, je suis épouvanté!
    -Mufle, dit elle.
    -Voici, je vous propose un pari. Si dans trois heures vous n'êtes pas tombée d'amour, je nomme votre mari directeur de section. Foi de Gentilhomme et sur la tête de mon oncle. Acceptez-vous? Si vous préférez partir, libre à vous, ajouta-t-il aprés un instant de silence, et il indiqua la porte. Par ici la sortie du nez, il pourra passer sans peine, j'espère.."
     
    Solal et son Ariane
    Il n'y a rien de plus beau sur Terre
    La perfection
    Sur quelques pages
     
    "Solal et son Ariane, hautes nuditées à la proue de leur amour qui cinglait, princes du soleil et de la mer, immortels à la proue, et ils se regardaient sans cesse dans le délire sublime des débuts."
     
    Les danseurs espagnols dans le concert de Mylène Farmer
    A se rouler par terre que moi je dis
    Quelqu'un a un lasso que j'en chope un?
     
    "Enfin, il se décida, ouvrit avec précaution, s'approcha du lit, se pencha sur l'innocente qui dormait, débarrassée de son malheur, sa femme qu'il faisait souffrir, celle qui lui avait donné sa foi, la danseuse émerveillée du Ritz, l'enthousiasme de partir et de vivre à jamais avec lui, sa naîve, sûre d'un bonheur éternel, son amaigrie. A genoux, les joues illuminées de larmes, il veilla sur son innocente qui dormait, enfantine, sa femme qu'il faisait souffrir. Plus jamais, plus jamais, plus jamais je ne te ferai du mal, lui disait-il en lui-même, de toutes mes forces je t'aimerai, et tu seras heureuse, tu verras.."
     
    Bonne année à tous!!!
     
    December 13

    Que moi d'abord je dis...

    J'aime
    Rentrer chez moi les journées d'hiver
    Si courtes, si froides
    Ces journées d'un blanc glacé
    Fermer la porte derrière-moi
    Et tout à coup
    La buée sur mes lunettes
    Ne plus rien voir
    Oublier pour un instant le monde réel
    Doux brouillard dans lequel je cesse d'être moi-même
    Fuir la réalité
    A l'abri derrière mes verres
    Fuir la verité
    A l'abri derrière mes mystères
     
    Je n'aime pas
    Qu'on me dise que j'agis comme une adolescente
    Sans savoir
    Lointains reproches
    Qui n'ont pas vraiment de sens
    N'en suis-je pas une aprés tout?
    Du haut de mes seize ans
    Seulement
    N'est ce pas un droit d'avoir son âge?
    Ses déviations, ses folies, ses fous rires
    Pèriode de toutes les incohérences, de l'absurdité
    Ô cesser de penser pour quelques minutes
    On grandit toujours trop vite
    On finit par sombrer dans la fuite de la vie
    Adolescente?
    Tellement finalement
    Parce que passionée de tous les "Trop"
    Delicieux excés
    Parce que des questions plein la tête
    Doutes iraisonnés
    Parce que si peu de vie derrière moi
    Si peu de mots et d'expèriences
     
    J'aime
    Parler d'un livre que j'ai lu
    Parler à des auditeurs que cela n'interesse pas vraiment
    Essayer de partager l'émotion ressentie
    Essayer de faire entendre la mélodie des mots
    La perfection d'une phrase
    Lire des passages parfois
    Pour mon plaisir égoïste
    Pour le bonheur de relire ces pages
    Encore et encore
    Me perdre au milieu de ces bouts de papier
    Et surtout ne pas me retrouver
    Attendre les réactions
    Le coeur battant
    Passionée des mots que je suis
    Comment les faire partager à ceux qui n'en voient pas la valeur
    A ceux qui les manient à la légère
     
    Je n'aime pas
    Les sourires aprés les coups de poignard dans le dos
    Ceux qui pensent qu'il suffit de faire comme si
    Pour que cela soit
    Ceux qui pensent que tout dépend d'eux
    Que les autres ne feront qu'accepter
    Dieux tout puissants
    Je vais vous détrôner
    Tout en sourires
    Mais je ne m'approche pas
    Tout en mépris et en rancoeur
    Je ne viens pas
     
    J'aime
    Mes souvenirs enjôlivés de petite fille
    Insouciante
    Simplement sur Terre
    Et non pas assaillie de question
    Ces instants de doux répit
    Rêveries
    De princes charmants et de dragons
    De voyage dans le temps et de bonbons
    Réveries auxquelles on croit
    Car elles seront forcément réalité un jour
    La vie est tissu au couleurs chamarrées
    La vie est aura de folie qu'on ne peut arréter
    Que la vie est simple dans ces années là
     
    Je n'aime pas
    Me sentir impuissante
    Devant les larmes des autres
    Devant l'incompréhension
    La révolte, le désir, la foi, les passions, les jours
    Refus de ne pas pouvoir
    De ne pas savoir
    Les mots qui ne peuvent plus sortir
    Car ils ne veulent rien dire
    Devant la détresse
    Les gestes, je ne les connais pas
    De ma part ils ne viennent pas
    Alors je garde mes distances
    Acceptant la solitude de l'autre
    La mienne
    Mon incompréhension devant la nature humaine
    Ces autres
    Que je ne saurai jamais
    Ces autres
    Que je ne peux aider
     
    J'aime
    Observer les gens
    Des bribes de vie qui se croisent
    Qui se confrontent
    Des moments d'existence que je saisis au passage
    Attentive aux émotions de ceux que vois
    Imaginer leurs vies
    Leur enfance
    Me reconnaître en eux
    Savoir que je ne les devinerai pas
    Ils sont des manuscrits indéchiffrables
    Des hieroglyphes
    Des signes que j'apprivoise
    Ils me passionent
    Ils me fascinent
    Mes yeux les suivent dans leur moindre mouvement
    Je les apprend
     
    Je n'aime pas
    Qu'on me donne des conseils lorsque je n'en veux pas
    Moralisateurs
    Pensant que leur mots ne s'appliquent qu'aux autres
    Et qu'ils en sont exclus
    Ceux qui ne savent pas se poser des questions
    Qui pensent tout savoir
    Et ne se tromper jamais
     
    J'aime
    Plaider des causes perdues d'avance
    Attirée par ce qui est impossible
    Par ce qui ne peut-être et qui ne sera jamais
    Trouver des arguments absurdes
    Compliqués
    Pour le simple plaisir de les dire
    Pour la douce euphorie de rire
    Croire que tout est possible
    Que tout peut arriver
    Et qu'il n'y a pas de limites à ma réalité
    S'engager là où personne n'ose aller
    Pour la satisfaction de s'être démarquée
    Contredire même si l'on sait que l'on a tort
    Nier ce que l'on sait être vrai
    Être contre ce pour quoi l'on est
    Folies passagères qui sont miennes
    Non-sens dont je ne peux me défaire
     
    Je n'aime pas
    Que l'on croit me connaître
    Qu'on le crie à tue-tête
    Alors qu'en réalité, avec ces personnes
    Je ne parais que masquée
    Je me cache derrière les mots
    Je ne me révèle jamais
    Ceux qui se trompent tellement sur Moi
    Se laissant abuser par mes sourires
    Mes fous rires
    Se laissant tromper par mon ironie
    Qui n'ont pas trouvé le dictionnaire pour me traduire
    Qui pensent me lire comme dans un livre
    Mais qui sont aveugles
     
    J'aime
    Empêtrer dans les mots
    Les combats verbaux
    Procéder par allusion pour engluer l'autre
    Dans la toile de mes pensées
    Qu'il ne peut déchiffrer
    Détourner habilement une conversation
    Ne jamais avouer ce que je pense vraiment
    Ne parler qu'en énigmes
    En phrases inachevées
    Perdre l'autre dans les sentiers escarpés
    De ma volubilité
    Me cacher
     
    Je n'aime pas
     Les remords
    Ne pas cesser de repasser les instants de bonheur du passé
    Les erreurs que l'on a faites
    Ce qu'il ne fallait pas dire et que l'on a dit
    Je préfère accepter
    Puis oublier
    Vivre l'instant présent
    Ne pas toujours se rapporter au passé
    Vivre dans les souvenirs
    Dans ce qui n'existe plus
    Oublier d'être vivant
    Laisser filer le bonheur entre nos doigts
    Avoir été et ne plus être
     
    J'aime
    La vie en réalité
    Tout simplement respirer
    Marcher dans la rue et se perdre
    Rire à en perdre la tête
    S'écrouler par Terre
    Oui, juste vivre
    Avancer
    Tenter de retenir le temps
    Filant trop vite dans nos coeurs
    J'aime me sentir vivante
    Prendre conscience d'un instant
    Être bancale, certes
    Mais exister
    J'aime croire en l'avenir
    En ce que sera demain
    Croire au bonheur du hasard
    Ressentir
    Percevoir
    J'aime être Moi
    Toute adolescente que je suis
    Toute imparfaite que je serai toujours
    Perdue dans mes rêves
    Pleine d'espoir
    Voulant grandir tout en restant une petite fille
    Tellement paradoxale
    Un peu, complètement ailleurs
    Visitant d'autres mondes
    Pour savoir quel est le meilleur
    Jugeant ce qui m'entoure
    Pour tenter de peut-être comprendre
    Fronçant les sourcils, incrédule
    Devant les miracles
    Haussant les épaules devant la bêtise
    Le coeur fragile
    Mais si solide
    La tête entre les mains
    Les yeux dans le ciel
    Les pieds sur Terre
    Juste moi
    Mais c'est déjà cela
     

    "Oh mon amour, je n'ai aucun regret de partir
    Non mais vraiment je n'ai pas eu le coeur à m'étendre
    Sur de jolies choses passées en ta compagnie
    Sur de jolies choses passées, usées pour la vie..."
     
     Un peu fatiguée
    Une peu désabusée
    Mais c'est bientôt les vacances
    Heureusement!
     
     "On a pas su recolorier le fond de l'écran
    Notre histoire pauvre en couleur
    A sombré dans le gris, assombri mon coeur
    Ne bat plus la cadence des jours heureux
    Passés en ta présence..."
     
    Perdue dans la folie de Noël..
    Les cadeaux...
    Les lumières...
    Le bonheur...
     
    "Oh mon amour le temps ne suspend plus son vol
    Attéré, attéri, abattu en plein vol
    Non mais dis-moi vraiment à quoi l'on ressemble
    Aprés toutes ces années, à vivre ensemble..."
     
    Mon professeur de philosophie me fait mourir de rire!
    Il a une manière de dire les choses...
    Les cours de philosophie..
    Des petits bonheurs!
     
    "Oh mon amour, je n'ai pas le courage de partir
    Non mais vraiment je n'ai pas le coeur à entreprendre
    De jolies choses, et seul, sans ta compagnie
    De jolies choses passées, se cogner à ma vie..."
     
    Champignon
    Le dernier fou rire de Tatiana et moi
    Que ferions nous sans Champignon {prononcer Sssampignon]?
     
    "Je n'ai pas su effacer le fond de l'écran
    Notre histoire pauvre en couleur semble indélibile
    Assailli mon coeur ne bat plus la cadence
    Des jours heureux passés en ta présence..."
     
    December 05

    Hey sister, I'm here...

    Elle est figure de mes souvenirs
    Dame en Noir dans mon salon
    Nos rires en nous maquillant
    Sorcières d'Halloween
    Des mèches noirs dans mes cheveux
    Une paire de gants pour deux
    Et tes longs cheveux qui pour une fois, tombaient
    Librement sur tes épaules
    Ce soir là
    Il ne nous manquait plus que les balais
    Je me rapelle d'une fête
    Danser, chanter, danser
    Et rire
    Tourner à en perdre la tête
    Se mettre à compter les étoiles
    Se souvenir de tous ces films partagés
    Et puis tous ces instants
    Enfoncées au milieu des coussins satinés
    Devant des images
    A commenter
    A adorer
    Nos coups de folie
    Les fils tressés ensemble de nos deux vies
    Si je ferme les yeux
    Rien qu'un moment
    Je peux te voir allongée au soleil
    Béatitude
    Le temps s'arrête dans la lumière
    Partager notre passion des livres
    Ces auteurs qui se livrent
    Ces mots qui nous aident à vivre
    Lire, lire, lire
    Se perdre entre les pages
    Toi
    Qui toujours par tes conseils a su me guider
    M'aider
    Assise à tes cotés dans une voiture
    Et écouter
    Mylène Farmer
    Vincent Delerm
    Louise Attack
    Nos vies, sur ces mélodies, rythmées
    Présidentes de la ligue des goinfres anonymes
    Membres de l'UMPP
    Drôle de petit groupe devant une mairie
    A faire du bruit
    A rire
    Instants de non sens avec toi vécus
    Instants qui prennent tout leur sens à tes cotés
    Alors parfois
    Celle qui est dans tant de souvenirs
    Celle avec qui j'ai partagé tant de rires
    Et de larmes
    Parfois cette Grande Dame en noir
    Perd pied
    Comme nous tous aprés tout
    Comme si elle n'avait plus de fils auxquels se raccrocher
    Et dans ces instants
    Que faire pour l'aider
    Terrible impuissance qui est notre devant la souffrance des autres
    Vouloir
    Mais ne pas pouvoir
    Et moi qui connaît tant de mots
    Je ne sais pas trouver les bons
    Ô se sentir desemparée
    Te dire simplement
    Les choses qu'on dit toujours
    Ces choses si banales
    Qu'on est là
    Que la nuit est suivie du jour
    Mais je voudrais te dire
    Que te voir souffrir je ne peux l'accepter
    Je voudrais en te serrant dans mes bras
    Pouvoir tout effacer
    Même pour rien qu'un instant
    Juste un souffle de vie
    Dessiner des sourires sur des feuilles de papier
    Et autour de Toi les accrocher
    Décrocher les étoiles
    Et te les offrir
    Qu'elles te guident de leur clarté
    Je voudrais que mes silences reflètent tout ce que je ne sais pas dire
    Qu'il suffise de croiser tes yeux pour réussir
    A te montrer mon coeur
    La vie n'est pas facile
    Elle est porteuse d'écueils sur lesquels se brisent
    Nos espoirs de cristal
    Nos rêves, nos désirs
    Notre réalité
    Qui n'est pas celle du monde
    Nous qui voudrions une Terre colorée
    Nous n'avons droit qu'à du noir et blanc demodé
    Nous qui souhaitons que nos rêves soient réalisés
    Nous devons tous subir des désillusions
    Se battre, se battre toujours
    Resister
    Se dresser contre les épreuves de la vie
    Refuser
    Accepter
    Feindre
    Abandonner
    Mais parfois, tu le sais
    Il y a ces instants de bonheur
    D'euphorie
    Ces instants qui nous donnent envie de tendre les bras pour les retenir
    Leur dire de rester
    Prés de nous, juste contre nos coeurs
    Ces instants où les larmes sont symboles de bonheur
    Parce que la vie est éternelle
    Parce que tout prés de toi un prince aux yeux bleus est sans doute endormi
    Parce que lorsque tu danses tu as les yeux qui brillent
    Parce qu'à la fin de tes messages il y a toujours "bz bz"
    Parce que tu es toujours prête à accepter la folie
    Parce que tu es la reine des brownies
    Parce que tu as déjà sécher mes larmes
    Je veux être là
    Je veux connaître le moyen d'enlever cette peinture noire
    A l'aide de mes ongles, à l'aide de mes mains
    Peu importe le temps qu'il faudra
    Je serai là
    Présente à tes côtés
    Même si je ne sais pas vraiment m'y prendre
    Même si aprés tout je n'ai que seize ans
    Même si la vie est un mystère
    Auquel je ne comprend rien
    Même si je me perd
    Dans le labyrinthe de mes mots
    J'essayerai
     Les instants avec toi
    Ont le goût de caramel
    Sont enveloppés d'une lumière tamisée
    Les instants avec toi
    Sont autant de perles colorées à rajouter au collier de ma vie
    Moments de bonheur
    Partagés
    Je me rapelle de cette soirée d'été
    Où l'on avait tellement danser
    Que je ne pouvais plus marcher
    Je me rapelle de toi disant
    "Anne-Aude, les stocks!"
    Ta gaieté enfantine lorsque tu me montrais ta nouvelle veste dorée
    Même si la vie est semée d'embûches
    Tu possèdes ma main pour te rattraper
    Tu possèdes mon attention lorsque tu veux parler
    Tu possèdes ma présence lors de la solitude
    Et même si c'est absurde de penser que des mots ont le pouvoir d'apaiser
    Je tente, je retente
    Je n'abandonne jamais
    Longue quête du bonheur
    Où l'on ne se perdra pas
    Cela, je te le promets
    Sache qu'une petite fille de seize dans son devenir de femme
    Voudrait t'aider
    Et pense à toi
    S'il faut se battre pour deux je suis prête à le faire
    S'il faut apprendre à dire les choses
    Plutôt que les écrire
    J'apprendrai
    Rien n'est impossible à qui désire vraiment
    J'ai toujours l'impression que j'aurais pu faire
    Mais que je n'ai pas fait
    Que j'aurais pu dire
    Mais que je n'ai pas dit
    Que les mots dans ma gorge se sont enchevétrés
    Noués
    Liés
    Tissés
    Impossible de te les glisser
    Je sais que la vie a parfois le goût de l'amertume
    De rêves brisés
    Mais heureusement elle a aussi le goût
    Des croyances inébranlables
    De l'espoir
    Et aprés tout
    Il y a Solal
    Tant de mots
    Tant de phrases
    Juste pour te dire qu'en fait
    Je suis là
    Et que je t'aime
     
     
    A Anne-Aude, ma sister in heart
     
    "J'aimerais tenir les coupables
    Les auteurs de ce plan de table
    Il y a coté de la mienne
    La chaise d'Anita Pettersen
    C'est écrit sur un carton blanc
    Plié en deux avec ruban
    Ecrit au milieu des dragées
    Prés du bouquet de la mariée..."
     
    C'est l'anniversaire de mon grand père aujourd'hui
    -Même si d'aprés lui ce n'est pas avant l'année prochaine-
    Mon grand père...
    Acceptant de se déguiser pour mon plaisir de petite fille
    Perdu dans ses mots croisés
    Grand amateur de l'ironie
    Mon rayon de soleil
    Joyeux Anniversaire Touit!
     
    "Je pose des questions norvégiennes
    A une Anita Pettersen
    La première valse des époux
    Y'a t'il l'équivalent chez vous
    Et j'interroge un tailleur beige
    Sur les coutumes de la Norvège
    A propos de tout et de rien
    Sont-ils comme ça les norvégiens?"
     
    Auschwitz
    L'horreur n'a pas de limites
    Alors se battre
    Plus jamais ça
    En tapant ces mots je tremble encore
     
    "Il y a surement sous cette tente
    Quelques discussions sur l'amiante
    Real de Madrid, Formule 1
    Trois couverts à poissons plus loin
    Dans mon secteur, dans mon quartier
    Il est questions des grands glaciers
    Elle parlera solstice d'hiver
    Jusqu'au grand chariot des desserts..."
     
    Ca y'est
    Le décompte à commencer
    Les premiers chocolats du calendrier de l'avant
    Sont déjà manger
    Noël arrive!
     
    "Je pose des questions Norvégiennes
    A une Anita Pettersen
    Séance photos diapositives
    Est-ce quelque chose qui vous arrive
    Et j'interroge un tailleur beige
    Sur les pratiques de la Norvège
    Les disques jokey à catogan
    A Oslow est-c'qu'ils sont fréquents?"
     
    Délou et moi
    Des fous rires
    De la gourmandise
    Et tant d'amitié
     
    "Un soir d'été rue Paul Seurat
    Je sais qu'une main déposera
    Sur mes genoux quatre classeurs
    Papier calque et photos couleurs
    Et par dessus les commentaires
    Sur la chemise rayée du maire
    Je rechercherai sous la tente
    Une cérémonie différente..."
     
    Cher papa Noël
    Si tu étais trés trés gentil tu m'apporterais
    Des livres (beaucoup beaucoup)
    Le dvd du concert de Mylène Farmer
    Une paire de bottes
    -Comme celles que j'ai choisi avec Maman et qui sont à présent planquées à la cave-
    etc...etc..etc..
     
    "Je pose des questions norvégiennes
    A une Anita Pettersen
    Existe-t-il sur votre sol
    Un genre de compagnie créole
    Et j'interroge une tailleur beige
    Sur les traditions en Norvège
    A la sortie des lofotens
    Lances vous du riz oncle Ben's
    ....
    J'aimerais tenir les coupables
    Les auteurs de ce plan de table..."
     
     
    November 26

    Dites-moi/Woody Allen/Delerm

    Dites-moi si les rêves ont une fin
    Si lorsque notre voix se brise, les mots sortent tout de même
    Particules d'aveux amers
    Dîtes-moi si croire a de l'espoir
    Croire en la vie
    Les yeux ouverts, chaque nuit
    Croire en soi
    Croire aux bonheurs
    Les yeux ouvers, le coeur ailleurs
    Ô croire en ce qui ne sera jamais
    Croire en ce qui n'a jamais été
    Dites-moi d'où peuvent venir les rires acides
    Les aiguilles finement enfoncées
    Dans la chair de nos vies
    Et si les mots ont un sens
    Pourquoi ne pouvons nous le comprendre
    Et si les mots veulent dire quelque chose
    Pourquoi sont ils utilisés avec tant de legéreté
    Dites-moi si la vie vous a déjà brulé
    Croche pied d'existence
    Qui nous font voir la Terre de plus prés
    Série de double croches
    A jouer avec aisance
    Si l'on ne veut pas regretter
    Dites-moi que le temps ne peut pas s'arrêter
    Les années tirent sur les coins de nos bouches
    Modelant nos sourires
    Nous apprenant à rire de nos propres folies
    Juste comprendre que la vie est absurde
    Arsenic distillé
    Dites-moi si on peut dédoubler nos âmes
    Simplement pour voir ailleurs
    Prendre du recul et respirer
    Juste le souffle pur de la félicité
    Croire que l'instant est éternel
    Vivre la puissance d'une seconde
    Sans penser à rien
    Dites-moi si les souvenirs ont le goût d'huile d'olive
    Si ils se laissent revivre
    Et oublier
    Se dresser dans la vie pour pouvoir avancer
    Pas à pas, lentement
    Dites-moi si l'avenir est à portée de main
    Apprenez moi à le frôler du bout des doigts
    Sentir sa douceur
    Comprendre sa rudesse
    Connaître pour affronter
    Savoir pour accepter
    Et puis danser
    Parce que la vie est une suite de pas compliqués
    Dont la cadence s'accèlère
    Lorsque l'on perd le fil de nos envies
    Dites-moi comment tresser le bonheur
    Pour m'en faire un couronne
    Pour éclairer les heures
    De ténèbres et de doutes
    Dites-moi comment natter vos mots
    Pour m'en faire une ceinture
    Vos phrases, gouttes de peinture
    Déposées
    Dans un savant désordre
    Sur la toile de ma vie
    Dites-moi si là haut, les étoiles entendent mes cris
    Si elles tentent d'y répondre
    Par des pluies d'étincelles
    Et je me sens parfois
    Fragile
    Papier de soie
    Ô dites-moi que la prose
    Est en fait poésie
    Des vers prisonniers qui usent de leur magie
    Pour nous faire comprendre
    Le sens de leurs mélodies
    Dites-moi que le ciel n'a aucune limite
    Que je le visiterai
    Même si cela est fou
    Même si ce n'est pas vrai
    Ô mentez moi un peu
    Pour me faire croire au fleuve
    Charriant mes heures de vie
    Mentez-moi
    Trompez-moi
    Qu'importe je vous crois
    Simplement dites-moi
    Ce que la vie voudrait dire
    Si on n'y croyait pas

     
    Il est de ces textes
    Doux amers
    De ces textes qui nous mettent subitement face à la réalité
    Il est de ces mots
    Plein de fous rires
    Au goût de larmes
     
    Il y a par exemple "Adultères" de Woody Allen
    Ce maître de l'humour acide
    Du rire dans les mots
    Des larmes dans les pensées
    Simplement un fou
    Qui reçoit ses ordres
    De L'Empire State Building
    Et qui parle aux étoiles
    Un homme
    Enchevétrés dans les lianes de ces mensonges
    Des femmes desespérées
    Aux mots aussi affutés que la lame d'un couteau
    Des personnages qui sortent de l'ordinaire
    Et pourtant
    Si proches de nous
    Et pourtant si réels
    Le poison des relations humaines
    Sur une scène de théatre
    La complexité de la vie
    La folie de notre monde
    De sa modernité
    L'égoïsme dont nous faisons chaque jour preuve
    Nous enfermant dans notre bulle
    Et oubliant le monde extèrieur
    Nos mensonges
    Nos regrets
    La vie
     
    Xavier Gallais
    Un comédien hors du commun
    Artisan de mes rires dans "Beaucoup de Bruit pour rien"
    Faisant couler mes larmes dans "Roméo et Juliette"
    Ruy Blas prenant ses traits nous parait plus réel
    Artiste funambule
    Jonglant avec ses personnages
    Ailleurs dans Woody Allen
    "Riverside Drive"
    Personnage complexe
    Tissé de folie et de poésie
    Faisant face à la violence du monde
    En se perdant dans ses pensées
    Inquiétant, troublant
    Decalé
    "Central Park West"
    Là encore une aura de folie autour du personnage
    Personnage attachant
    Eveillant dans nos coeurs
    L'envie de protéger
    Il nous montre parfaitement le mal-être du personnage
    Ses troubles, ses tics, ses angoisses
    "Old Saybrook"
    Des lunettes fantastiques
    Un flegme britannique
    Et une terrible envie de connaître des vies
    Bref vous l'aurez compris, Xavier Gallais est un comédien hors pair
    Tout simplement époustouflant
    Précis dans les moindres détails
    Passionnant
    Sidérant
    A travers ses interprétations on voit se dessiner les forces et les faiblesses
    De ces personnages de papier
    Qui n'en sont plus vraiment
    Ils acquèrent sous nos yeux une vie indépendante
    Le bonheur quoi...
     

    Le concert de Vincent Delerm
    Un pur moment de bonheur
    Il y'a l'attente de le voir arriver sur scène
    Son humour
    Sa voix
    Ses paroles
    Sa musique
    Il y a qu'il est là, tout prét de nous
    Il y a l'émotion que l'on a quand on chante
    Deux heures et demi devant nous
    Deux heures et demi rien que pour nous
     
    -Les piqûres d'araignée-
    -Quatrième de couverture-
    -Les avalanches-
    -Ambroise Paré-
    -Les filles de 1976-
    -Marine (deux fois)-
    -Les jambes de Steffi Graf-
    -Il fait si beau-
    -Fanny Ardant et Moi-
    -Le monologue Shakespearien-
    -Tes parents-
    -Chatenay Malabry-
    -Voici la ville-
    -Du sépia plein les doigts-
    -Je t'ai même pas dit-
    -Déjà Toi-
    -29 Avril au 28 Mai-
    -Natation Synchronisée-
    -Kensington Square-
    -Le baiser Modiano-
    -Et deux chansons inédites-
     
    Sept rappels! Sept !
    Des fous rires
    De la complicité
    Le bonheur c'est si simple parfois!
     
    Et j'y retourne Mercredi Soir
    J'ai gagné deux invitations par le plus grand des hasards!
    Youpi!!!!

    Cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit
    Desolée
    Desolée
    Desolée
    Beaucoup de choses à faire
    Et de la fatigue!
     
    Sur la photo?
    Encore ma soeur de coeur
    Et son tit prince
     
    Gentlestone...
    Thankyou so much for you message
    I am really moved
     
    La vita e bella...
    Et comme dit mon grand père
    "La valeur du mot
    Pas n'importe quel mot
    Ceux d'amour sont les plus beaux!"
     
    November 08

    Elle...

    Il y a aussi Toi
    Me tenant la main dans chacun de mes rêves
    Me donnant chaque jour le courage d'être Moi
    Le courage de sourire
    Lorsque je voudrais pleurer
    Toi dont les bras sont toujours là
    Quoi qu'il arrive
    Moi, hypnotisée par ta respiration lorsque tu dors
    Régler mes battements de coeur sur le tien
    Me transmettant ta fougue
    Ta passion la vie
    Ton courage, pour te battre chaque jour
    Te battre encore et encore
    Contre la pénombre hantant nos vies
    Lorsqu'on ne sait plus et qu'on ne souhaite même plus savoir
    Pénombre de nos dégoûts, de nos rages, de nos haines
    Pénombre de nos "aime"
    Fous rires pour un rien
    Evoquer un souvenir
    Et rire à en avoir mal au ventre
    Rire en se regardant entre nos larmes
    Me retrouver dans tes regards
    Te voir
    Chanter sans t'arrêter au volant d'une voiture
    Allongée un téléphone entre les mains, un sourire aux lèvres
    Devant une boîte de chocolats, une boule dans la gorge et des larmes dans les yeux
    Sourire en me regardant
    Te retourner subitement pour me prendre dans tes bras
    Marcher en regardant le sol, perdue dans tes pensées
    Ô et t'écouter aussi
    Tous tes mots pour me rassurer
    Toutes tes paroles pour m'apprendre à aimer
    Toutes ces phrases pour me faire accepter
    Tous ces discours pour me révolter
    Pour m'apprendre
    La vie
    Son goût amer et sa douceur
    Ses sourires avant les coups
    Ses blessures qui ne se referment pas
    Qui restent là
    Pleurer
    Pleurer dans tes bras
    Tous ces cris échangés pour m'apprendre à grandir
    Il y a
    Les heures passées à marcher
    A visiter, à admirer
    Heures d'intense complicité
    Tous ces instants partagés
    Dans le noir qui précède une pièce de théâtre
    Tu vérifies que ton portable est bien eteint
    Tu vérifies que ton sac est toujours là
    Tu vérifies que je suis toujours à coté de Toi
    Dans le froid de Londres
    Guetter la prochaine boutique à visiter avant de sortir de celle où nous sommes
    Se perdre et rire
    Manger des chocolats en prenant pour excuse
    Que nous ne voulons pas avoir froid
    Dans les rues de Paris
    Parlant peinture, politique, habits
    Parlant rupture, carrière artistique, amis
    Fermer les yeux
    Et 'imaginer adossée au mur
    Les lunettes embuées par la chaleur de ta tasse de thé
    Te dire tout
    Toi mon éternelle confidente
    Croire en la vie
    Rêver à deux
    Rêver pour tous ceux qui se sont perdus dans la réalité
    Être deux pour se battre
    Se tenir la main
    Avancer
    Toi m'apprenant à affronter
    Moi qui ait tellement tendance à me replier
    Toi à qui je peux me confier
    Moi qui n'ose jamais avouer
    Toi qui sais
    Lorsque je me mens à moi même
    Toi, l'artisan de mon bonheur
    Juste entendre ta voix
    "Bon Claire... Je suis trés inquiète là
    Où es tu?
    Appelle-moi!"
    Lorsqu'en réalité, je suis éloignée de deux pas
    Te reconnaître à travers tes paroles
    "C'est la queu leu leu ce soir"
    "On aurait pu garder les assiettes"
    "Ben quoi? C'est une insulte pied noir"
    "Pour nager, je garde mes lunettes"
    Ta foi en moi
    En ce que je suis
    En ce que je ne suis pas
    Mais que selon toi
    Je serai
    Nos insomnies communes
    Fous rires à trois heures du matin
    Grandes décisions
    Qu'on ne comprend plus le lendemain matin
    T'entendre te confier à moi
    La gorge serrée
    Les yeux baissés
    T'entendre me dire ce que je ne savais pas
    Toi qui m'a fait comprendre
    Que les mots ont un sens
    Que les mots ont un poid
    Et qu'ils sont des poignards à la lame affutée
    Toi m'aidant trouver les nôtes dignes de figurer
    Sur la partitition de ma vie
    La musique de mon coeur
    Et toutes les facettes forgeant ma personnalité
    C'est toi qui les as tissées
    Une à une
    Patiemment
    Toi qui m'as montrée comment les nuancer
    Comment me trouver
    Tu me disais
    "Ces souvenirs sont à nous, on ne peut nous les voler"
    Ton émotion devant chacun de mes mots
    Devant mes gribouillages d'enfants
    Devants mes rêves réalisés
    Simplement devant Moi
    Retrouver
    Tes mains sur les miennes pour m'apprendre à cuisiner
    L'odeur de ton parfum "Jean Paul Gauthier"
    Mes jeux que tu as partagée
    Ton coeur contre le mien
    Dans mes moments d'angoisse
    De non sens
    Ces moments où je perd pied
    Toi avec qui je ne peux pas tricher
    Partager
    Notre passion des mots
    Les dimanches aprés midi
    Tes souvenirs des voyages
    Qui me donnent envie
    De partir, m'évader
    Toi sans qui la vie ne voudrait plus rien dire
    Toi sans qui mon visage perdrait son sourire
    Toi qui par ta présence a su m'épanouir
    Toi sur qui je voudrais pouvoir tout dire
    Quand je te dit "Je t'aime" cela ne veut rien dire
    Les mots sont de trop
    Les mots sont inexactes
    Pour dire toute la force présent dans ce "je t'aime"
    Comment les mots pourraient décrire
    L'amour présent dans tes regards
    La saveur de tes rires
    Ton courage et ta force
    Toi, mon modèle auquel je m'efforce de ne pas ressembler
    On reconnaît dans mes mots
    Dans mes gestes, mes sourires
    Des parcelles de ce que tu es
    Ô Toi
    Qui réussit toujours à m'apprivoiser
    Qui me sait par coeur
    Sans qui je ne suis rien
    Sans qui il n'y a plus de battements dans mon coeur
    Toi qui est toujours présente
    Lorsque je ne peux plus avancer
    Lorsque mon coeur semble vouloir se briser
    Lorsque mes fous rires éclatent
    Lorsque je danse pendant des heures
    Lorsque je ferme les yeux
    Lorsque je crois en la vie
    Lorsque mes mouchoirs sont trempés de larmes
    Et lorsque je fais tout pour que mes rêves se réalisent
    Maman

    "Un Maman a tort
    Deux c'est beau l'amour
    Trois l'infirmière pleure
    Quatre je l'aime
    Cinq il est d'mon droit
    Six de tout toucher
    Sept j'm'arrête pas là
    Huit j'm'amuse"
     
    Qu'il fait froid
    A quand les manteaux bouillotes?
    Et dire que nous ne sommes même pas en hiver
    "Un Quoiqu'Maman dise
    Deux elle m'oubliera
    Trois les yeux mouillés
    Quatre j'ai mal
    Cinq je dis c'que j'veux
    Six j'suis malheureuse
    Sept j'pense pas souvent
    Huit et vous?"
     
    Bientôt le concert de Vincent Delerm
    Impatience
    Quand tu nous tiens
    "Un j'suis trés sereine
    Deux et j'ai bien fait
    Trois d'vous en parler
    Quatre j'm'amuse
    Cinq quoiqu'Maman dise
    Six elle était belle
    Sept cette infirmière
    Huit je l'aime"
     
    Qu'est ce qu'il fait bon de vivre parfois
    Qu'est ce qu'on peut se sentir libre parfois
    "Un l'infirmière chante
    Deux ça m'fait des choses
    Trois comme l'alouette
    Quatre j'ai peur
    Cinq c'est dur la vie
    Six pour un sourire
    Sept j'en pleure la nuit
    Huit et vous?"
     
    J'ai une nouvelle housse de couette
    Dessus
    "Love is Kluffullen"
    Ben oui
    C'est du néerlandais
    "Un Maman a tort
    Deux c'est beau l'amour
    Trois l'infirmière pleure
    Quatre je l'aime
    Cinq Maman a tort
    Six c'est beau l'amour
    Sept à l'hopital
    Huit j'ai mal"